Reynolds : le beau monde sous le pinceau

Autoportrait de Joshua Reynolds (1723-1792).
Autoportrait de Joshua Reynolds (1723-1792).

Tout le savoir-faire d’un portraitiste tient, bien entendu, dans son pinceau. Familier des artistes italiens, imprégné de leurs techniques, Joshua Reynolds aurait pu n’être qu’un portraitiste de talent parmi d’autres, s’il n’avait également été doté d’un solide carnet d’adresse. Qui a dit que l’artiste devait mourir de faim ? Sûrement pas Reynolds qui, à peine revenu d’Italie, va, grâce à ses multiples connaissances, devenir le portraitiste à la mode. Force est de constater qu’en plus, il aimait ça. Doté d’une grande culture, possédant charme et distinction, Reynolds allait faire de son atelier le rendez-vous du tout-Londres, produire quelques 2000 portraits en sus de ses scènes historiques et devenir, en 1784, premier peintre du roi après avoir été le Président de la Royal Académy (1768).