La révolte des Cipayes

Un soldat cipaye (d'après une dessin du XIXe siècle).
Un soldat cipaye (d’après une dessin du XIXe siècle).

Lors de la conquête de l’Europe, les Ottomans avaient eu l’idée de créer un corps d’armée uniquement constitué d’enfants, enlevés à leurs parents dès leur plus jeune âge. Les janissaires, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, allaient devenir le corps d’élite de l’armée ottomane ; son arme de guerre la plus fameuse.
Lorsque les Britanniques pénétrèrent en Inde, ils décidèrent de faire de même. Ou à peu près. C’est ainsi que naquirent les Cipayes, des indigènes enrôlés dans l’armée occupante. En 1847, ils seront pas moins de 190 000, encadrés par des officiers anglais.
Mais les Cipayes étaient Indiens et donc hindous. Une religion qui honore la vache, élevé au rang d’animal sacré. Prenant prétexte que les cartouche fournies à l’armée étaient enduites de graisse de vache et qu’il fallait, pour les décapsuler, mordre dedans, les Cipayes, vivement encouragés par les princes du Bengale, devaient se révolter en 1857. Elle devait se répandre à toute l’Inde centrale et au Nord et sera marquée par la prise de Delhi puis d’Allahabad et par le massacre des Européens établis à Cawnpore. La mésentente entre les révoltés eux-mêmes, la fidélité obtenue des Cipayes de Bombay allaient être les principales causes de l’échec de la révolte qui cesse dès l’année suivante, en 1858.