Snorri Sturluson : la mémoire des Vikings

Portrait imaginaire de Snorri Sturluson (1179-1241).
Portrait imaginaire de Snorri Sturluson (1179-1241).

Sans Snorri Sturluson, nous ne serions sans doute pas grand chose de la vie, de la religion et des mythes scandinaves. De fait, cet écrivain du XIIIe siècle apparaît comme la mémoire vivante de la Scandinavie. L’Edda, l’Edda poétique, l’Histoire des rois de NorvègeHeimskringla– ainsi que la Saga d‘Egill sont de sa main. Des titres qui relatent les principaux mythes scandinaves, les meilleures histoires des dieux et des hommes. Pourtant, Snorri n’était pas poète ni historien mais homme politique ; une carrière dans laquelle il brillera nettement moins que dans celle des lettres.
Né en Islande, issu d’une puissante famille, il deviendra un des hommmes les plus riches de l’île grâce à son union avec une héritière. Nommé à la charge de godi, c’est-à-dire juge local, il est élu à celle de juge suprême et de président de l’Assemblée législative de l’île en 1215 avant d’entrer à la cour du roi Haakon IV de Norvège. Ambitieux, peu scupuleux aussi, Sturluson va se lancer dans toutes sortes d’intrigues, trompant son souverain, tombant dans la disgrâce avant de périr massacrer avec toute sa famille.
Une fin  bien peu glorieuse pour celui qui demeure, malgré tout, un des plus grands érudits scandinaves du Moyen Âge, pour celui qui, par ses écrits, sut faire revivre la mémoire des Vikings.