Saint-Saëns, le mal-aimé

Camille Saint-Saëns (1835-1921).
Camille Saint-Saëns (1835-1921).

Poèmes symphoniques, symphonies, œuvres dramatiques, concertos, musique de chambre, musique religieuse : Saint-Saëns a aimé toutes les musiques et joué de leurs diversités.
Enfant prodige, doué aussi bien pour les lettres et les sciences que pour la musique, Camille Saint-Saëns donne son premier concert à l’âge de onze ans. Il se révèle aussi bon exécutant que compositeur et, après le Conservatoire, devient organiste de La Madeleine. Mais c’est la composition qui intéresse Saint-Saëns : il s’y adonnera toute sa vie sans relâche.
Sa production est prodigieuse, aussi variée qu’importante, mais dans un Paris musical qui n’attend rien si ce n’est des compositeurs germaniques, Saint-Saëns est rejeté. C’est grâce à Liszt que Samson et Dalila sera joué pour la première fois en Allemagne et il faudra attendre 1892 pour que le public français le découvre : ce sera l’enthousiasme !
Saint-Saëns, après des années de rejet, est finalement accueilli comme le musicien le plus glorieux de son temps. Il sera adulé jusqu’à sa mort, le 16 décembre 1921.