La roue de torture

La justice, de tout temps, a utilisé diverses formes de supplices pour châtier les criminels. Au Moyen Âge, l’exposition au pilori, le fouet, la mutilation d’une oreille ou d’une main ou encore la pendaison, qui était la plus courante, étaient les peines corporelles généralement appliquées. Quelques exceptions apparaissaient pourtant : si la pendaison était bonne pour le roturier, le noble, lui, se faisait décapiter ; il y avait aussi des écartèlements, des « bouillures », réservées aux faux-monnayeurs ; quant aux récidivistes, aux empoisonneurs ou aux hérétiques, ils montaient au bûcher.
En février 1534, ce large éventail de peines est étendu quand François Ier établit légalement le supplice de la roue réservé aux voleurs de grand chemin.
Soi-disant inventé par l’empereur Commode, ce supplice était particulièrement cruel : on allongeait le condamné sur une croix de Saint-André et le bourreau, au moyen d’une barre de fer carrée, lui brisait le corps en huit coups réglementaires, sur les bras, les avant-bras, les cuisses, les jambes, les reins et la poitrine. Ensuite, le condamné était exposé, face au ciel, sur une roue horizontale tournant jusqu’à la mort du malheureux, à moins qu’on ait adoucit sa peine et qu’on l’ait étranglé avant ou pendant les coups de barre.
En 1547, la roue sera étendue aux assassins. Elle ne sera abolie définitivement qu’en 1789…