Proclamation de l’édit de Nantes

Cinq ans après sa conversion au catholicisme, le « bon roi » Henri IV, soucieux de mettre fin à l’agitation persistante des huguenots, signe l’édit de Nantes, le 13 avril 1598, l’un des actes majeurs d’un règne fertile en bienfaits pour le royaume. Par cet édit, le roi accorde aux protestants des concessions considérables. Au point de vue religieux, liberté de conscience dans tout le royaume et liberté du culte là où les protestants sont majoritaires, restitution des anciens temples et autorisation d’en bâtir de nouveaux.
Sur le plan politique, amnistie générale et égalité civile avec les catholiques et accès à tous les emplois dans l’ensemble du royaume. Enfin, les protestants se voient accorder des garanties territoriales dans une centaine de villes dont La Rochelle, Saumur, Montauban et Montpellier. Pendant près d’un siècle, l’édit de Nantes permettra à la France de connaître la paix religieuse. Sa révocation, en 1685, par Louis XIV, constitue l’un des plus grands désastres de l’histoire du royaume. Plus de 200 000 protestants, parmi lesquels des officiers, des industriels, des commerçants, des artisans, des agriculteurs, quittent le pays et émigrent notamment en Hollande et en Prusse. La révocation de l’édit de Nantes, écrira Michelet qui, pour une fois, ne se trompait pas, a appauvri la France et enrichi ses ennemis.

Proclamation de l’édit de Nantes

Cinq ans après sa conversion au catholicisme, le « bon roi » Henri IV, soucieux de mettre fin à l’agitation persistante des huguenots, signe l’édit de Nantes, le 13 avril 1598, l’un des actes majeurs d’un règne fertile en bienfaits pour le royaume. Par cet édit, le roi accorde aux protestants des concessions considérables. Au point de vue religieux, liberté de conscience dans tout le royaume et liberté du culte là où les protestants sont majoritaires, restitution des anciens temples et autorisation d’en bâtir de nouveaux.
Sur le plan politique, amnistie générale et égalité civile avec les catholiques et accès à tous les emplois dans l’ensemble du royaume. Enfin, les protestants se voient accorder des garanties territoriales dans une centaine de villes dont La Rochelle, Saumur, Montauban et Montpellier. Pendant près d’un siècle, l’édit de Nantes permettra à la France de connaître la paix religieuse. Sa révocation, en 1685, par Louis XIV, constitue l’un des plus grands désastres de l’histoire du royaume. Plus de 200 000 protestants, parmi lesquels des officiers, des industriels, des commerçants, des artisans, des agriculteurs, quittent le pays et émigrent notamment en Hollande et en Prusse. La révocation de l’édit de Nantes, écrira Michelet qui, pour une fois, ne se trompait pas, a appauvri la France et enrichi ses ennemis.