Le temps des mégalithes

Jeune guerrier celte près d'un menhir (gravure du XIXe siècle).
Jeune guerrier celte près d’un menhir (gravure du XIXe siècle).

Lieux de légende, objets de superstition depuis des millénaires, les mégalithes sont au cœur de l’imaginaire celtique. Leur origine lointaine, leur profusion en Europe et, surtout, leur taille gigantesque interpellent aussi bien les archéologues que les historiens, les chercheurs que les amateurs.
Condamné par l’Église dès le IVe siècle, le culte des « pierres levées » n’en a pas moins survécu pendant des siècles. Afin de faire cesser les rites celtiques et de les détourner de leur origine païenne, l’Église va donc « christianiser » les mégalithes et, au détour d’un chemin de Bretagne, il n’est pas étonnant de voir, parfois, un menhir surmonté d’une croix. Mais la soumission à l’Église ne fut jamais totale et les fées, les sibylles ou les sorcières rodent encore autour des dolmens ou des menhirs.
Refuge de Méduse en Corse, lieux de sabbat des sorcières, tombeau de Merlin caché dans la forêt de Brocéliande, légionnaires statufiés alors qu’ils poursuivaient saint Cornély, à Carnac, les légendes attachées aux mégalithes se suivent et ne se ressemblent pas. Fortement imprégnées de christianisme, ces histoires fabuleuses nous plongent cependant au plus profond de l’imaginaire celtique.

Mais n’allez surtout pas vous promener autour de la « pierre levée » de Saint-Martin-d’Arcé qui tourne sur elle-même au douzième coup de minuit ; ni à Carnac où les trois mille menhirs plongent, à la nuit tombée, dans la mer ! Car, qui sait quelle serait la punition pour avoir violé le secret des pierres !
Pourvoyeurs de santé, comme le dolmen perforé de Trie-Château, ou de fécondité comme la Pierre aux maris, en Alsace, ou encore le menhir penché de la Tremblais à Saint-Samson-sur-Rance et celui de Kerloas, à Plouarzel : la légende et la superstition entourent chaque dolmen, chaque menhir…
Mais, d’où viennent réellement les mégalithes ?
Des pierres de sacrifices
L’intérêt pour l’étude des mégalithes, ces blocs de pierre de dimensions imposantes regroupant les menhirs, les dolmens, les cairns et les cromlechs, est relativement récent et suscite une multitude d’interrogations.
Dès le XVIIIe siècle, La Tour d’Auvergne, qui se piquait d’être historien, s’était penché sur les mégalithes et leur donnait une fonction politique et religieuse : sur les dolmens, se signaient les traités et les druides y faisaient des sacrifices humains. Mais, c’est avec l’Anglais Stukeley (1687-1765) que l’intérêt pour les mégalithes va prendre tout son essor. En ressuscitant la religion druidique, jusqu’à en faire un vaste mouvement d’adoration de la nature se réunissant dans des lieux mythiques, tels que Stonehenge, Stukeley va « réveiller » le passé celtique de toute l’Europe et donner une nouvelle impulsion à l’archéologie dans ce domaine.
Le XIXe siècle sera donc le siècle des archéologues les plus fervents, des « Antiquaires » comme on disait alors, qui vont s’abattre sur chaque tumulus de terre et déterrer, peu à peu, les dolmens enfouis partout en Europe.
Les premières fouilles se déroulent au Danemark et se généralisent rapidement dans tout le monde celtique, allant de l’Angleterre au Portugal, en passant par l’Allemagne et la France dans son ensemble. Et les conclusions des savants et des archéologues vont raviver l’imaginaire qui entoure déjà ces monuments. Pierres druidiques par excellence, striées de sillons conduisant à des sortes de récipients en pierre, pour les chercheurs cela ne fait pas de doute : les dolmens étaient des pierres de sacrifice ! D’ailleurs, n’a-t-on pas trouvé des ossements à proximité des dolmens et même des menhirs ?
La fonction des mégalithes ayant été décryptée, il ne restait plus, alors, qu’à en trouver l’origine. À la fin du XIXe siècle, les savants vont, lors de fréquents colloques qui réunissent tous les amateurs de mégalithes, échafauder toutes sortes d’hypothèses. Et la présence de ces monuments gigantesques hors d’Europe occidentale va les conduire à imaginer l’existence d’une religion mégalithique universelle, propagée par les… Égyptiens ! Nos ancêtres les Gaulois auraient subi l’influence de « missionnaires » égyptiens (après tout, n’ont-ils pas déjà construit pyramides et obélisques !) et élevé à leur tour de semblables monuments, sans pour autant atteindre à la perfection des orientaux, bien sûr… Peuple  barbare et rude, les Celtes ne pouvaient produire qu’un art des plus… primaires.
Malgré certains écrits beaucoup plus sérieux, les mégalithes restent encore très mystérieux au XIXe siècle et au début du XXe siècle, et il faut attendre le milieu du siècle pour que la science des mégalithes prenne un nouvel essor.
Des tombeaux vieux de sept mille ans !
C’est en 1955, en effet, qu’est utilisé pour la première fois sur des mégalithes le carbone 14, inventé six ans auparavant par l’Américain Libby. Le résultat de la datation fait l’effet d’une véritable bombe dans la société savante de l’époque : les mégalithes datent, pour les plus anciens, du Ve siècle avant notre ère !

Signes gravés de Gavrinis.
Signes gravés de Gavrinis.

Il paraissait jusqu’alors impossible que les hommes du néolithique, sédentarisés depuis peu, aient déjà une religion, celle des druides, et des chefs, des architectes. Mais le carbone 14 est formel ! Et au même moment, abandonnant les théories fantaisistes de leurs prédécesseurs, les archéologues découvraient la véritable signification des dolmens.
Alors, si ce ne sont pas des pierres d’autels ou des lieux de sacrifices, que sont ces mégalithes ?
Les dolmens, les cairns et les hypogées (grottes artificielles que l’on trouve à Malte et Gozo) sont des tombeaux, élevés par l’homme, du Ve siècle au IIIe siècle avant J.-C.…
Le nom breton de dolmen (« dol » signifie table et « men » pierre) décrit parfaitement ces blocs de pierre dressés, couverts d’une sorte de table horizontale, formant une chambre, ouverte ou fermée. Certains dolmens comportent même une galerie donnant accès à des chambres annexes ou à des antichambres, comme c’est le cas à La Roche aux Fées et à Locmariaquer. Là, on enterrait les morts par famille ou par tribu et on célébrait le culte des ancêtres.
Nombre de dolmens datent, de toute évidence, de différentes périodes. Et il semble que plusieurs générations aient parfois été enterrées dans des dolmens qui peuvent, au fil des siècles, « s’allonger » à volonté : de véritable caveau familial.
Certains cairns (tumulus en pierre) atteignent ainsi des longueurs impressionnantes. Le cairn de Barnenez, près de Morlaix, l’une des constructions les plus anciennes, mesure soixante-dix mètres de long et vingt-cinq de large. On trouve à l’intérieur onze chambres funéraires, reliées par plusieurs couloirs parallèles. C’est une architecture élaborée, agrémentée de pierres sculptées, symboles de l’art néolithique et dont le plus beau fleuron se trouve à Gavrinis, « l’île de la Chèvre », dans le golfe du Morbihan.
Certains cairns ou certains tumulus renferment ainsi plusieurs dizaines, et parfois même plusieurs centaines, de squelettes !
Qu’ils reposent en paix !

Tombe d'un chef gaulois d'après une reconstitution archéologique.
Tombe d’un chef gaulois d’après une reconstitution archéologique.

La construction de ces tombeaux et les bijoux ou les armes que l’on y trouve dénotent un très grand respect dû aux ancêtres. Mais ce culte semble aller plus loin qu’un simple hommage aux mânes et la peur n’est pas bien loin…
En explorant le dolmen de Pontcharaud, dans le Puy-de-Dôme, les archéologues ont découvert une dizaine de squelettes dans un état assez étrange : des corps d’hommes, de femmes et d’enfants, couchés sur le ventre, la tête tournée sur le côté, ayant les pieds et les mains coupés ! Que signifie cette amputation ? Pourquoi les corps ont-ils été placés sur le ventre ? N’est-ce pas pour être sûr que ces morts ne puissent jamais ramper hors des ténèbres, qu’ils ne revoient jamais la lumière ? C’est en tout cas l’avis des experts qui considèrent que les morts, devenus de véritables dieux, sont réellement craints et respectés en tant que tels.
Si les dolmens ont beaucoup perdu de leur secret, les menhirs et les cromlechs (ensemble concentrique de menhirs) ont su garder tout leur mystère.
Ces « pierres longues » ou « pierres levées » (du breton « men » pierre et « hir » longue) sont, en moyenne, hautes de trois à six mètres et s’enfoncent dans le sol jusqu’au quart de leur taille. Certaines sont plus impressionnantes et peuvent atteindre les vingt mètres de haut, comme le menhir de Locmariaquer qui, avant de se briser, mesurait plus de vingt-trois mètres ! Et il est très rare de trouver un menhir tout seul : ils sont souvent groupés en cromlech, comme à Avelbury et à Stonehenge ou en alignement, comme à Carnac.
Les menhirs sont des mégalithes, très simples dans leur exécution, mais, à la différence des dolmens, ce ne sont pas des monuments funéraires. À quoi servent-ils alors ? Représentent-ils quelque chose ? Symboles phalliques de la fécondité, « perchoirs » pour les âmes, lieux de culte pour la célébration des ancêtres ou encore repères pour l’observation des astres, les hypothèses ne manquent pas. Mais c’est cette dernière suggestion qui semble la plus probable, tout au moins en ce qui concerne Stonehenge.
Le site mythique de Stonehenge
Dédié au culte solaire, lieu de pèlerinage des nostalgiques de la religion druidique, Stonehenge est plus qu’un site archéologique, c’est une véritable légende.
La mythologie celtique raconte que l’on doit l’élévation de Stonehenge à la magie de l’enchanteur Merlin. Ce dernier devait ériger, à la demande du roi Uterpendragon, un monument funéraire digne de son frère défunt, le roi Pendragon. Et Merlin, faisant venir les pierres de la région des Géants, en Irlande, construisit le cromlech de Stonehenge…

Le mythique site de Stonehenge.
Le mythique site de Stonehenge.

En réalité, le site de Stonehenge date, environ, de 3000 avant notre ère. Ce temple est formé de quatre cercles concentriques. Le premier cercle, le plus ancien aussi, est interrompu par une ouverture, appelée « avenue », orientée vers le point où se lève le soleil le jour du solstice d’été. La direction est clairement désignée par la « Heel stone », qui place l’observateur dans l’axe parfait pour contempler ce phénomène. Les trois autres cercles, plus récents, n’enlèvent rien à la fonction première du site.
En fait, Stonehenge est un excellent observatoire permettant de suivre les cycles du soleil et de la lune et dont la précision surprend encore les astronomes modernes.
Le mythe de Stonehenge est tombé, mais qu’en est-il des autres ? La question reste posée…
Symboles d’une société jusque-là relativement peu connue, les mégalithes ont permis « d’approcher » la lointaine civilisation néolithique. À travers les découvertes des archéologues, apparaît une société hiérarchisée, avec des chefs, des prêtres et des architectes qui ont mené à bien l’élévation de ces monuments funéraires et de ces menhirs. Les fouilles, entreprises dans les dolmens, ont mis au jour les dernières reliques d’une civilisation néolithique qui se révèle étonnamment perfectionnée. En effet, au cours de certaines recherches, les archéologues ont aussi découvert des crânes portant le signe d’une trépanation… et d’une trépanation réussie !
Certes, les recherches qui ont été faites ces dernières années ont levé un coin du voile, mais les chercheurs se pencheront encore longtemps sur l’étude des dolmens et des menhirs et des sites comme Carnac, Callanish, en Écosse, ou Avelbury garderont toujours de leur mystère…

De la dame de Vix à la reine Boudicca

Contrairement à la très machiste société romaine, les Celtes considéraient les femmes comme leurs égales et acceptaient que le pouvoir fût entre leurs mains.
Les textes, la mythologie et l’archéologie confirment le fait que certaines de ces femmes celtes ont joui d’un réel pouvoir.
La reine Medb du Cycle d’Ulster apparaît comme une femme indépendante, ayant sa propre armée et la dirigeant d’une main de fer.
À Vix, en Bourgogne, la mise au jour d’une tombe laisse penser que la femme qui y fut enterrée au VIe siècle avant J.-C. avait un certain statut social. En effet, son corps avait été transporté sur un char à quatre roues, démonté et laissé dans le caveau, et était environné de nombreux bijoux ou pièces de vaisselle. Un énorme vase d’origine grecque était aussi dans la tombe et la dame de Vix portait elle-même une superbe torque en or ou un diadème. Certes, on aurait pu penser qu’elle n’était si richement honorée que par le haut rang de son époux mais l’époux n’apparaît nulle part ici. Pas une seule tombe environnant celle de la dame de Vix n’a révélé autant de richesses. Il semble donc que c’est bien la dame de Vix qui détenait le pouvoir.
Les auteurs classiques, notamment Tacite et Dion Cassius, ont confirmé que certaines femmes avaient rang de chef : la reine Boudicca en est un exemple frappant. Boudicca était la veuve du roi des Icéniens, Prasutag, qui avait passé un pacte avec l’empereur Néron, assurant ainsi l’indépendance de son royaume même après sa mort. Quand Boudicca prit le pouvoir, les Romains s’emparèrent de tous les biens des Icénes. Ce fut, pour Boudicca, le signal de la révolte : elle rassembla une grande armée de Bretons et saccagea les villes romaines de Londres, Colchester et Saint Albans. La Bretagne toute entière se souleva bientôt à l’appel de la reine outragée et Rome faillit bien perdre cette province. Mais le sort en avait décidé autrement et Boudicca, battue, se donna la mort.

L’homme à la serpe d’or

Druides gaulois, dont l'un porte une serpe et l'autre un bâton sacerdotal.
Druides gaulois, dont l’un porte une serpe et l’autre un bâton sacerdotal.

L’image du druide vêtu d’une longue toge, portant barbe blanche et suspendu à un chêne avec une serpe d’or tient plus du mythe ; un mythe allégrement repris par les mouvements néo-druidiques depuis le XVIIIe siècle puis par les dessinateurs de bandes dessinées du XXe siècle.
Les druides étaient peut-être vêtus d’une sorte de toge mais ils possédaient également nombre d’autres signes distinctifs, découverts au cours de fouilles archéologiques. Ils portaient sans doute une coiffe ou un bandeau, en bronze généralement, ainsi qu’une torque, signe de supériorité que l’on retrouve chez les chefs ou les représentations des dieux. Durant les rituels, ils portaient un sceptre ou un bâton sacerdotal et Pline parle d’un « œuf de druide », en pierre, qui leur permettait d’acquérir une plus grande éloquence. Quand à la serpe, s’ils en avaient une, elle n’était certainement pas d’or, qui est un métal trop mou, mais de bronze. Pour finir, il faut les voir avant tout comme des maîtres -dans le sens d’enseignants-, des médecins et comme les gardiens de la mémoire que comme des sorciers adeptes de la fabrication des potions.

« Les lauriers de César »

Vercingétorix, jeune chef arverne, vient de reconnaître sa défaite. Il quitte Alésia où il s’était retranché et pénètre dans le camp romain. Là, devant César, il jette ses armes aux pieds du vainqueur et se constitue prisonnier.
Dernier rempart contre la conquête romaine, Vercingétorix avait réussi, après maints efforts, à rallier tous les peuples gaulois sous son pavois. Mais, malgré la victoire de Gergovie, en août 52 av. J.-C., les légions romaines avançaient implacablement.
Le siège d’Alésia, preuve du génie militaire et stratégique romain, ne sera qu’une lente agonie. Enfermés dans la ville, les Gaulois mouraient de faim et leur rares tentatives de sortie étaient vouées à l’échec. Il ne restait qu’un seul espoir : l’arrivée de renforts… qui sont immédiatement repoussés, le 26 septembre 52 av. J.-C.. Dès lors, l’issue est inéluctable et, après la reddition de Vercingétorix, qui suit cet événement, la soumission de la Gaule toute entière n’est plus qu’une question de temps…

Vercingétorix : quand la Gaule défiait Rome

Statue de Vercingétorix.
Statue de Vercingétorix.

Alors que l’imagerie d’Épinal nous présente « nos ancêtres les Gaulois » comme un peuple de barbares chevelus et moustachus, depuis quelques années, celtologues et historiens remettent « les pendules à l’heure ». Ce ne sont pas les Romains, généreux dispensateurs de civilisation, on le sait, qui ont fait des Gaulois un peuple cultivé et civilisé. Les peuples celtes avaient leur propre civilisation, hautement complexe, avec leur hiérarchie, leur religion, leurs médecins, leurs architectes et leurs héros…
C’est de Marseille, comptoir gréco-celtique, que va partir toute la conquête romaine en Gaule. Pendant les guerres puniques, la cité phocéenne, craignant de voir sa force maritime supplantée par celle des Carthaginois, se fait l’alliée de Rome, alliance qui se renouvelle en 154 et en 126 avant J.-C., quand Marseille appelle les Romains à la protéger des tribus celtes environnantes. Ayant pris pied en Gaule, il ne fallut pas longtemps aux Romains pour annexer toute la côte de la Provincia. Et, au Ier siècle avant J.-C., profitant des perpétuelles divisions entre Gaulois, ils ont déjà annexé la Provence, le Languedoc-Roussillon et les rives du Rhône jusqu’à Lyon.
C’est vers cette époque que, pour les Gaulois qui sont plus des agriculteurs que des guerriers, le danger germain se fait de plus en plus précis. Et, en 58 avant J.-C., les Éduens, installés dans le Nivernais et la Bourgogne et depuis longtemps alliés de Rome, font appel aux légions afin de repousser les hordes d’Arioviste le Germain. C’est donc César, alors proconsul de la Gaule romaine, qui prend la tête des armées romaines…
Arioviste est effectivement repoussé hors des frontières gauloises mais pour le proconsul l’occasion est trop belle : à court d’argent et de gloire, César entame la conquête de la Gaule indépendante …
Les premiers à se révolter sont les tribus belges, extrêmement importantes et puissantes mais, jouant sur leur division, César les soumet sans grande difficulté. Les Armoricains tenteront, eux aussi, de repousser les légions romaines, sans plus de succès et, en 52 avant J.-C., César semble bien avoir conquis toute la Gaule.
C’est alors qu’un jeune chef arverne décide de « bouter » les Romains hors de Gaule… il s’appelle Vercingétorix !
L’histoire a très peu de sources sur ce grand personnage qu’est Vercingétorix et, fait incroyable, c’est uniquement grâce aux Commentaires de son ennemi César que son nom n’est pas tombé dans l’oubli.
Son père, Celtill, était à la tête des Arvernes, le plus grand peuple de Gaule, et avait, selon le général romain, obtenu le « principat de toute la Gaule ». Mais son ambition était trop grande et, parce qu’il avait voulu devenir roi, il fut envoyé au bûcher.
Mais quel est donc ce « principat » alors que César certifie qu’il n’y avait aucune unité entre les différents peuples de Gaule ? Certains historiens avancent l’hypothèse qu’il ne pouvait s’agir que d’un « principat » religieux, le druidisme étant le seul lien commun à tous les Gaulois… Cette thèse est intéressante et expliquerait la facilité avec laquelle Vercingétorix fédérera toute la Gaule, ce qu’il n’aurait pu faire avec l’opposition des druides. Vercingétorix reprendra donc l’idée de son père pour qui la survie de la Gaule ne pouvait se faire que dans l’unité.
« L’ami de Rome »
Quand il prend la tête de la révolte arverne, en 52 avant J.-C., Vercingétorix est loin d’être un inconnu pour le proconsul Caïus Julius César…
En effet, durant plusieurs années, le jeune chef arverne combat dans les armées de César en tant qu’auxiliaire. Il y acquiert l’art de la stratégie et la connaissance approfondie de la prodigieuse machine de guerre romaine.
Désigné au titre « d’ami de Rome », selon Dion Cassius, il est surtout proche de César qui cherche à mettre sur les trônes gaulois des hommes qui lui sont totalement dévoués. Et Vercingétorix, César le sait, est un des plus importants chefs arvernes. Sa famille est riche, il a hérité des nombreux clients -au sens romain du terme- de son père et possède un formidable talent d’orateur qui peut lui rallier tous les autres chefs. C’est ce qu’il fera… contre César !
Quand il prend la tête de la révolte, Vercingétorix a une vingtaine d’années. Il a une haute stature, un visage imberbe, comme en témoignent les pièces de monnaies qui le représentent, et possède, au plus haut point, l’art de la stratégie. Aussi attendra-t-il le départ de César à Rome pour lancer la révolte.
Les intérêts politiques du proconsul le rappelaient à Rome, aussi César quitte-t-il la Gaule au début de l’année 52 av. J.-C., laissant ses légions dans leurs quartiers d’hiver, dans le Nord, pour surveiller les Belges, et dans la Provincia. C’est le signal de la révolte.
Réunis dans la forêt des Carnutes, près de Chartres, les députés des nations gauloises font le serment de repousser l’envahisseur romain. À deux cents kilomètres de là, en Auvergne, le jeune Vercingétorix bat le rappel de tous les guerriers arvernes et, à Gergovie, sa capitale, se pose en chef de la révolte. Puis, il envoie des ambassades dans toutes les républiques gauloises afin de les rallier à sa cause.
Tout va alors très vite : Lucter, du Quercy, lui gagne le Rouergue et occupe pour lui le Lot et le Gévaudan, aux frontières de la Gaule romaine, avant de pénétrer en Provence et en Languedoc ; pendant ce temps, Vercingétorix, profitant  de la division des forces ennemies, marche sur les camps d’hiver des Romains, dans le Nord.
Mais César, averti du danger, ne tarde pas à reparaître…
La Gaule, terre brûlée

Bas-relief représentant un combat entre un Romain et un Gaulois.
Bas-relief représentant un combat entre un Romain et un Gaulois.

A la tête de ses légionnaires, le proconsul romain stope l’avance des Gaulois de Lucter, les repousse hors de Provence et décide d’éteindre la révolte dans l’œuf. Elle a commencé en Auvergne, c’est l’Auvergne qu’il attaquera ! Risquant le tout pour le tout, César franchit les Cévennes enneigées en plein hiver et fond comme un aigle sur le sud du pays.
Mais, grâce à un excellent système de routes praticables, il ne faut que quelques jours au chef arverne, alors aux environs d’Avaricum (Bourges), pour rebrousser chemin. Voyant cette armée considérable marcher sur lui, César, à la tête de ses huit légions, quitte l’Auvergne et se réfugie précipitamment chez les Éduens, ses alliés de toujours, avant de s’emparer de toutes les grandes villes gauloises qu’il croise sur sa route.
Vercingétorix, quant à lui, sait déjà qu’il ne pourra pas affronter les tacticiens romains en rase campagne : il préfère les harceler. Appliquant une politique de terre brûlée, il affame les Romains et les pousse à la faute.
Le premier affrontement a lieu à Noviodunum (Nevers). César vient d’accroître son prestige en s’emparant d’Orléans quand les guerriers gaulois fondent sur ses légionnaires. La victoire semble acquise quand le Romain, désespéré, tire sa « dernière cartouche » : il envoie à l’assaut la terrible cavalerie des Germains… Les Gaulois plient et se retirent, dépités. Mais cela ne fait que confirmer la stratégie de Vercingétorix qu’il déploiera à Avaricum (Bourges).
La capitale des Bituriges était, selon les dires de ses habitants, « la plus belle cité de Gaule » : aussi supplièrent-ils le chef arverne de l’épargner. Craignant, en anéantissant cette cité, de s’aliéner les grandes tribus gauloises, Vercingétorix cède de mauvais gré. Immédiatement après, César met le siège devant Avaricum…
La cité des Bituriges est presque totalement entourée de marécages et seul le sud est dégagé, laissant un étroit passage pour l’atteindre. C’est là que César prend position et entame le siège… sous l’étroite surveillance de l’armée gauloise qui s’est établie sur des buttes, à quelques kilomètres au sud. Et d’assiégeant, César devient vite l’assiégé…
Privés de vivres par les Gaulois, harcelés dans leurs fortifications, les Romains sont près de capituler quand Vercingétorix, qui peine de plus en plus à discipliner son armée, décide l’évacuation de la ville par le nord et la destruction de tous les vivres. Selon les dires de César lui-même, ce sont les cris des femmes et le grand tumulte qui accompagnait l’évacuation qui lui ouvrit les yeux. Comprenant le stratagème, il rassemble ses légionnaires et, dans un ultime effort, s’empare de la ville.
Ce qui pourrait paraître comme le premier échec important de l’Arverne va se transformer en gloire pour Vercingétorix. N’avait-il pas conseillé de détruire la ville ? N’a-t-il pas prouvé la valeur de sa politique de terre brûlée ? Au lieu d’être hué, l’Arverne est littéralement acclamé et définitivement reconnu comme le chef suprême de la révolte. Avaricum est une victoire politique… Gergovie sera une victoire militaire !
Le bouclier arverne
Avaricum prise, César peut croire à la victoire. Il se sépare de quatre légions, qu’il place sous les ordres de son lieutenant, Labiénus, avec ordre de juguler la révolte des Parisiens, et se dirige vers la capitale arverne. À Gergovie, il espère porter un coup fatal à l’insurrection.
Vercingétorix, qui ne démord pas de sa stratégie, tente d’épuiser son adversaire. Longeant la rive gauche de l’Allier, il coupe tous les ponts, obligeant les Romains à descendre toujours plus au sud pour trouver un gué. Le printemps est là et la montée des eaux semble un rempart idéal pour les Gaulois. Mais le rusé proconsul finit par prendre les Gaulois par surprise et, traversant la Limagne, se précipite vers Gergovie. Quand il arrive, Vercingétorix a organisé la défense de la ville et, comme à Avaricum, s’est établi avec Teutomate, chef des Nitiobriges d’Aquitaine et ancien « ami de Rome », sur les hauteurs environnant l’oppidum.
Condamné à installer son campement au pied des Dômes, César fait une cible idéale pour les archers et les cavaliers gaulois qui ne manquent pas une occasion de persécuter ses soldats. Et seul le poste avancé installé sur le piton de la Roche-Blanche permet au Romain d’organiser des attaques et d’assurer une défense relativement efficace.
Alors que César a quitté le camp pour regagner à sa cause les cavaliers éduens révoltés, une première attaque en force des Gaulois manque de débouter les Romains de toutes leurs positions. Une fois de plus, c’est la cavalerie germaine qui retourne la situation… Mais, chaque jour, la position des Romains est de plus en plus précaire, aussi César décide-t-il de faire une dernière tentative.
L’une des portes de l’oppidum, qui donne sur un col en pente douce, a été repérée par César. Vercingétorix, devinant les projets du Romain, met hâtivement cette porte en état de défense maximale.
Le jour de l’attaque, César, qui a suivi les mouvements des troupes gauloises, feint d’attaquer le col tout en envoyant le gros de ses troupes à l’assaut de l’oppidum, là où sont installés les guerriers de Teutomate…
Pris de vitesse, l’Aquitain n’a que le temps d’avertir Vercingétorix qui revient à bride abattue sur l’oppidum. Quand il arrive, les premiers assaillants escaladaient déjà le mur d’enceinte. Emportés par une fureur destructrice, les Gaulois les massacrent et César doit se replier précipitamment derrière les tranchées de son camp. Peu après, il abandonne le siège…
La nouvelle se propage alors comme une traînée de poudre. Dans toute la Gaule, le nom de Vercingétorix, vainqueur de César et libérateur du pays, est sur toutes les lèvres !
Le combat des chefs
Après ce « coup de pub » extraordinaire, les nations gauloises les plus hésitantes, y compris les Éduens, se joignent comme un seul homme derrière le vainqueur de Gergovie.
L’armée de César, renforcée par les quatre légions de Labiénus, met le cap sur l’Italie. Menacé de tous côtés, condamné à louvoyer, César dirige son armée sur la Saône quand il est intercepté par Vercingétorix, venu en droite ligne de Bibracte, où il a été reconnu par tous comme unique chef de la nouvelle unité gauloise lors d’une assemblée extraordinaire de tous les chefs gaulois.
Gardant à ses côtés les hommes nécessaires au harcèlement des légions romaines, Vercingétorix disperse les autres avec pour mission de conquérir les provinces romaines de Gaule. Peu après, d’ailleurs, le Languedoc et le Vivarais sont occupés…

Arme gauloise.
Arme gauloise.

C’est sur les bords de l’Ouche que se situe la rencontre des deux armées. Là, à la vue de l’armée en fuite, Vercingétorix enflamme le cœur de ses hommes :
-Les Romains, leur dit-il, s’enfuient dans leur province et abandonnent la Gaule. C’est assez pour assurer la liberté du moment mais trop peu pour la paix et le repos de l’avenir ! Ils reviendront avec de plus grandes forces et la guerre sera sans fin !
Frissonnant d’ardeur guerrière, les chefs de la nombreuse et superbe cavalerie gauloise, que Vercingétorix a désignés pour mener l’assaut, prêtent serment devant les dieux : ils ne regagneront leur toit et leur famille qu’après avoir traversé deux fois, de part en part, la colonne ennemie !
Les Gaulois chargent l’arrière-garde romaine, donnant l’assaut sur trois flancs. Mais c’est alors qu’apparaissent… les redoutables cavaliers germains ! Le combat traîne en longueur, la résistance est farouche et César, à la tête d’une troupe de choc, porte tour à tour secours aux hommes les plus en difficulté. Lui-même manque de finir prisonnier ! Saisi à bras-le-corps par un solide géant gaulois, il ne doit la liberté qu’au manque de discernement du guerrier qui croyait ne tenir qu’un vulgaire officier. Seule l’épée du Romain restera sur le champ de bataille…
Finalement, l’acharnement des auxiliaires germains fait tourner l’avantage. Attaquant, massacrant, ils forcent les Gaulois à la retraite. Alors, c’est la débandade !
Atterré par cette cuisante défaite, Vercingétorix se replie précipitamment dans la forteresse d’Alésia, ancien lieu sacré de la Gaule. Mais les dieux semblent avoir abandonné le chef arverne… Poursuivant les fuyards, César entreprend d’affamer les assiégés.
Un nouvel échec de la cavalerie gauloise face aux Germains convainc Vercingétorix de transformer ses cavaliers en estafettes : l’appel au secours du jeune chef résonne bientôt à travers toute la Gaule…
Mais à peine les cavaliers ont-ils traversé les lignes romaines que César met en branle un formidable système de fortifications et de tranchées.
Trois fossés de quinze pieds de large et de profondeur entourent l’oppidum, l’un rempli d’eau, l’autre hérissé de pieux. Derrière ces fossés, s’élèvent le terrassement et la palissade du campement, elle aussi protégée de pieux acérés. Enfin, d’autres fossés ou puits, tapissés de pieux aigus, de pointes de fer, recouverts de terre et de branchages, sont creusés sur environ huit rangs. Ceci achevé, César ordonne la même disposition de l’autre côté du camp, pour parer à une éventuelle attaque des troupes de secours.
Alésia est verrouillée…
L’ultime bataille
En moins d’un mois, l’armée de secours, réunie sous le commandement de Comm « l’Artebate », ou « l’Artésien », rejoint Alésia à marche forcée.

Vercingétorix se rendant à César (gravure du XIXe siècle).
Vercingétorix se rendant à César (gravure du XIXe siècle).

Quand ils arrivent enfin en vue de l’oppidum, les assiégés, qui n’ont plus de vivres, ont dû expulser les habitants de la ville, hommes, femmes et enfants. Perdus dans le no man’s land qui sépare les deux adversaires, les Mandubiens imploreront la grâce de César… en vain !
À l’arrivée de Comm, les assiégés reprennent courage et, dans un dernier sursaut d’énergie, se lancent à l’attaque. Pris entre deux feux, les Romains résistent tant bien que mal aux ravages que font les archers gaulois dans leurs rangs, jusqu’à l’arrivée… des cavaliers germains ! « Massés en un seul point, en escadrons serrés, les cavaliers germains chargent l’ennemi et le refoulent » puis ils isolent les archers et les massacrent un à un…
Une deuxième attaque a lieu de nuit : c’est un nouvel échec et, au lever du jour, César, satisfait, peut contempler les pièges et les chausse-trappes jonchés de corps empalés. César a prouvé son génie militaire mais il semble que les forces gauloises soient inépuisables et, le troisième jour, environ cinquante mille nouveaux guerriers surgissent du nord de la ville et lancent un ultime assaut.
Les Gaulois se déploient sur tout le nord et l’ouest des fortifications, sachant pertinemment que le proconsul ne pourra résister à une attaque d’une telle ampleur à l’intérieur et à l’extérieur du siège. Pourtant, une fois de plus, les Romains sont sauvés par les Germains qui prennent l’armée de secours à revers et la mettent en pièces.
Les lauriers de César
Les vivres sont épuisés et le désespoir s’est emparé des assiégés après cette dernière défaite. Une seule chose pourra sauver les Gaulois révoltés : le sacrifice du chef.
Alors que tous les chefs gaulois se rendent, désarmés et vaincus, à César, le proconsul voit se présenter celui qui lui a tenu tête neuf mois durant. Paré de ses plus beaux ornements, Vercingétorix, dans le silence le plus complet, jette ses armes aux pieds de son vainqueur…
Six ans plus tard, lors du triomphe de César, les Romains peuvent contempler le fier guerrier, tout juste sorti de la prison Mamertine, enchaîné et amaigri. Le lendemain, il est exécuté…
Ainsi finit le héros de nos siècles anciens, conclut Henri Martin ; ainsi tomba cette première France qu’on appelait la Gaule…

Marseille, cité provençale

Fondée par les Grecs au VIe siècle avant J.-C., Marseille devient l’un des foyers du commerce méditerranéen durant l’Antiquité et un centre de rayonnement de la culture grecque et romaine en Gaule. Les invasions des barbares (Francs, Wisigoths ou Burgondes) et la menace des Sarrasins réduisent pendant quelques temps son rôle commercial mais, dès la première croisade, la cité phocéenne retrouve toute sa grandeur. Autonome, dirigée par des consuls, fière de son indépendance, elle forme une sorte d’enclave « républicaine » à l’intérieur des terres provençales,

ce qui est bien loin de satisfaire Charles d’Anjou, alors comte de Provence. Le 2 juin 1257, après un siège de plusieurs mois, Marseille capitule et devient une possession provençale à part entière.

La dernière bataille d’Alésia

Reconstitution du siège d'Alésia.
Reconstitution du siège d’Alésia.

Depuis le XVIe siècle, Alise-Sainte-Reine, modeste bourgade de la Côte d’Or située sur le mont Auxois, était considérée comme l’ancien site d’Alésia.
Mais, au milieu du XIXe siècle, époque où tout un chacun se piquait de celtomanie et où l’archéologie vivait son âge d’or, cette conviction fut fortement ébranlée par la découverte d’un architecte de Besançon, Alphonse Delacroix. Au cours de ses périples dans le Jura, Delacroix, président de la Société d’émulation du Doubs, découvre le site escarpé d’Alaise, dont il acquiert bien vite la conviction qu’il s’agit de l’antique Alésia. Cette « découverte » ne serait sans doute pas sortie des registres de la Société d’émulation du Doubs si le médiéviste Jules Quicherat et le spécialiste de la Gaule Ernest Desjardins n’avaient pris fait et cause pour la théorie de Delacroix.
Le monde archéologique et historique se déchaînent et c’est en pleine guerre Alise-Alaise que, le 4 mai 1861, commencent les fouilles d’Alise-Sainte-Reine. Des épées, des javelots et des casques gaulois sont mis au jour, semblant confirmer la théorie des partisans d’Alise, alors que celle d’Alaise conclut par l’absence totale de traces évoquant une armée gauloise ou même romaine.
Les fouilles d’Alise se poursuivent jusqu’au milieu du XXe siècle et débouchent sur la découverte d’une ville gallo-romaine qui succéda sans doute à l’oppidum dans lequel s’était battu Vercingétorix.
La preuve est alors faite. Pourtant, jusqu’au milieu du XXe siècle, et même encore de nos jours, certains érudits mettent en doute l’authenticité du site d’Alise-Sainte-Reine, jadis appelée… Alésia.

Sainte Geneviève, patronne de Paris

Sainte Geneviève (422-502).
Sainte Geneviève (422-502).

Dans les pires moments de son histoire, la France a été sauvée par des femmes, c’est pourquoi sainte Geneviève, au même titre que sainte Jeanne d’Arc, est la patronne de la France.
Selon sa Vie, sainte Geneviève s’est elle-même consacrée à Dieu alors qu’elle n’avait que sept ans et a pris le voile à l’âge plus raisonnable de quinze ans.
Mais c’est en 451 que sainte Geneviève va acquérir ce titre de patronne de la France et de Paris : Attila, ce barbare venu du fond de la Tartarie, « s’avance vers le Rhin à la tête de cinq cent mille hommes,

écrase les Bourguignons qui opposent une vaine résistance à son passage, met tout à feu et à sang dans les provinces du Nord et… marche droit sur Paris afin d’y traverser la Seine ».
Les habitants, affolés, sont prêts à fuir devant les hordes des Huns mais la petite Geneviève leur redonne courage et prépare la résistance de la capitale. Attila finit par abandonner Paris et se dirige vers Orléans. Paris est sauvée…
À sa mort, le 3 janvier 502, sainte Geneviève est enterrée à Nanterre, sa ville natale, avant de voir ses reliques transportées à Saint-Pierre-et-Saint-Paul, l’actuel Panthéon. Elle y sera vénérée jusqu’à la Révolution où ses reliques seront brûlées et dispersées en place de Grève…