La renaissance de la mosaïque

>Le Christ, d'après une mosaïque de style byzantin.
Le Christ, d’après une mosaïque de style byzantin.

Jusqu’à la naissance de l’art chrétien, la mosaïque n’est qu’une simple technique décorative qui permet de recopier des tableaux dans un matériau peu fragile, afin de décorer pergolas et tombeaux de l’Antiquité. Ce sont les Byzantins qui en font un art.
Constantinople ayant été complètement saccagée par une grande révolte en 532, Justinien fait somptueusement reconstruire sa capitale mais, au VIIIe siècle, les iconoclastes, opposés aux « images » qualifiées d’idoles païennes, enlèvent à Sainte-Sophie et aux autres églises de Constantinople toute la décoration figurative et, notamment, toutes les mosaïques.
C’est à Ravenne qu’elles subsistent, redonnant une image exacte et superbe de ce qu’était le premier âge de la mosaïque byzantine. L’impératrice-régente Théodora, veuve de l’empereur Théophile et mère de Michel III l’Ivrogne, rétablit le culte des images le 11 mars 843, date devenue depuis celle de la « fête de l’orthodoxie ».
Les édifices religieux de la capitale byzantine se revêtent à nouveau de représentations du Christ, de la Vierge et des saints, représentations liturgiques plus que décoratives. Les œuvres de cette deuxième naissance de la mosaïque ont un intense rayonnement mystique qui donne à l’art byzantin un statut de référence dans tout l’art liturgique.