Calderon de la Barca, poète du ciel et de l’Espagne

Pedro Calderon de la Barca (1600-1681).
Pedro Calderon de la Barca (1600-1681).

Fils d’un fonctionnaire de famille noble, Pedro Calderon de la Barca avait été ou s’était initialement destiné à une carrière ecclésiastique. Des études à l’université d’Alcala puis à celle de Salamanque ; des études de théologies confirment cette décision, jusqu’à ce que Calderon de la Barca y renonce et se lance dans une double carrière : théâtrale et militaire. Côté théâtre, il devait rapidement occuper une place de choix parmi les auteurs dramatiques qui fournissaient la cour de Philippe IV, devenant le dernier grand dramaturge du Siècle d’or après la mort de Lope de Vega. Côté guerrier, Calderon de la Barca allait combattre en Italie, dans les Flandres et entrer dans l’ordre des chevaliers de Saint-Jacques.
Entré en 1640 au service du duc d’Albe, le poète-guerrier allait poursuivre dans la carrière poétique et dans la vie mondaine  jusqu’à ce qu’il décide, en 1651, à l’âge de cinquante-et-un ans, de reprendre son destin initial et d’entrer dans les ordres. Unissant ses deux vocations, il poursuivit son activité poétique tout en bénéficiant, dans les nominations ecclésiastiques, de la faveur royale : il obtint ainsi une prébende à Tolède en 1653 puis le titre de chapelain honoraire du roi en 1657.
Représentant distingué de "l’auto sacramental" et de la "comedia", deux genres originaux du théâtre espagnol, Calderon de la Barca assis sa prééminence dans le drame religieux au point d’acquérir le surnom de "poète du ciel". Une préoccupation que Calderon avait jusque dans ses "comedias" où il mettait en scène, à l’image d’ailleurs de nombreux auteurs de son temps, les passions essentielles des Espagnols de son temps, à savoir la fidélité au roi, l’intransigeance de la foi, l’honneur, l’esprit chevaleresque.