La réforme ou la révolution

Louis XVI jeune (1754-1792), d'après une gravure du XIXe siècle.
Louis XVI jeune (1754-1792), d’après une gravure du XIXe siècle.

Seconde moitié du XVIIIe siècle. Louis XVI monte sur le trône. La France, vidée de son sang par les guerres du Roi-Soleil, plombée par les dépenses somptuaires de Louis XV, ruinée par les privilèges accordés à quelques-uns, entre dans une ère de nécessaire réforme. Et c’est bien ce que compte entreprendre le jeune souverain. Un roi de 20 ans à peine, mais un roi qui veut le bien de son peuple, de son royaume. Un qui est convaincu de l’absolue nécessité de supprimer ne serait-ce que quelques-uns des privilèges de la noblesse, du Parlement, des bourgeois. Un roi qui, malheureusement, n’a guère l’autorité nécessaire à son ambition…
De fait, Louis XVI va commencer son règne par une erreur majeure en rappelant les Parlements. Ceci fait, toute réforme sera impossible. Brisés par Louis XIV, exilés par Louis XV, les Parlements, trop heureux de leur pouvoir retrouvé, n’auront de cesse de s’opposer aux réformes royales…jouant le jeu de l’opposition conjointe entre nobles et Parlementaires.
Maurepas, Necker, Calonne, Loménie de Brienne : les ministères se succèderont en vain. Piqués d’idées nouvelles, les opposants au roi n’ont pas vu que le pays est au bord du gouffre ; qu’en refusant la réforme, ils le précipitent vers l’abîme.
Au final, en effet, la réforme ne passera pas, faisant place à la Révolution.