L’Odalisque d’Ingres

Violoniste de grand talent, Ingres a donné la pleine mesure de son génie dans la peinture.
Fils d’un sculpteur, Jean-Dominique Ingres, né à Montauban en 1780, devient l’élève de David en 1797 et obtient, quatre ans plus tard, le prix de Rome pour Achille recevant les Ambassadeurs d’Agamemnon. Il ne parvient enfin à Rome qu’en 1806 et, en butte aux critiques qui lui préfèrent Delacroix, décide de ne revenir dans la capitale française qu’avec un chef-d’œuvre reconnu de tous. Mais ses tableaux continuent d’être fustigés. La Grande Odalisque (1814), surtout, est l’objet de vifs sarcasmes de la part de toute la critique qui lui trouve trois vertèbres de trop et des bras beaucoup trop maigres.
Il faut attendre 1824 pour qu’Ingres réapparaisse sur la scène artistique parisienne avec le Vœu de Louis XIII qui remporte un grand succès. Promu chef de file des néo-classiques, Ingres est nommé membre de l’Institut et ouvre un atelier qui devient rapidement célèbre. L’accueil glacial, fait au Salon de 1834, à son Saint-Symphorien, le pousse alors à solliciter le poste de directeur de l’Académie de France à Rome, qu’il obtient en 1835. Il reste à la Villa Médicis jusqu’en 1841.
Lors de son second retour en France, l’accueil est triomphal, les commandes se succèdent et, en 1855, à l’Exposition universelle, quarante-trois de ses toiles sont présentées au public européen qui reconnaît enfin son génie.
Nommé sénateur en 1864, Ingres, dont l’œuvre se distingue par le souci des détails et par des dessins précis et élégants, meurt en 1867.

L’Odalisque d’Ingres

Violoniste de grand talent, Ingres a donné la pleine mesure de son génie dans la peinture.
Fils d’un sculpteur, Jean-Dominique Ingres, né à Montauban en 1780, devient l’élève de David en 1797 et obtient, quatre ans plus tard, le prix de Rome pour Achille recevant les Ambassadeurs d’Agamemnon. Il ne parvient enfin à Rome qu’en 1806 et, en butte aux critiques qui lui préfèrent Delacroix, décide de ne revenir dans la capitale française qu’avec un chef-d’œuvre reconnu de tous. Mais ses tableaux continuent d’être fustigés. La Grande Odalisque (1814), surtout, est l’objet de vifs sarcasmes de la part de toute la critique qui lui trouve trois vertèbres de trop et des bras beaucoup trop maigres.
Il faut attendre 1824 pour qu’Ingres réapparaisse sur la scène artistique parisienne avec le Vœu de Louis XIII qui remporte un grand succès. Promu chef de file des néo-classiques, Ingres est nommé membre de l’Institut et ouvre un atelier qui devient rapidement célèbre. L’accueil glacial, fait au Salon de 1834, à son Saint-Symphorien, le pousse alors à solliciter le poste de directeur de l’Académie de France à Rome, qu’il obtient en 1835. Il reste à la Villa Médicis jusqu’en 1841.
Lors de son second retour en France, l’accueil est triomphal, les commandes se succèdent et, en 1855, à l’Exposition universelle, quarante-trois de ses toiles sont présentées au public européen qui reconnaît enfin son génie.
Nommé sénateur en 1864, Ingres, dont l’œuvre se distingue par le souci des détails et par des dessins précis et élégants, meurt en 1867.