Les lois de Mendel

Gregor Mendel (1822-1884).
Gregor Mendel (1822-1884).

Lorsqu’en 1900 Erich Tschermak von Seysenegg a l’idée de publier ses travaux sur l’hérédité, il a la surprise de constater que ceux-ci ont un antécédent, qui les dépasse qui plus est, dont l’auteur n’est autre qu’un obscur Augustin de Tchéquie du nom de Gregor Mendel.
Né dans une famille pauvre de Moravie, Gregor Mendel (1822-1884) entre à l’âge de 21 ans dans l’ordre des Augustins. Passionné par les sciences naturelles, le père Gregor semblait, de prime abord, peu destiné à devenir le chercheur que l’on connaît. De fait, lorsqu’en 1850 il entreprend de passer un examen afin d’obtenir le titre de professeur, il est recalé… à cause de ses résultats catastrophiques en biologie ! Il faudra la ténacité de son supérieur pour que Mendel entre à l’université puis, de retour dans son monastère de Brno, en Tchéquie, y enseigne les sciences naturelles aux écoles voisines.
Outre cet intermède universitaire, Mendel ne quittera jamais son monastère, lisant, étudiant et multipliant les expériences d’hybridation… dans le potager du monastère. Et c’est en observant puis en étudiant les mécanismes de l’hérédité sur les pois, notamment, qu’il fondera les fameuses « lois de Mendel » qui font de ce génie méconnu le père de la génétique moderne.