Pierre l’Ermite, le héraut malheureux de Dieu

Le 18 novembre 1095, les cris de Dieu le veut ! retentissent sous les murs de Clermont. Le pape Urbain II (1042-1099) vient de lancer un appel solennel à la Croisade après que Pierre l’Ermite l’ait convaincu de délivrer les Lieux Saints à Jérusalem.
Pierre l’Ermite est né dans le diocèse d’Amiens. Devenu veuf, il prend l’habit de moine.
-C’est, dit un chroniqueur du temps, un homme de petite taille et d’un extérieur misérable, vêtu d’une tunique de laine et d’un manteau de bure qui descendait jusqu’au talon, et marchant les bras et les pieds nus ; mais son esprit était prompt et son œil perçant, son regard pénétrant et doux, sa parole éloquente; une grande âme habitait ce faible corps et il prêchait partout le peuple avec une merveilleuse autorité.
Accompagné de Gauthier Sans-Avoir, un chevalier bourguignon, Pierre l’Ermite parcourt les campagnes de France et même d’Europe. Parti avec quinze mille Français, il traverse l’Allemagne, la Hongrie et la Bulgarie pour atteindre enfin Constantinople avec cent mille hommes et femmes portant une croix rouge sur leur vêtements.
Alexis Ier Comnène (1048-1118), empereur byzantin, se hâte de mettre ses navires à la disposition de cette foule de croisés et leur fait passer le détroit du Bosphore. Sans organisation, ni protection armée, l’armée turque massacre la majorité des croisés de Pierre l’Ermite dans la plaine de Nicée. Ce dernier en réchappe et, de retour à Constantinople, se joint à la croisade armée des chevaliers occidentaux. En 1099, il assiste à la prise de la ville de Jérusalem.
Revenu en Europe, il fonde en Belgique le monastère de Neufmoutier, où il meurt le 7 juillet 1115.

Pierre l’Ermite, le héraut malheureux de Dieu

Le 18 novembre 1095, les cris de Dieu le veut ! retentissent sous les murs de Clermont. Le pape Urbain II (1042-1099) vient de lancer un appel solennel à la Croisade après que Pierre l’Ermite l’ait convaincu de délivrer les Lieux Saints à Jérusalem.
Pierre l’Ermite est né dans le diocèse d’Amiens. Devenu veuf, il prend l’habit de moine.
-C’est, dit un chroniqueur du temps, un homme de petite taille et d’un extérieur misérable, vêtu d’une tunique de laine et d’un manteau de bure qui descendait jusqu’au talon, et marchant les bras et les pieds nus ; mais son esprit était prompt et son œil perçant, son regard pénétrant et doux, sa parole éloquente; une grande âme habitait ce faible corps et il prêchait partout le peuple avec une merveilleuse autorité.
Accompagné de Gauthier Sans-Avoir, un chevalier bourguignon, Pierre l’Ermite parcourt les campagnes de France et même d’Europe. Parti avec quinze mille Français, il traverse l’Allemagne, la Hongrie et la Bulgarie pour atteindre enfin Constantinople avec cent mille hommes et femmes portant une croix rouge sur leur vêtements.
Alexis Ier Comnène (1048-1118), empereur byzantin, se hâte de mettre ses navires à la disposition de cette foule de croisés et leur fait passer le détroit du Bosphore. Sans organisation, ni protection armée, l’armée turque massacre la majorité des croisés de Pierre l’Ermite dans la plaine de Nicée. Ce dernier en réchappe et, de retour à Constantinople, se joint à la croisade armée des chevaliers occidentaux. En 1099, il assiste à la prise de la ville de Jérusalem.
Revenu en Europe, il fonde en Belgique le monastère de Neufmoutier, où il meurt le 7 juillet 1115.