Ferdinand : l’homme de l’ombre

Ferdinand le Catholique (1452-1516), d’après une gravure du Moyen Âge.
Ferdinand le Catholique (1452-1516), d’après une gravure du Moyen Âge.

L’histoire est bien capricieuse ! Autant tout le monde connaît et admire Isabelle la Catholique, autant son mari est « passé à la trappe » de l’histoire. Pourtant, c’est tout autant à Ferdinand qu’à Isabelle que l’Espagne doit son unité.

Fils de Jean II d’Aragon, Ferdinand épouse, en 1469, l’héritière de Castille, Isabelle, qui règne dès 1474. Ferdinand, lui, ne devient roi d’Aragon et de Sicile qu’en 1479 mais déjà il exerce une grande influence sur le gouvernement de la Castille. Unissant les forces armées de l’Aragon à celles de la Castille, il achève avec Isabelle la Reconquête, ce qui leur vaudra le titre de Rois catholiques. Mais l’action de Ferdinand ne se borne pas à l’expulsion des Maures : il brise l’agitation des nobles, conquiert le royaume de Naples, annexe la Navarre et réforme les finances.

La mort d’Isabelle, en 1504, et la folie de son héritière, Jeanne, vont faire de Ferdinand le régent de la Castille pour son petit-fils, le futur Charles Quint. Le 23 janvier 1516, à la mort de Ferdinand, Charles Quint devient roi de Castille et d’Aragon, scellant ainsi définitivement l’unité espagnole.