Le supplice de Semblançay

Vous avez beau être le meilleur homme du monde et le plus honnête, note un chroniqueur anonyme, toutes ces vertus ne vous mettent guère à l’abri de la vindicte. Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay a servi avec loyauté trois rois successifs, Charles VIII, Louis XII et François 1er. Surintendant des finances depuis 1518, il déploie toute son énergie pour assainir l’économie du pays. Rude besogne car il fallait, surtout sous le règne de François 1er, pourvoir à la fois aux exigences des guerres d’Italie et aux dépenses excessives de la cour. Un tel dévouement va précipiter sa ruine. Durant sa régence, la très rapace Louise de Savoie, ennemie déclarée de Semblançay, détourne l’argent destiné aux troupes du Milanais et accuse de ce forfait le malheureux surintendant.
Il est acquitté une première fois. Mais la régente récidive en 1527 et le fait de nouveau traduire devant un tribunal qui, cette fois, le condamne à mort. Le 12 avril 1527, Semblançay est pendu, place du Châtelet, à Paris et son corps restera exposé, « par ordre de la régente », pendant douze jours. J’ai bien mérité la mort pour avoir plus servi aux rois qu’à Dieu, a murmuré Semblançay avant de monter sur le gibet.

Le supplice de Semblançay

Vous avez beau être le meilleur homme du monde et le plus honnête, note un chroniqueur anonyme, toutes ces vertus ne vous mettent guère à l’abri de la vindicte. Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay a servi avec loyauté trois rois successifs, Charles VIII, Louis XII et François 1er. Surintendant des finances depuis 1518, il déploie toute son énergie pour assainir l’économie du pays. Rude besogne car il fallait, surtout sous le règne de François 1er, pourvoir à la fois aux exigences des guerres d’Italie et aux dépenses excessives de la cour. Un tel dévouement va précipiter sa ruine. Durant sa régence, la très rapace Louise de Savoie, ennemie déclarée de Semblançay, détourne l’argent destiné aux troupes du Milanais et accuse de ce forfait le malheureux surintendant.
Il est acquitté une première fois. Mais la régente récidive en 1527 et le fait de nouveau traduire devant un tribunal qui, cette fois, le condamne à mort. Le 12 avril 1527, Semblançay est pendu, place du Châtelet, à Paris et son corps restera exposé, « par ordre de la régente », pendant douze jours. J’ai bien mérité la mort pour avoir plus servi aux rois qu’à Dieu, a murmuré Semblançay avant de monter sur le gibet.