Les petits chimistes de l’Egypte antique

Tête d'une momie conservée au Louvre.
Tête d’une momie conservée au Louvre.

Curieusement, le monde moderne dans lequel nous vivons a toujours quelques difficultés à reconnaître aux peuples antiques les mêmes dons, l’intérêt pour les mêmes sciences. De fait, s’il est une science moderne par excellence, c’est bien la chimie, dont on date généralement l’acte de naissance au XVIIe-XVIIIe siècle. Un faux, naturellement… En fait, c’est sans doute du XVIIIe siècle avant J.-C. qu’il faudrait dater cette science, pour ne pas dire plus…
Selon Guy Rachet, le mot même de chimie pourrait venir du nom de l’Egypte, nommée Kémi. Fort développée à Alexandrie, elle n’est était cependant plus à un stade expérimentale : le mélange des métaux, la fabrication des parfums ou des onguents étaient déjà des pratiques courantes, sans parler de la coutume de la momification qui n’est rien d’autre qu’une application de principes chimiques. Une coutume qui va évoluer au fil du temps, au fil des connaissances et des découvertes dans le domaine de la chimie, tout simplement.