Persépolis, la splendeur des Achéménides

Bas-relief de la cité de Persépolis représentant les gardes de la cité et du souverain.
Bas-relief de la cité de Persépolis représentant les gardes de la cité et du souverain.

L’apogée de la dynastie achéménide commence en 555 avant J.-C. lorsque Cyrus, chef d’un clan perse, réunit sous son sceptre les deux tribus principales, celle des Perses et celle des Mèdes, avec qui il conquiert, en moins de vingt ans, tout l’Orient ancien. Lorsqu’il meurt, en 530 avant J.-C., seule l’Égypte avait résisté : elle sera conquise par son fils, Cambyse, qui règne jusqu’en 522. À sa mort, un de ses parents, d’une branche collatérale, reprend le flambeau conquérant des Achéménides : Darius Ier, père d’une dynastie qui régnera sur l’Orient durant près de deux siècles, est également le premier à prendre le titre de Grand roi ou de Roi des rois, titres qui révèlent assez la toute-puissance des souverains achéménides. Pourtant, cette puissance, confirmée lors des guerres médiques que menèrent les deux premiers souverains, sera ébranlée dès 465 avant J.-C. par des luttes internes, ce dont profitera très largement Alexandre le Grand lorsqu’il entreprendra la soumission du dernier Grand roi, Darius III.

La cité de Persépolis, ancienne résidence « de repos » des souverains achéménides doit, à l’image de la dynastie, sa puissance et sa beauté aux deux premiers Roi des rois, Darius Ier et son fils Xerxès. On peut notamment y voir la porte de Xerxès, ornée des statues colossales de taureaux ailés à tête humaine ; la salle d’audience du palais de Darius, qui pouvait contenir jusqu’à 10 000 personnes ; les célèbres colonnes Apadana et l’escalier dont les bas-reliefs représentent une double procession dans laquelle chaque personnage est sculpté avec un luxe de détails.