JFK

John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).
John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).

Issu d’une famille irlandaise dont la fortune avait été édifiée au siècle précédent, John Fitzgerald Kennedy se voit lancer dans l’arène politique par son père, Joseph, ancien ambassadeur des États-Unis à Londres. Ses études à Harvard, son engagement même dans la marine durant la Seconde Guerre mondiale, tout a été programmé pour faire de « Jack » un homme politique d’envergure.
Et en effet, en 1947, il est élu à la chambre des Représentants comme démocrate puis sénateur de 1953 à 1960. Candidat démocrate durant la campagne électorale de 1960, Kennedy rompt avec l’image habituelle du politicien. Jeune -il n’a que 43 ans-, dynamique, fréquentant le « gratin » intellectuel et artistique, doté d’une femme superbe : il a toutes les chances de son côté. Malgré tout, ce n’est que d’extrême justesse qu’il sera élu. Premier président catholique, plus jeune président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy compte aussi marquer l’histoire : il tente d’améliorer les relations américano-soviétiques -malgré l’épisode des missiles de Cuba qu’il réglera de mains de maître-, apporte un début de solutions aux problèmes raciaux et sociaux, instaure le Kennedy Round, censé ouvrir l’économie américaine au marché européen, se déclare favorable au désarmement nucléaire… tout en initiant un engagement toujours croissant du pays au Vietnam.
Tout cela, en si peu de temps, fait certainement de Kennedy un personnage marquant de l’histoire des États-Unis. Sa mort devait faire de lui un personnage de légende : le 22 novembre 1963, alors qu’il entame une tournée électorale au Texas, le président John Fitzgerald Kennedy est assassiné. Dans les jours qui viennent et pour des années, l’Amérique entière pleure un homme qu’elle a désormais placé au rang de héros.
Sa vie, encore maintenant -soit quarante ans plus tard- passionne les foules, qui se moquent bien des zones d’ombre du personnage, des rumeurs sur des liens mafieux. Encore maintenant, on s’interroge sur sa mort, sur les commanditaires de cet assassinat, d’autant que la thèse Lee Harvey Oswald ne convainc plus personne. Encore maintenant JFK est entouré d’une auréole de gloire et de perfection que rien, sans doute, ne pourra troubler.