Le crime de lèse-nation de Favras

La naïveté est sans aucun doute ce qui caractérise le plus Thomas de Mahy, marquis de Favras, condamné pour crime de lèse-nation.
Premier lieutenant des Suisses du comte de Provence, Favras, après l’arrivée de la famille royale aux Tuileries, décide d’organiser leur évasion. Il s’en ouvre au comte de Provence, qui reste réservé, et à un ancien officier, Turcari, récemment engagé… par le Comité de recherches révolutionnaire !
Favras ne tarde pas à s’épancher sur l’épaule d’un nouvel « ami », Joffroy, chargé de suivre l’affaire pour le Comité. Et le 24 décembre 1789, ayant toutes les preuves en main et même une éventuelle implication du comte de Provence dans l’affaire, Joffroy décide l’arrestation du marquis.
Favras est emprisonné et condamné pour avoir conspiré contre l’État et… pour crime de lèse-nation ! Il est conduit au gibet à la nuit tombée :  pour la première fois, un noble est pendu par arrêt de justice.