Arlequin à Paris

Quatre mois après avoir célébré leur union à l’église de Notre-Dame de Mézières, Charles IX et Élisabeth d’Autriche font leur entrée solennelle à Paris, en mars 1571, au son des fifres et des tambourins. Les habitants de la capitale, accourus en très grand nombre pour assister aux festivités, voient pour la première fois se produire une troupe de comédiens italiens. C’est Catherine de Médicis, la mère du roi, qui a pris l’initiative de faire venir à Paris ces comédiens qui ont enchanté son enfance. Surpris et amusés, les Parisiens s’émerveillent devant les pantomines grotesques de Pantalon et d’Arlequin, habillés de couleurs chatoyantes.
Cependant les membres austères du Parlement ne sont guère amusés par le caractère irrévérencieux de ces « pantalonnades », si prisées de la reine-mère et de tous les Italiens.
Revenus six ans plus tard, en 1577, les comédiens italiens s’installent à Paris et obtiennent un vif succès auprès du public. Mais la réussite sera de fort courte durée : un mois plus tard, ils seront « interdits de séjour » et renvoyés dans leur péninsule… La France ne les accueillera de nouveau que bien plus tard, au XVIIe siècle : les comédiens italiens seront l’un des divertissements les plus appréciés de Louis XIV et la coqueluche des grands du royaume comme du menu peuple.

Arlequin à Paris

Quatre mois après avoir célébré leur union à l’église de Notre-Dame de Mézières, Charles IX et Élisabeth d’Autriche font leur entrée solennelle à Paris, en mars 1571, au son des fifres et des tambourins. Les habitants de la capitale, accourus en très grand nombre pour assister aux festivités, voient pour la première fois se produire une troupe de comédiens italiens. C’est Catherine de Médicis, la mère du roi, qui a pris l’initiative de faire venir à Paris ces comédiens qui ont enchanté son enfance. Surpris et amusés, les Parisiens s’émerveillent devant les pantomines grotesques de Pantalon et d’Arlequin, habillés de couleurs chatoyantes.
Cependant les membres austères du Parlement ne sont guère amusés par le caractère irrévérencieux de ces « pantalonnades », si prisées de la reine-mère et de tous les Italiens.
Revenus six ans plus tard, en 1577, les comédiens italiens s’installent à Paris et obtiennent un vif succès auprès du public. Mais la réussite sera de fort courte durée : un mois plus tard, ils seront « interdits de séjour » et renvoyés dans leur péninsule… La France ne les accueillera de nouveau que bien plus tard, au XVIIe siècle : les comédiens italiens seront l’un des divertissements les plus appréciés de Louis XIV et la coqueluche des grands du royaume comme du menu peuple.