Le syndrome de Stockholm

Drapeau des FARC.
Drapeau des FARC.

En août 1973, un évadé de prison commettait un hold-up et prenait en otage quatre employés de banque. Six jours durant, il allait les tenir sous sa coupe, aboutissant, au final, à ce qu’on a appelé le syndrome de Stockholm. Car, jamais les anciens otages n’ont témoignés à charge contre leur ravisseur ; plus, même, ils s’interposeront entre lui et les forces de police et iront le voir en prison…
A quelques détails près, c’est un peu le même phénomène que l’on remarque dans la très médiatique affaire Ingrid Betancourt. De fait, depuis 5 ans que cette malheureuse est aux mains des FARC, jamais sa famille ne fait le procès des forces révolutionnaires communistes colombiennes. Bien au contraire. Le procès à charge est entièrement celui d’Alvaro Uribe, dont on peut douter, au final, s’il n’est pas un immonde dictateur comme la France des droits de l’homme aime à les dénoncer. Or, c’est bien l’inverse qui se passe ici. Car la Colombie est depuis plusieurs années un pays démocratique ; un pays dont le président est élu au suffrage universel ; un pays doté d’une Assemblée et d’un Sénat… En bref, un pays qui paraît appliquer le même type de constitution que celle de la France ! Par contre, les FARC ne sont rien d’autres que des terroristes extrémistes, des criminels… mais les Betancourt semblent l’oublier.
Comme ils semblent oublier que leur atout de ces dernières semaines, Hugo Chavez, a tout du dictateur. Dictateur communiste, certes, mais dictateur tout de même, qui a tenté, il y a quelques jours seulement, de jouer la carte de la perpétuité présidentielle. Ce qui était choquant, au même moment, pour Poutine, ne l’était pas tant que ça pour Chavez qui demeure, pour la France comme pour la famille de l’otage Ingrid Betancourt, le seul recourt valable.
Syndrome de Stockholm ou obligations diplomatiques ? Sans doute la réponse n’est pas exactement la même que l’on soit la famille Bettencourt ou le gouvernement français, embarqué, bien malgré lui, dans une affaire qui concerne, plus que tout autre, la Colombie et non la France, Ingrid Betancourt étant députée colombienne et non française…