L’Irlande crie famine

En août 1845, apparaît le pire ennemi des Irlandais : le phytophthora infestans, un champignon qui putréfie littéralement les pommes de terre. Et, alors que la récolte de 1845 s’annonçait excellente, elle est réduite à néant par cette redoutable maladie…
Le gouvernement britannique, qui contrôle l’Irlande depuis le XVIe siècle, tente faiblement d’enrayer le désastre. Le 6 novembre 1845, il décide l’importation de maïs depuis les États-Unis mais refuse de renouveler l’opération les années suivantes. L’Irlande sombre dans une terrible famine, qui fait près d’un million et demi de morts entre 1845 et 1850.
C’est à cette époque que les Irlandais, fuyant la misère de leur pays, émigrent massivement en Angleterre et, surtout, aux États-Unis, où ils formeront l’une des communautés les plus agissantes du pays. Ce qui fera dire plus tard à Jefferson que les « États-Unis sont fille de la misère ».