Le Ku Klux Klan sème la terreur

Le 2 novembre 1871, à la Nouvelle-Orléans. Vêtus de blanc, le visage dissimulé par une cagoule, les hommes du Ku Klux Klan s’emparent de deux cent quatre-vingt-dix-sept Noirs qu’ils exécutent sans autre forme de procès. Avec les homosexuels, les femmes de mauvaise vie, les catholiques et les Juifs, ils sont les cibles préférées de ceux que l’on appelle les « Klansmen ».
À la fin de la guerre de Sécession, d’anciens officiers confédérés créent  le Ku Klux Klan, qui fait régner la terreur dans les États du Sud.
Sa méthode : le lynchage ou « loi de Lynch ». Cette « loi » apparue en 1837 est attribuée à un juge de Virginie, Charles Lynch, qui l’utilisait dans sa lutte contre les brigands. Elle s’est très rapidement propagée aux États-Unis et le Ku Klux Klan, qui a fait siennes ces méthodes, a acquis une sombre réputation : flagellation, pendaison, torture sont les moyens qu’il emploie pour la défense des « vraies valeurs » de l’Amérique.
L’épisode de la Nouvelle-Orléans n’est qu’un cas parmi tant d’autres ; le Klan, maintenant apparenté à des organismes néonazis, a fait des milliers de victimes depuis 1865.