La croix d’Iona

Croix de l'île d'Iona.
Croix de l’île d’Iona.

Si saint Patrick et sainte Brigitte sont mondialement connus et reconnus comme les patrons de l’Irlande, on oublie aisément que cette terre de profonde chrétienté a également servi de base à l’évangélisation des contrées avoisinantes.
Prince de sang royal, Columkill ou Colomba devait entrer à l’abbaye de Clonard dans la première moitié du VIe siècle. C’est là, sous la direction de saint Finnian -un nom à consonance hautement païenne et mythologique- qu’il devait faire ses premières armes de fondateur en créant les monastères et écoles monastiques de Derry (545), Durrows (553) et Kells (sans doute 554). De fait, l’Irlande devenait trop petite pour ce propagateur de la Foi aussi embarqua-t-il, vers 563, pour l’île calédonienne -comprenez écossaise- d’Iona. Le monastère qu’il y fonda devait devenir le principal foyer du christianisme pour les Pictes et les Celtes du Nord. La croix d’Iona, la croix de Colomba étendrait bientôt son ombre sur les Vikings conquérants. Evangélisateur des peuples du nord de la Grande-Bretagne, saint Colomba sera cependant enterré en terre d’Irlande, entre saint Patrick et sainte Brigitte. Comme si, toujours, l’Irlande rappelait ses enfants.