Hoche : l’homme de l’est

Lazare Hoche (1768-1797) d'après le tableau de Simon Gérard.
Lazare Hoche (1768-1797) d’après le tableau de Simon Gérard.

Ce n’est pas en tant que cavalier que Lazare Hoche va initialement fréquenter les écuries mais comme palefrenier des écuries royales. Entré en 1784 aux gardes françaises, il est caporal lorsque éclate la Révolution. Un bouleversement qui va lui permettre de gravir les échelons à une vitesse vertigineuse, au point d’obtenir le commandement de l’armée de la Moselle en 1793. Il avait alors vingt-cinq ans.
Un premier échec, à Kaiserslautern, ne devait pas augurer de la suite ; Würmser, Landau qui suivirent allaient libérer l’Alsace de la présence prussienne. Un haut fait d’armes qui failli bien lui coûter la vie. En effet, comme son rival Pichegru avait les faveurs de Saint-Just, Hoche fut traduit devant le Comité de salut public et jeté en prison. Il ne devra sa libération, et peut-être la vie, qu’à la chute de Robespierre en 1794.
C’est à ce moment que les autorités révolutionnaires décidèrent de confier à Lazare Hoche ce qui sera sa grande affaire : mater l’insurrection vendéenne. Comme toujours, Hoche allait parvenir à ses fins, enterrant pour des décennies les ambitions royalistes dans les eaux peu profondes de la baie de Quiberon.
Hoche ne quittera l’ouest vendéen que pour retrouver les rigueurs du climat de l’est. En février 1797, il est appelé au commandement de l’armée de Sambre-et-Meuse. Là, il franchit le Rhin, bat les Autrichiens à Neuwied et ne devra la fin de ses succès militaires que par le jeu de la diplomatie qui, déjà, avait entamé les pourparlers de paix. Devenu, pour quelques mois seulement, ministre de la Guerre, Hoche n’avait encore que vingt-neuf ans lorsqu’il se vit confier l’armée d’Allemagne, qui unissant armée du Rhin et armée de Sambre-et-Meuse. Ce n’est que peu après avoir obtenu ce commandement que Lazare Hoche mourut, le 18 octobre 1797, d’une maladie de poitrine semble-t-il.