Les lamentations de Jérusalem

Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; pleurez plutôt sur vous et sur vos enfants !  avait prophétisé le Christ en montant au Golgotha.
Le 7 septembre 70 après J.-C., l’État juif n’existe plus et Jérusalem, la ville sainte des juifs, n’est plus qu’un tas de cendres…
C’est en 63 avant J.-C. que Jérusalem, conquise par Pompée, passe, avec le reste de la Palestine, sous la domination romaine. Depuis, la rébellion ne cesse de croître contre l’envahisseur romain. En 66 après J.-C., l’agitation est à son comble et la révolte finit par éclater : les insurgés mettent à mort les grands-prêtres, favorables aux Romains, et massacrent la garnison romaine. Après quatre ans de lutte et cinq mois d’un siège acharné, Titus, le fils de l’empereur Vespasien, soumet la ville rebelle. Le bref sursaut des juifs, en 135, aura pour conséquence de rayer définitivement l’État juif de la carte… pour presque deux mille ans.