Jeanne Hachette sauve Beauvais

Le 27 juin 1472, l’armée du duc de Bourgogne met le siège devant Beauvais. La guerre fait rage entre le roi de France Louis XI (1423-1483) et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1433-1477). Après avoir  envahi toute la Picardie et ravagé les villes sur son passage, le Téméraire assiège Beauvais : la ville n’a aucune garnison et ses fortifications laissent à désirer. Jeanne Laisné a alors dix-huit ans. S’armant d’une hachette, elle exhorte les habitants à résister jusqu’à l’arrivée des troupes françaises.
Elle prend alors la tête d’une armée de Beauvaisiens qui repoussent avec vaillance la première attaque des Bourguignons ; les femmes, accourues sur les remparts avec les hommes, jettent des pierres, de l’huile et de l’eau bouillantes. Un soldat de l’armée bourguignonne a réussi à planter une enseigne ennemie sur un des remparts. Jeanne la lui arrache des mains et la jette dans le fossé où les soldats du duc ont été repoussés.
Animés par une plus grande volonté de résister, les habitants de Beauvais tiennent tête à l’armée ducale qui a enfoncé la porte de Bresles. Un feu, placé devant cette même porte, est alimenté toute la journée, bloquant l’entrée de la ville.
Le 10 juillet, Charles le Téméraire tente un assaut général. Il est repoussé. Les habitants de la ville et les troupes du roi de France, arrivées entre temps, opèrent une sortie et réussissent à enlever quelques pièces d’artillerie ennemies. Ne pouvant faire tomber la ville, le duc de Bourgogne est contraint de se retirer…
En mémoire de tant d’héroïsme, Louis XI ordonne qu’une procession ait lieu chaque année dans la ville. À cette occasion, les femmes auraient le pas sur les hommes.

Jeanne Hachette sauve Beauvais

Le 27 juin 1472, l’armée du duc de Bourgogne met le siège devant Beauvais. La guerre fait rage entre le roi de France Louis XI (1423-1483) et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1433-1477). Après avoir  envahi toute la Picardie et ravagé les villes sur son passage, le Téméraire assiège Beauvais : la ville n’a aucune garnison et ses fortifications laissent à désirer. Jeanne Laisné a alors dix-huit ans. S’armant d’une hachette, elle exhorte les habitants à résister jusqu’à l’arrivée des troupes françaises. Elle prend alors la tête d’une armée de Beauvaisiens qui repoussent avec vaillance la première attaque des Bourguignons ; les femmes, accourues sur les remparts avec les hommes, jettent des pierres, de l’huile et de l’eau bouillantes. Un soldat de l’armée bourguignonne a réussi à planter une enseigne ennemie sur un des remparts. Jeanne la lui arrache des mains et la jette dans le fossé où les soldats du duc ont été repoussés.
Animés par une plus grande volonté de résister, les habitants de Beauvais tiennent tête à l’armée ducale qui a enfoncé la porte de Bresles. Un feu, placé devant cette même porte, est alimenté toute la journée, bloquant l’entrée de la ville.
Le 10 juillet, Charles le Téméraire tente un assaut général. Il est repoussé. Les habitants de la ville et les troupes du roi de France, arrivées entre temps, opèrent une sortie et réussissent à enlever quelques pièces d’artillerie ennemies. Ne pouvant faire tomber la ville, le duc de Bourgogne est contraint de se retirer…
En mémoire de tant d’héroïsme, Louis XI ordonne qu’une procession ait lieu chaque année dans la ville. À cette occasion, les femmes auraient le pas sur les hommes.