Réglementation de la médecine

Dès le début du XIIe siècle, la médecine arabe pénètre en France par le Midi, grâce aux nombreux médecins juifs formés dans les diverses écoles de l’Espagne alors sous domination musulmane. Et c’est ainsi que se développe à Montpellier un centre médical de premier ordre qui va conserver une réputation européenne jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Un édit du comte Guilhem VIII, daté du 1er avril 1180, proclame la liberté de la médecine et donne ainsi un essor remarquable à cette profession dont l’exercice était jusqu’alors fortement réglementé. Deux siècles plus tard, c’est le pape Urbain V (1310-1370), originaire de Mende, qui fonde, près de l’université de Montpellier, le collège des douze médecins, destiné à accueillir et à former les étudiants pauvres de son diocèse.