Nicolas Ier… le Grand ?

Statue en pied de Louis XIV jeune.
Statue en pied de Louis XIV jeune.

Le travail de l’historien consiste, en grande partie, à faire des parallèles entre différentes périodes du passé ou entre passé et présent. Avouons-le tout de suite, il y a des parallèles plus évidents que d’autres ou même plus amusants. Quoi que…
Le 9 mars 1661, Louis XIV a 23 ans lorsqu’il déclare à ses ministres :
-Le cardinal de Mazarin est mort, messieurs les ministres ; c’est à moi que vous vous adresserez désormais. Je veux, à l’avenir, gouverner moi-même le royaume [ … ] Et s’il arrive que j’ai besoin de vos conseils, je vous en demanderai.
Des paroles de roi que l’on pourrait, presque mot pour mot, mettre dans la bouche du premier des Français.  
Et le parallèle ne s’arrête pas là, il s’étend même à tout le système de gouvernement, les ministres jouant le rôle des grands commis d’Etat, les parlementaires celui de la noblesse, tour à tour flattée ou rabrouée, cantonnée dans un rôle de représentation avec, parfois, un titre ou une distinction.
Autant d’os à ronger alors que la noblesse du grand siècle était totalement écartée du pouvoir, placée constamment sous l’œil du maître dans une cage dorée nommée Versailles. Nous n’en sommes pas là ? Peut-être mais il apparaît que le Parlement actuel, appelé à enregistrer, presque les yeux fermés, les décisions présidentielles, finit par s’adonner à l’oisiveté –certains députés trouvent même à travailler ailleurs-, par bruisser de rumeurs de cour…