L’imprimerie : de la Chine à Gutenberg

Un atelier d'imprimerie au XVIIIe (détail d'une gravure d'époque).
Un atelier d’imprimerie au XVIIIe (détail d’une gravure d’époque).

Dans l’histoire collective, l’imprimerie est évidemment le fait de Gutenberg. Pourtant, l’imprimerie apparaît en Chine des siècles avant le XVe siècle. On gravait alors un texte sur une planche de bois puis on appliquait un feuille de papier sur le texte encré. Dès le Xie siècle, les Chinois connaissaient les caractères mobiles mais leur usage demeurera marginal. C’est donc le premier procédé qui apparaît initialement en Occident au cours du Moyen Âge. Un procédé d’impression qui va se généraliser jusqu’à la mise en œuvre de l’imprimerie de Gutenberg. Au Xve siècle, Johannes Gensfleisch Gutenberg, originaire de Mayence et réfugié à Strasbourg, invente un nouveau procédé d’imprimerie. Il confectionne une matrice, la dote de caractères mobiles, d’encre et d’une presse à bras. L’imprimerie moderne est née. En 1455, Gutenberg, associé à Johann Fuchs achève sa fameuse Bible latine, dite "Bible de Gutenberg". Dès lors, l’imprimerie va connaître une progression rapide à travers toute l’Europe.
Surtout, elle va devenir le moyen de propagation des idées dans tous les foyers, servant notamment les débuts du protestantisme. On estime que jusqu’à la fin du XVIe siècle, pas moins de 40 000 éditions de livres et de 15 à 20 millions de volumes seront publiés, la Bible demeurant " en tête des ventes".
Plus tard, l’imprimerie connaîtra de nouveaux progrès : la stéréotypie, qui permet la multiplication des textes et de clichés, la lithographie, pour la reproduction de dessins, la presse cylindrique, la photogravure, l’héliogravure, l’offset et enfin, à la fin du Xxe siècle, l’impression numérique.