Pétra, la cité rose

Le Khazneh à Petra (photo récente).
Le Khazneh à Petra (photo récente).

Un paysage désertique, rocailleux ; des falaises abruptes, lisses ; une flore parsemée et une faune qui se cache. Tel est la vision qu’avaient les caravaniers arabes, lorsqu’ils remontaient les côtes de la mer Rouge pour atteindre les ports commerciaux de Méditerranée. Et soudain, Pétra ! Une cité creusée dans le roc rose des falaises. Un monde de temples et de tombes, un monde qui fascine, comme ce Monastère, à la façade imposante de 42 mètres de haut et 45 de large ; comme le tombeau à l’Urne ou comme le tombeau Renaissance ; enfin, comme la Khazneh, orné d’une double série de colonnes, d’une rotonde et d’une statue d’Isis, temple probablement fondé par l’empereur Hadrien et qui doit son nom aux Arabes qui croyaient qu’il contenait un trésor (el Khazneh signifie « le trésor des pharaons »).
Ville antique, Pétra fut la capitale des Édomites et des Nabatéens avant d’être occupée par les Romains à qui l’on doit sans doute ces monuments merveilleux et qui firent de cette cité fascinante la capitale de l’Arabie Pétrée. Tombée dans l’oubli après la conquête musulmane, Pétra devra sa redécouverte et même sa résurrection aux archéologues qui, à la suite de Burckhardt, seront attirés, tout comme des centaines de touristes, par la ville aux multiples tombes, la cité rose de l’Arabie Pétrée.

Domus aurea de Néron

L’historien romain Suétone a laissé une description étonnante de la fameuse Domus aurea érigée sur ordre de l’empereur Néron lors de son grand chantier de réabilitation de Rome. Un récit à la mesure de l’ambition et de la mégalomanie de cet empereur.
Pour donner une idée de sa grandeur et de sa magnificence, il suffira de dire que dans le vestibule s’élevait une statue colossale de Néron, haute de cent vingts pieds ; que des portiques à trois rangs de colonnes mesuraient un mille ; qu’on y voyait un lac, semblable à une mer, entouré d’édifices qui faisaient songer à une ville ; que de grandes étendues, parsemées de prairies, de vignes, de pâturages et de forêts, contenaient une multitude d’animaux et de bêtes fauves.
Les diverses parties de ce palais étaient dorées partout et ornées de pierreries et de nacre. Les salles à manger avaient des plafonds faits de planches d’ivoire mobiles et répandaient sur les convives, quand on les ouvrait, des fleurs et des parfums. La salle principale était formée par une espèce de rotonde, dont le faîte tourné jour et nuit, suivait le mouvement du monde. Les bains étaient alimentés par l’eau de la mer et les sources d’Albula.
Lorsqu’enfin ce palais fut terminé et inauguré, Néron n’eut que ces seuls mots pour exprimer sa joie :
-Je commence à être logé comme un homme !

Pétra, la cité rose

Kazneh de Petra.

C’était une première : le 6 juillet dernier, un sondage géant, mondial, permettait de désigner les nouvelles Merveilles du monde. Des Merveilles présentes sur les cinq continents ; des Merveilles produites par des civilisations aussi diverses que celle des Aztèques, que les Brésiliens de Rio de Janeiro ou que les architectes de Pétra. Des Merveilles qui, si elles ne sont plus seulement sept, comme à l’époque antique, ont cependant conservé un critère essentiel : celui de révéler le génie artistique, l’esprit de grandeur d’un peuple tout entier, à l’image de l’antique cité de Pétra.
Un paysage désertique, rocailleux ; des falaises abruptes, lisses ; une flore parsemée et une faune qui se cache. Tel est la vision qu’avaient les caravaniers arabes, lorsqu’ils remontaient les côtes de la mer Rouge pour atteindre les ports commerciaux de Méditerranée. Et soudain, Pétra ! Une cité creusée dans le roc rose des falaises. Un monde de temples et de tombes, un monde qui fascine, comme ce Monastère, à la façade imposante de 42 mètres de haut et 45 de large ; comme le tombeau à l’Urne ou comme le tombeau Renaissance ; enfin, comme la Khazneh, orné d’une double série de colonnes, d’une rotonde et d’une statue d’Isis, temple probablement fondé par l’empereur Hadrien et qui doit son nom aux Arabes qui croyaient qu’il contenait un trésor (el Khazneh signifie « le trésor des pharaons »). 
Ville antique, Pétra fut la capitale des Édomites et des Nabatéens avant d’être occupée par les Romains à qui l’on doit sans doute ces monuments merveilleux et qui firent de cette cité fascinante la capitale de l’Arabie Pétrée. Tombée dans l’oubli après la conquête musulmane, Pétra devra sa redécouverte et même sa résurrection aux archéologues qui, à la suite de Burckhardt, seront attirés, tout comme des centaines de touristes, par la ville aux multiples tombes, la cité rose de l’Arabie Pétrée.

De l’art roman aux cathédrales

Abbaye de Fontevrault où sera, notamment, enterrée Aliénor d'Aquitaine.
Abbaye de Fontevrault où sera, notamment, enterrée Aliénor d’Aquitaine.

On vit reconstruire des églises dans presque tout l’univers, mais surtout en Italie et en Gaule. On le faisait même quand cela n’était pas nécessaire, chaque communauté chrétienne se piquant d’émulation pour édifier des sanctuaires plus somptueux que ceux de ses voisins. On eût dit que le monde secouait ses haillons pour se parer d’une robe blanche d’églises.
Ainsi parle, au milieu du XIe siècle, vers l’an 1048, Raoul Glaber le moine bourguignon de Cluny, qui est conscient d’assister à un événement important : la naissance de ce que, des siècles et des siècles plus tard, un archéologue normand, Charles de Gerville, appellera « l’art roman ».
Qu’est-ce que cet art roman, auquel, semble-t-il, il ne manque qu’un iota pour être romain ? Définition officielle : « art de la construction et du décor que connut l’Occident au temps des premiers Capétiens, pendant les XIe et XIIe siècles ». Ensuite, c’est « l’art gothique ».
L’art roman est méditerranéen et monastique ; l’art gothique est nordique (s’entend : nord de la Loire…) : c’est celui de la plupart des grandes cathédrales et des constructions élevées du XIIIe siècle à la Renaissance. Différence ? Bach et Beethoven. À Chartres, Amiens, Bourges, Notre-Dame de Paris, cela vibre, bouge, palpite, monte, étincelle. À Saint-Benoît-sur-Loire, Saint-Étienne-de-Nevers, Paray-le-Monial, Fontevraud, Vézelay, cela médite, veille, s’immobilise, se calme, prie.
Cet art roman qui définit et signe les débuts de la civilisation européenne, comment est-il né ?
Dans l’Empire romain finissant, tout monument était une basilique : une salle rectangulaire, avec des rangées de colonnes latérales (ce qui a donné la nef centrale et les nefs latérales) et, à une des extrémités, un hémicycle (c’est l’abside). Ces basiliques romaines étaient aussi bien temples païens, tribunaux, premières églises chrétiennes…

Viennent les Barbares qui envahissent le monde romain, s’y infiltrent, s’y installent… et, bien sûr, s’y convertissent. Sur les ruines du vieil empire, après maintes péripéties au fil de quelques siècles, naît un nouveau et fort puissant empire : l’Empire carolingien. Consciemment, celui-ci veut renouer avec la tradition romaine : au IXe siècle, c’est la Renaissance carolingienne, aux amples églises qui sont évidemment d’exactes basiliques. Avec des innovations, par exemple, des tours encastrées dans la façade, que l’art gothique retrouvera avec enthousiasme.
Puis viennent les Normands en France et les Hongrois (ou Magyars) en Italie du Nord. Incendies, pillages, destructions : tout est rasé, les villes disparaissent, le monde européen redevient agricole et quasi préhistorique. Les seules communautés survivantes sont les communautés monastiques. Les Normands assimilés et les Magyars refoulés, voici le temps, comme après toute guerre totale, de la reconstruction.
Il n’y a plus beaucoup de maçons dans cette Europe ravagée du XIe siècle ; les seuls ateliers capables de faire face à l’afflux de commandes sont les ateliers des maçons lombards de l’Italie du Nord, dont la filiation remonte d’ailleurs souvent jusqu’à l’antiquité. Ils vont circuler en France du Midi et remonter le long de la vallée du Rhône jusqu’en Bourgogne et même atteindre la Rhénanie. Ils donnent à ce premier âge roman une forte unité de style : une grande simplicité de plan, souvent des murs à deux étages superposés de colonnades, clocher bas, pierres grossièrement concassées ou taillées et surtout charpente de bois.
Les chroniques de l’époque sont pleines de récits d’incendies détruisant ces églises, qu’il faut perpétuellement reconstruire et qui sont perpétuellement à la merci des flammes dévastatrices. Ainsi naît l’idée, à la fin du XIe siècle, de remplacer le bois par la pierre « pour protéger l’édifice du feu et pour rendre sa structure plus parfaite ».
Le second âge roman est né.
Difficilement. Car se pose alors un problème technique complexe : une charpente de bois est droite ; des pierres ne peuvent être posées qu’en voûte, appuyée sur des arcs ou berceaux. Mais cette voûte pèse lourd et « pousse » obliquement : les arcs en plein cintre, c’est-à-dire en demi cercle, ont la poussée la plus forte, cette poussée est réduite quand l’arc est « brisé » au milieu parfois aussi, la voûte est divisée en plusieurs coupoles juxtaposées. L’architecture romane est le résultat de la lutte opiniâtre sans cesse recommencée des maçons d’il y a mille ans contre la « poussée » de voûtes de pierre. Il y a eu des échecs : ainsi les moines de Cluny voulurent une église de la même longueur que celle de Saint-Pierre, dans l’ambition d’être une « seconde Rome », soit 130 mètres. Et la voûte fut élevée à 128 mètres. Elle s’écroula en 1125.
Mais, quand on parle d’art roman, on privilégie trop fortement ces contraintes techniques qui ont eu certes leur importance. L’essentiel pourtant est-il là ? Car l’art roman n’est pas qu’architecture : il est aussi, il est surtout, sculpture.
Au premier âge roman, c’est la peinture murale qui est encore l’élément décoratif essentiel. Il reste de rares témoignages comme le chœur peint de l’église de Vicq, en Berry, ou Brinay, dans le Cher. Mais sous les voûtes de pierre aux murs percés de rares fenêtres, la lumière se fait pénombre et la peinture est remplacée par la sculpture.
Ces sculptures sont à l’intérieur de l’église, mais surtout à l’entrée : le grand portail sculpté est une invention absolument originale de l’art roman, dont on ne voit l’origine ni dans l’antiquité ni dans l’art barbare. La maladresse sublime des sculptures se fond dans une composition qui est, elle, au contraire, d’une fermeté très élaborée.
Saints de pierre aux plis raides, Vierges à l’enfant hiératiques, êtres humains aux yeux d’angoisse aveugle, monstres du tourment métaphysique cachés à l’ombre d’une sombre colonne, rois à jamais figés, maigres Christs de bois aux dorures que le temps écaille…

L’Escurial, en l’honneur de saint Laurent

Philippe II d'Espagne (1527-1598).
Philippe II d’Espagne (1527-1598).

Le 2 octobre 1872, la foudre tombe sur l’Escurial qui s’enflamme, menaçant ainsi le monument édifié conformément au vœu de Philippe II. Le 10 août 1557, fête de saint Laurent, le souverain espagnol assiège Saint-Quentin quand les troupes françaises arrivent au secours de la ville.
L’affrontement semble inévitable et Philippe II fait alors le vœu d’élever un sanctuaire au saint du jour s’il remporte la bataille. L’Espagnol est victorieux et, dès 1563, il confie à Juan de Toledo la construction d’un palais et d’un monastère. Achevé en 1584 par Juan de Herrera, l’Escurial a, selon le désir du roi, la forme d’un gril, instrument du supplice de saint Laurent.

Le tombeau de Mausole

Le tombeau de Mausole (gravure ancienne).
Le tombeau de Mausole (gravure ancienne).

Halicarnasse était une ancienne cité grecque d’Asie Mineure placée sous l’autorité d’un satrape. Durant les guerres médiques (Ve siècle avant J.-C.), opposant Xerxès Ier, roi de Perse, à la Grèce, Artémise, souveraine d’Halicarnasse, devait s’allier au Perse. Elle acquit une grande réputation de ténacité et de courage chez les Grecs, mais devait perdre une bonne partie de cette puissance commerciale qui faisait la richesse d’Halicarnasse. Ce n’est que cent ans plus tard, que la cité devait renouer avec la célébrité.
Le satrape était alors un certain Mausole, descendant de cette fameuse Artémise guerrière. Puissant mais avide, véritablement despotique selon certains historiens antiques, il était cependant fort aimé d’une personne, son épouse (qui était également sa sœur, coutume que l’on retrouve chez les pharaons), Artémise, au point que cette dernière se révéla inconsolable quand il mourut :
Après sa mort (en 353 avant J.-C.), raconte l’écrivain antique Aulu-Gelle, Artémise serrant son corps entre ses bras et l’arrosant de ses larmes, le fit porter au tombeau avec un magnifique appareil. Ensuite, dans l’ardeur de ses regrets, elle les fit réduire en poussière, les mêla dans sa coupe avec de l’eau et les avala. Elle donna encore d’autres marques d’un violent amour. Et elle fit élever à grand frais, pour conserver la mémoire de son époux, ce sépulcre fameux, qui mérita d’être compté au nombre des Sept Merveilles du monde…

Saint-Basile : l’œuvre d’Ivan le Terrible

La cathédrale Saint-Basile, à Moscou (gravure du XIXe siècle).
La cathédrale Saint-Basile, à Moscou (gravure du XIXe siècle).

Si, depuis la fondation de Saint-Pétersbourg par Pierre le Grand, en 1703, Moscou n’était plus la capitale administrative de la Russie tsariste, elle sût garder, toutes ces années durant, le statut de capitale religieuse et historique. En bref, Moscou était toujours le cœur de la Russie. D’ailleurs, n’est-ce pas dans cette cité que les tsars continuaient de se faire couronner ? Saint-Pétersbourg est l’image de la Russie moderne, celle des tsars éclairés ou libérateurs, comme Pierre le Grand ou Alexandre II. Moscou reste la ville d’Ivan le Terrible, une cité mi-européenne mi-asiatique, comme le révèlent si admirablement les monuments haut en couleur qui font sa réputation.
L’église Saint-Basile est un de ces monuments, combinant l’amoncellement fantaisiste des coupoles et les couleurs les plus vives. Elle fut d’ailleurs construite, en 1554-1557, sur l’ordre d’Ivan le Terrible pour célébrer la prise de Kazan, en Tatarie. On raconte que le tsar cruel fut si content de la manière dont l’architecte avait exécuté ses ordres qu’il lui fit crever les yeux : ainsi, le malheureux ne serait pas tenté d’élever ailleurs un aussi bel édifice et Saint-Basile serait unique au monde…

Haussmann, le baron-bâtisseur

Le baron Haussmann (1809-1891).
Le baron Haussmann (1809-1891).

Paris est le cœur de la France. Mettons tous nos efforts à embellir cette grande cité et à améliorer le sort de ses habitants, proclamait Louis-Napoléon Bonaparte en 1850.
Pour réussir cette entreprise, le prince-président désigne Georges-Eugène Haussmann (1809-1884), préfet de la Seine depuis 1853. Tout en épargnant des quartiers comme le Marais ou bien Montmartre, Haussmann dégage les principaux monuments et élabore la «grande croisée» qui traverse Paris d’est en ouest et du nord au sud (Saint-Michel, Rivoli, Sébastopol et enfin Strasbourg).
Ensuite, il met en œuvre le tracé des grands boulevards et, pour finir, il restaure les communes telles qu’Auteuil, Passy, Vaugirard et fait aménager des espaces verts dans la capitale et à sa périphérie.
Avec Haussmann, Paris, transformé, devient une métropole moderne sans pour autant perdre son charme.

La tour penchée

La tour de Pise, d'après une gravure du XIXe siècle.
La tour de Pise, d’après une gravure du XIXe siècle.

Tout le monde connaît le glorieux passé de Venise, Gênes ou encore Florence, mais qui se soucie de celui de Pise ? Comme ses illustres républiques sœurs, Pise acquit un essor extraordinaire dès le Xe siècle, lorsque, à la suite des croisades, reprirent les relations commerciales avec l’Orient. La position abritée de son port, situé à l’embouchure de l’Arno, allait être un atout essentiel de Pise qui devint une des principales rivales de Gênes et de Venise. Rapidement, Pise s’étendit également en Sardaigne, d’où elle devait chasser les Sarrasins dès le XIe siècle, puis en Corse et aux Baléares. Après deux siècles de domination presque incontestée sur les mers, Pise devait cependant s’incliner, victime du déclin des Hohenstaufen qu’elle avait ardemment soutenus dans le conflit entre Guelfes et Gibelins.
De cette période de faste et de puissance, Pise a cependant conservé quelques monuments, dont le plus exceptionnel est, sans conteste, la célèbre Tour penchée. Ce campanile (clocher isolé de l’église), construit tout en marbre blanc et mesurant pas loin de 56 mètres de haut, fut édifié entre 1174 et 1350, en même temps que la cathédrale, le baptistère et le Campo santo, autres monuments célèbres de la cité toscane. Mais sa célébrité tient surtout à son aspect penché, dû soit à un affaissement du terrain, soit à un défaut dans les fondations, aspect qui lui a valu son nom de Tour penchée.

Le Saint-Sépulcre, l’âme de la chrétienté

Vue de Jérusalem (gravure du Moyen Age).
Vue de Jérusalem (gravure du Moyen Age).

Centre de l’Église primitive, née au lendemain de la Pentecôte, Jérusalem fut, dès le IIe siècle, un lieu de pèlerinage pour les chrétiens, désireux de se recueillir sur les lieux de la Passion et de la mort du Christ. La mise au jour des Lieux saints sous le règne de l’empereur Constantin -notamment la découverte de la vraie Croix par sa mère, sainte Hélène- devait accroître l’afflux des pèlerins, désormais accueillis dans les basiliques du Martyrium, de l’Élonora et de l’Anastasis, nom donné à la première basilique du Saint-Sépulcre, édifiée sur le tombeau du Christ. Voici la description qu’en donna un voyageur anglais du Moyen Âge, Arculf :
Cette église, très grande, tout en pierres, forme un cercle parfait ; elle s’élève sur trois murs entre chacun desquels est la largeur d’une route ; dans l’espace du mur moyen, on a eu l’art de faire trois autels. Cette église ronde, avec ses autels, l’un au midi, l’autre au nord, l’autre au couchant, est soutenue par douze colonnes de pierre d’une grandeur étonnante. Elle a huit portes, c’est-à-dire quatre entrées percées dans ses trois murs ; quatre de ces portes sont placées au vent du Vulturne, que l’on nomme aussi Calcias, et les quatre autres vers l’Eurus. Au milieu de cette rotonde est taillé dans le roc un oratoire où neuf hommes debout peuvent prier à la fois et, au-dessus de la tête d’un homme d’une taille ordinaire jusqu’à la voûte, est encore l’espace d’un pied et demi. L’entrée de ce petit oratoire regarde l’orient ; à l’extérieur il est couvert de marbre de choix ; le sommet est orné d’or et surmonté d’une grande croix d’or.