La révolution selon Jan Hus

Jan Hus (1371 ?-1415).
Jan Hus (1371 ?-1415).

Quand Jan Hus commence ses prédications à Prague, l’Église traverse, avec le Grand schisme, une des périodes les plus bouleversées de son histoire. Deux papes se font face, l’un à Avignon, l’autre à Rome et les évêques et les rois doivent prendre parti pour l’un ou l’autre…
La période du Grand schisme, qui va de 1378 à 1417, sera l’occasion de nombreuses prises de position contre la hiérarchie ecclésiale.
Scandalisé par la vision de cette Église à deux têtes et déjà fortement influencé par un des précurseurs de la Réforme, John Wyclif, Jan Hus prit la tête du mouvement anti-romain en Bohême. Ses sermons, simples, en langue vulgaire et mêlant subtilement la révolte religieuse au patriotisme tchèque, vont rapidement attirer les foules.
Malgré les mesures d’interdiction de l’Église, le mouvement de Jan Hus ne cesse de grandir, soutenu par le roi Wenceslas lui-même jusqu’en 1412. À cette date, les violences qui accompagnent chacune des prédications du Bohémien lui retire le soutien des autorités civiles. Expulsé de Prague, Hus continue pourtant sa prédication, entouré de véritables fanatiques, les taborites. En 1414, il est convoqué par l’antipape Jean XXIII au concile de Constance, où il sera jugé et condamné pour hérésie. Il est brûlé vif, le 6 juillet 1415, ayant refusé de se rétracter. Cette exécution provoque une véritable révolution en Bohême et une guerre qui durera vingt ans.

La révolution selon Jan Hus

Jan Hus (1371 ?-1415).
Jan Hus (1371 ?-1415).

Quand Jan Hus commence ses prédications à Prague, l’Église traverse, avec le Grand schisme, une des périodes les plus bouleversées de son histoire. Deux papes se font face, l’un à Avignon, l’autre à Rome et les évêques et les rois doivent prendre parti pour l’un ou l’autre…
La période du Grand schisme, qui va de 1378 à 1417, sera l’occasion de nombreuses prises de position contre la hiérarchie ecclésiale.
Scandalisé par la vision de cette Église à deux têtes et déjà fortement influencé par un des précurseurs de la Réforme, John Wyclif, Jan Hus prit la tête du mouvement anti-romain en Bohême. Ses sermons, simples, en langue vulgaire et mêlant subtilement la révolte religieuse au patriotisme tchèque, vont rapidement attirer les foules.
Malgré les mesures d’interdiction de l’Église, le mouvement de Jan Hus ne cesse de grandir, soutenu par le roi Wenceslas lui-même jusqu’en 1412. À cette date, les violences qui accompagnent chacune des prédications du Bohémien lui retire le soutien des autorités civiles. Expulsé de Prague, Hus continue pourtant sa prédication, entouré de véritables fanatiques, les taborites. En 1414, il est convoqué par l’antipape Jean XXIII au concile de Constance, où il sera jugé et condamné pour hérésie. Il est brûlé vif, le 6 juillet 1415, ayant refusé de se rétracter. Cette exécution provoque une véritable révolution en Bohême et une guerre qui durera vingt ans.