David ou l’invention de la monarchie de droit divin

David, vainqueur de Goliath, par Verrocchio.
David, vainqueur de Goliath, par Verrocchio.

Si les écrits bibliques sont la source principale de la vie du roi David, le personnage historique est réel et son existence a été prouvée, notamment par la découverte de la stèle de Tel Dan qui cite expressément la « maison de David » en tant que dynastie royale. De fait, il est donc évident que David a été le fondateur d’une dynastie royale, une dynastie qui n’est pas à l’origine du royaume d’Israël. Tout porte donc à croire en la véracité du texte biblique qui fait de l’avènement de David l’acte fondateur de la monarchie de droit divin. En effet, si le premier choix inspiré par Yahvé s’était porté sur Saül (vers 1030 avant J.-C.), David est désigné comme « l’oint du Seigneur », celui que Dieu a expressément destiné à unir son peuple. Une unité du peuple hébreux rendue nécessaire par la pression guerrière des Philistins, des Amalécites et d’autres tribus du désert. Un choix rendu nécessaire par la division même du peuple, éparpillé en tribus et qui n’avait jusqu’alors comme seul segment d’unification la religion. Saül échouera à conserver l’approbation du peuple et des prophètes, d’où le choix de David qui devient souverain d’Israël vers 1005 avant J.-C.. Le nouveau roi créera un Etat centralisé autour de Jérusalem, sa capitale ; il tentera d’établir une imposition commune, bref, de faire d’Israël un véritable royaume avec lequel il fallait compter. C’est le fils cadet de David, cependant, Salomon, qui y parviendra. Un fils désigné, cette fois-ci, non par Dieu mais bien par son père.