L’homme de Neandertal : une brute épaisse ?

Statue de l'homme de Neandertal, désormais à l'entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.
Statue de l’homme de Neandertal, désormais à l’entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.

En 1856, près de Neander, en Allemagne, les archéologues mettaient au jour le crâne d’un homme préhistorique : l’homme de Neandertal. Apparu vers 100000 avant J.-C., il est assez semblable à l’Homo sapiens sapiens (c’est-à-dire nous) : il mesure 1m65 environ, a les muscles du dos et les pectoraux très développés, une mâchoire à peine plus allongée, un front incliné et un crâne plus allongé. Fondamentalement, il est donc très proche de l’homme « historique ». Pourtant, durant des années, il aura, y compris dans les milieux spécialisés, la réputation d’être une grosse brute primitive.
En 1920, le professeur Boule déclarait à propos du Neandertalien retrouvé huit ans auparavant à La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze :
L’absence probable de toute trace de préoccupation d’ordre esthétique ou d’ordre moral s’accorde bien avec l’aspect brutal de ce corps vigoureux et lourd, de cette tête osseuse aux mâchoires robustes et où s’affirme encore la prédominance des fonctions purement végétatives ou bestiales…
Une statue, exécutée dix ans plus tard, devait même illustrer ce jugement… totalement erroné. Il s’avère en effet que le Neandertalien de La Chapelle-aux-Saints souffrait d’arthrose de la hanche, de l’épaule et du cou, ce qui explique l’état et la position de son squelette…

L’homme de Neandertal : une brute épaisse ?

Statue de l'homme de Neandertal, désormais à l'entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.
Statue de l’homme de Neandertal, désormais à l’entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.

En 1856, près de Neander, en Allemagne, les archéologues mettaient au jour le crâne d’un homme préhistorique : l’homme de Neandertal. Apparu vers 100000 avant J.-C., il est assez semblable à l’Homo sapiens sapiens (c’est-à-dire nous) : il mesure 1m65 environ, a les muscles du dos et les pectoraux très développés, une mâchoire à peine plus allongée, un front incliné et un crâne plus allongé. Fondamentalement, il est donc très proche de l’homme « historique ». Pourtant, durant des années, il aura, y compris dans les milieux spécialisés, la réputation d’être une grosse brute primitive.
En 1920, le professeur Boule déclarait à propos du Neandertalien retrouvé huit ans auparavant à La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze :
L’absence probable de toute trace de préoccupation d’ordre esthétique ou d’ordre moral s’accorde bien avec l’aspect brutal de ce corps vigoureux et lourd, de cette tête osseuse aux mâchoires robustes et où s’affirme encore la prédominance des fonctions purement végétatives ou bestiales…
Une statue, exécutée dix ans plus tard, devait même illustrer ce jugement… totalement erroné. Il s’avère en effet que le Neandertalien de La Chapelle-aux-Saints souffrait d’arthrose de la hanche, de l’épaule et du cou, ce qui explique l’état et la position de son squelette…