Angkor, la cité des dieux

Vue d'Angkor Vat (gravure du XIXe siècle).
Vue d’Angkor Vat (gravure du XIXe siècle).

Fondée en 802 de notre ère par Jayavarman II, Angkor était, dès son origine, destinée à être un grand centre religieux, dédié au culte du dieu-roi : construite sur un plateau au nord d’Angkor, elle se résumait alors à un temple intégré dans la montagne. C’est Yaçodharapura qui, à la fin du IXe siècle décida le déplacement de la cité impériale sur l’actuel site d’Angkor. Autour de la cité commença alors à s’élever une succession de monuments admirables : le petit temple de Banter Srei, le temple-montagne de Baphuon, le temple vinshnuite d’Angkor Vat et le site bouddhique d’Angkor Thom. Si ce dernier ensemble est tout à fait remarquable, rien n’éclipse la beauté majestueuse des ruines d’Angkor Vat… au point que ce temple est considéré comme l’œuvre des dieux eux-mêmes.
Détail du palais d'Angkor Vat (gravure du XIXe siècle).
Détail du palais d’Angkor Vat (gravure du XIXe siècle).

Ainsi, une légende raconte qu’Angkor Vat fut construite par Preah Ket Mealea, fils du dieu Indra, le roi des dieux, et d’une humaine. Un jour Preah Ket Mealea s’en va visiter son père au Paradis. Là, il est si émerveillé par la beauté des constructions, qu’il ne peut se résoudre à quitter le séjour des dieux.
-Je te donne le royaume du Cambodge, lui dit son père. Si tu as vu ici un monument que tu veux reproduire, dis-le. Il sera construit dans ton royaume.
Le jeune prince hésite. Il aurait voulu posséder un palais aussi beau que celui d’Indra, mais il craint de mécontenter son père par ses prétentions. Alors, il demande au dieu Indra la permission de faire bâtir sur terre une réplique du monument le plus humble du Paradis : l’étable à bœufs du roi des dieux. Ce sera Angkor.