Vauban : maître dans l’art de la guerre

Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707).
Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707).

La France toute entière reste marquée par le passage de Vauban ; partout, on retrouve la trace de son œuvre… majeure, impressionnante. Une véritable ceinture de forteresse qui entoure la France. Telle était du moins l’intention de Vauban et, à travers lui, de Louis XIV.
Né dans une famille de petite noblesse, Sébastien Le Prestre de Vauban s’enrôle à dix-sept ans dans les troupes de Condé qui est alors engagé contre la Fronde. Fait prisonnier par les troupes royales, Vauban passe au service de Mazarin (1653), dirige un premier siège à Clermont-en-Argonne et devient, deux années plus tard, ingénieur du roi. En 1658, il dirige les sièges de Gravelines, Ypres et Oudenaarde ; dans les années suivantes, il est chargé de reconstruire de nombreuses forteresses, comme celle de Dunkerque. En 1667, il s’empare de Lille et de Douai, qu’il fortifie à leur tour, puis dirige les principaux sièges de la guerre de Hollande (1672-1678). C’est lors du siège de Maastricht, en 1673, qu’il inaugure le système des parallèles d’attaque, système qui devait être adopté par toutes les armées et qui allait conduire la cité à capituler en treize jours à peine.
Brigadier général en 1674, Vauban est nommé commissaire général des fortifications en 1678. C’est à partir de ce moment qu’il se lance dans cet ambitieux projet : doter la France d’une véritable ceinture de forteresse.
Signature de Vauban.
Signature de Vauban.

C’est sur les frontières de l’Est du royaume, plus exposées, qu’il devait intensifier ses constructions ; sur les frontières de l’Est qu’il devait adapter ses fortifications en les créant plus basses, donnant ainsi moins de prises aux tirs d’artillerie. Maubeuge, Longwy, Sarrelouis et surtout Landau ou Neuf-Brisach.
Les constructions ne furent pas les seules intérêts de Vauban qui ne cessera de perfectionner les méthodes d’attaque : les feux croisés, les boulets creux, le tir à ricochet, autant de techniques qui place Vauban comme un guerrier accompli, comme un maître dans l’art de la guerre. Une maîtrise qui sera reconnue par ses contemporains avant de l’être par les historiens ; une maîtrise qui lui vaudra un bâton de maréchal, jusqu’à ce que sa franchise lui fasse perdre de sa faveur auprès du roi. Jusqu’à ce que ses idées, presque révolutionnaires avec notamment l’idée d’un impôt unique englobant également les privilégiés, le tiennent éloignées de la cour. Il n’y reparaîtra plus jusqu’à la date de sa mort en 1707.

Camille Desmoulins ou l’utopie vaincue

C’est à Guise, dans une famille bourgeoise, que naît Camille Desmoulins le 2 mars 1760. Bon élève, il est envoyé en 1771 à Paris, au collège Louis-le-Grand, où il fait la connaissance de Maximilien de Robespierre et de Georges Danton.
Licencié en droit, Desmoulins, qui est affligé d’un affreux bégaiement, s’éloigne de la carrière d’avocat pour embrasser celle de journaliste, où il brillera de tous ses feux… C’est avec Mirabeau qu’il fait ses débuts. La Révolution n’en est alors qu’à ses balbutiements mais Camille, enthousiasmé par les idées qu’elle véhicule, appelle le peuple aux armes et le conduit jusqu’à la Bastille.
Rendu célèbre par son journal, Les Révolutions de France et de Brabant, il épouse Lucile Duplessis, à qui il communique bien vite son enthousiasme révolutionnaire.
Membre du Club des cordeliers, ami de Robespierre, il participe à la chute des girondins mais rallie bien vite le camp de Danton, las, comme lui, des massacres incessants. Pour mieux combattre la Terreur, Desmoulins fonde un nouveau journal, Le Vieux Cordelier, où il défend avec ardeur la politique des « indulgents », tout en dénonçant les exactions du Comité de salut public.
Malgré les rappels à l’ordre de Robespierre, Camille, qui rêve encore d’une République juste, s’obstine et finit en prison avec Danton. Le 5 avril 1794, il monte sur l’échafaud. Sa femme, âgée de vingt-trois ans, le suivra huit jours plus tard…

Vatel : l’art des papilles

Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.
Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.

Parce que la fête était désormais érigée en art de vivre, parce que la perfection en était la condition indispensable, Vatel, le plus célèbre des maître d’hôtel français, va devenir une véritable légende. Découvert par le Roi-Soleil alors qu’il était au service du surintendant Nicolas Fouquet -le fameux et malheureux maître de Vaux-le-Vicomte-, passé ensuite au service du prince de Condé, on a dit de cet adepte de la perfection qu’il s’était passé une épée en travers du corps… parce qu’une sauce avait été raté. Ou serait-ce parce que la marée avait manqué lors d’une fête donnée en l’honneur du roi ? Ou par simple dépit amoureux ? De fait, les légendes se multiplient pour accréditer une conscience professionnelle bien supérieure à ce qu’elle aurait dû être. Mais en est-il autrement maintenant, où la moindre bulle d’oxygène saveur foie gras déplace les foules ? Ou le moindre restaurant étoilé fait réserver ses tables des mois à l’avance ? Serait-ce que la France, berceau auto-proclamé de la grande cuisine, abhorre la médiocrité ? Ou serait-ce plus simplement que aujourd’hui comme hier la cuisine se conjugue comme un art, d’où un excès du maître comme de l’admirateur lorsque cet "art" est à la mode ?

Le cruel baron des Adrets

Le baron des Adrets obligeant un malheureux à se jeter dans le vide.
Le baron des Adrets obligeant un malheureux à se jeter dans le vide.

Le 2 février 1587, mourait en son château de La Frette, en Dauphiné, l’un des plus redoutables et des plus cruels combattants des guerres de religion.
François de Beaumont, baron des Adrets, d’un caractère intrépide et violent, commence sa « carrière » dans les guerres d’Italie mais c’est dans les rangs des réformés puis des catholiques qu’il va acquérir sa sinistre réputation. Pour la réforme, il s’empare de Lyon, Valence, Grenoble, Montélimar, Vienne, Orange puis passe aux côtés des catholiques, combattant avec la même hargne ses propres coreligionnaires. D’une cruauté légendaire, il se fait détester des deux partis et certains épisodes de sa « légende noire » font encore frémir : on raconte en effet qu’il aimait à enterrer ses prisonniers, ne laissant dépasser que la tête, afin que ses soldats puissent jouer aux quilles ! Une autre fois, alors qu’il regardait les prisonniers se jeter du haut d’une plate-forme pendant son dîner, l’un d’eux ayant pris deux fois son élan, le baron s’écrie :
-C’est trop de deux fois !
À quoi le malheureux répond :
-Je vous le donne en dix !
Cette répartie lui sauva la vie.
Arrêté plusieurs fois, condamné à deux reprises, le baron des Adrets retrouva toujours la liberté et se retira en 1572 dans son domaine, où il devait mourir… dans son lit !

Marie Stuart… reine de France !

Marie Stuart à la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).
Marie Stuart à la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).

Le saviez-vous ? La célèbre Marie Stuart, reine d’Ecosse, égérie des catholiques opposés aux protestants, femme au destin exceptionnel : prisonnière pendant dix-huit ans dans les geôles anglaises, persécutée, exécutée par la terrible et très réaliste Elisabeth d’Angleterre, cette Marie Stuart fut également reine de France !
Fille de  Jacques V Stuart et de Marie de Lorraine, Marie naît moins d’une semaine avant la mort de son père et devint reine à l’âge de neuf mois seulement ! Sa mère, qui est française, décide sagement de la mettre à l’abri des conspirations qui, déjà, se jouent contre la vie de sa fille et c’est à la cour de France que la petite reine sera élevée. Elle y arrive en 1548, à l’âge de six ans, et y rencontre pour la première fois celui à qui elle est promis, le dauphin, fils d’Henri II et de Catherine de Médicis.
Le 24 avril 1558, Marie épouse comme prévu le dauphin, futur François II, et devient reine de France l’année suivante. Pour peu de temps cependant : François meurt un an à peine après avoir été couronné, dix-huit mois après son mariage. Marie n’a d’autre choix que de reprendre la route de l’Ecosse, en proie, comme toute l’Europe, à une lutte âpre entre catholiques et Réformés.
Refusant de renier sa foi mais bien obligée de faire quelques concessions aux protestants écossais, Marie va tenter de mener une politique de modération. Sollicitée par de nombreux prétendants, la jeune souveraine pensa s’attirer les bonnes grâces de tout son peuple en épousant un Ecossais, son cousin Henry Stuart. Une décision que Marie regrettera bientôt, malgré l’héritier qu’il lui laissa. En 1566, elle met au monde un fils, Jacques VI d’Écosse, le futur Jacques Ier d’Angleterre. Elle résiste à son mari, qui exige la couronne pour lui-même puis fait assassiner ses conseillers ; elle résiste aux les protestants qui ne lui laissent aucun répit ; mais elle ne résiste pas à son amant, Bothwell qui se voit bientôt accusé du meurtre d’Henry Stuart et qu’elle épouse… pour le plus grand mécontentement de tout son peuple ! Condamnée par le pape et toutes les cours européennes, cette union, célébrée selon le rite protestant, sera l’excuse avancée par une partie de la noblesse réformée écossaise pour se révolter. En 1567, Marie doit abdiquer en faveur de son fils, âgé d’un an.
Prisonnière de son propre pays, Marie, s’évade et va demander le soutien de sa cousine Élisabeth d’Angleterre, la fameuse reine vierge, qui, craignant que Marie ne ravive les espoirs des catholiques anglais, l’enferme à son tour. Cette fois-ci, la « condamnation » durera dix-huit ans, jusqu’à son exécution, en 1587, sur l’ordre d’Élisabeth.

Bara, martyr de la Révolution ?

Portrait imaginaire de Joseph Bara (1780-1793).
Portrait imaginaire de Joseph Bara (1780-1793).

Cela ne fait pas un mois que l’événement a eu lieu que déjà la Convention ne parle que de ça, trouvant en Robespierre son meilleur porte-parole. L’histoire veut en effet que, le 7 décembre 1793, la France ait perdu un de ses jeunes héros, un « parfait modèle pour exciter dans les jeunes cœurs l’amour de la gloire, de la Patrie et de la vertu », selon les propres mots de Robespierre. Cet hommage poignant, l’Incorruptible l’adresse à Joseph Bara, tombé près de Cholet sous les coups meurtriers des Chouans alors qu’il clamait : « Vive la République ! » Le jeune tambour avait à peine treize ans… Le courage de Bara, sa générosité –ne faisait-il pas parvenir toute sa solde à sa pauvre mère ?- lui vaudront même, sur les instances de Robespierre, les honneurs du Panthéon.Pour peu de temps cependant puisqu’on l’en retirera en 1795.

Si le corps de Bara ne demeura que peu de temps parmi les « Français admirables », sa légende, par contre, fera long feu. Car c’est bien une légende que l’histoire du tambour de la Révolution… qui n’était pas tambour, ne cria jamais Vive la République et n’envoya pas le moindre argent à sa mère, pour la bonne et simple raison qu’il ne percevait aucune solde. Un légende construite de toutes pièces autour d’un jeune mitron, homme à tout faire du régiment, et qui ne périt que parce qu’un groupe de Chouans voulait s’emparer des chevaux qu’il gardait. L’histoire, la vraie, sera rapportée à la Convention par le général Desmaret, dans l’espoir d’attendrir ses messieurs sur le sort de la mère du garçon, veuve et avec trois autres enfants à charge. Le nom même de Bara n’aurait jamais dû traverser les siècles, n’eut été le désir de l’Incorruptible de créer un héros à la mesure de son idéal révolutionnaire. Un héros pur –car très jeune-, courageux, incorruptible –comme lui- et profondément désintéressé. Bref, une icône, un martyr de la République sensé enflammer le cœur des modérés, affermir l’âme d’un peuple vacillant à l’heure où l’Europe entière menaçait le pays, où la Vendée se soulevait, où la disette et le chômage étaient le lot commun. A tous ces maux, Robespierre opposera un mythe construit de toutes pièces…

Beaumarchais : l’homme aux milles visages

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799).
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799).

Parce que son père était horloger parisien, Pierre Augustin Caron devait initialement embrasser cette même carrière. Une carrière dans laquelle il se distinguera d’ailleurs en inventant un nouveau système d’échappement pour les montres. Doué pour la musique, il entra ensuite à la cour comme maître des harpes des filles de Louis XV, acheta plus tard la charge de contrôleur de la maison du roi (1755) puis celle de secrétaire du roi (1761). Ce n’est qu’à ce moment qu’il obtint son titre de noblesse et qu’il acquit un petit fief, détenu jadis par la famille de sa femme et dont il porterait désormais le nom, celui de Beaumarchais.
Parce qu’il s’était vanté d’une grande intimité avec Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV, Beaumarchais fut chassé de Versailles, interdit de séjour par lettres de cachet. En éternel entrepreneur, Beaumarchais ne se laissa guère impressionner, se passionnant désormais pour les affaires, où, comme à son habitude, il devait exceller. Son association avec Pâris-Duverney devait lui permettre d’amasser une fortune considérable en quelques années seulement. La mort de son associé, en 1770, associé à une dette importante laissée par ce dernier à ses héritiers, marquera le début des démêlés judiciaires de Beaumarchais, accusé de faux et de corruption. Il se chargera lui-même de sa défense, qu’il devait assurer avec un succès relatif mais dont il tirera quatre "Mémoires" dans lesquelles il se posait en victime des abus de la justice d’Ancien régime. Un sujet qui avait de quoi assurer le succès de leur auteur. Déchu de ses droits civiques, Beaumarchais devait poursuivre sa carrière d’aventurier : agent secret, chargé d’arrêter à l’étranger les pamphlets contre la cour, il entreprit d’écrire lui-même un libelle contre Marie-Antoinette. Découvert par l’impératrice Marie-Thérèse, il sera arrêté… brièvement.
Scène du Mariage de Figaro.
Scène du Mariage de Figaro.

  De retour à Paris, Beaumarchais devait cette fois mettre son talent artistique au service de la plume et des idées. En 1776, il fonde une société des auteurs dramatiques, publie la première édition complète des œuvres de Voltaire, tout en se faisant marchand d’armes -il avait également tâté de la traite des Noirs- et en poursuivant son activité d’agent secret.

Ce n’est qu’en 1775 qu’il met en scène le Barbier de Séville, suivi, en 1784, du Mariage de Figaro. Deux pièces aux idées pour le moins révolutionnaires, au ton acide et provocateur et qui ne purent être présentées que grâce aux protections -royales- dont l’auteur bénéficiaient. Faisant fi des censeurs, raillant les nobles qui, en l’applaudissant, se gaussaient d’eux-mêmes, Beaumarchais signera, avec ses deux pièces, son coup de maître.

Louvoyant avec son adresse habituelle entre les factions, le sieur de Beaumarchais devait survivre à la Révolution. Y survivre mais s’y ruiner. Réfugié à Hambourg sous la Terreur, il regagna Paris en 1796 et y mourut trois ans plus tard.

Un grand commis de l’État nommé Colbert

En septembre 1680, peu après l’arrestion de Nicolas Fouquet, Jean-Baptiste Colbert devient « grand commis » de l’État, assumant la quasi totalité du pouvoir. Ce Champenois, fils d’un drapier, qui commença sa carrière dans l’ombre de Mazarin, va, durant un quart de siècle, administrer le royaume de France.
Travailleur acharné, gestionnaire sérieux, Colbert tente d’équilibrer les finances royales, en pratiquant une économie protectionniste à outrance. Sa politique, qui pénalise le commerce des autres puissances européennes, sera l’une des causes des interminables guerres engagées par Louis XIV.
Son action réformatrice aura pourtant des effets durables et bénéfiques dans de nombreux domaines. Colbert sait encourager les entreprises nouvelles : il crée les compagnies commerciales, protège les arts et les lettres, développe les manufactures royales et aménage les ports de Toulon, Brest, Rochefort et Cherbourg.
Tout dévoué à l’État, Colbert, qui fut un des plus grands ministres du Roi-Soleil, se voit pourtant écarter du pouvoir par Louvois. Menacé de disgrâce, il meurt le 6 septembre 1683.

La « religion des amis »

William ou Guillaume Penn (1644-1718).
William ou Guillaume Penn (1644-1718).

Né à Londres en 1644, Guillaume Penn devient, à l’âge de vingt-deux ans, un fervent adepte de la religion des amis, le quakerisme. Après quelques séjours à la Tour de Londres, Penn décide de quitter l’Angleterre. Il parcourt l’Allemagne et la Hollande en prêchant. En 1681, il revient à Londres et obtient, contre une créance de seize mille livres, une concession pour un territoire du Nouveau Monde. Sous son égide, cette terre, située à l’ouest de la Delaware, devient une colonie qui prend le nom de Pennsylvania.
Le 25 avril 1682, Guillaume Penn donne aux colons une constitution en vingt-quatre articles qui font de la Pennsylvanie l’un des premiers États démocratiques. Terre d’asile, ce pays devient le refuge des persécutés.
En 1684, Penn décide de rentrer à Londres. Ami du roi Jacques II Stuart, il tente alors d’inspirer au souverain une politique de tolérance religieuse : en 1687, il obtient la Déclaration d’indulgence. À la chute des Stuart, un an plus tard, Penn est à nouveau persécuté et privé du gouvernement de sa colonie de 1692 à 1694. Resté en Angleterre, Guillaume Penn meurt près de Londres le 30 juillet 1718. Mais son œuvre lui survit : la constitution donnée à la Pennsylvanie inspirera largement la future constitution des États-Unis.

François II, sous l’influence des Guise

Le jeune et éphémère François II (1544-1560).
Le jeune et éphémère François II (1544-1560).

À la mort d’Henri II, en 1559, la couronne revient à son fils aîné, François II, alors âgé de quinze ans. Le souverain vient d’épouser la jeune reine d’Écosse, Marie Stuart, fille de Jacques V d’Écosse et de Marie de Guise et de Lorraine. À l’avènement de François II, les Guise, oncles de la reine, n’ont aucun mal à contrôler le gouvernement d’un roi aussi dénué de santé que de volonté.
Face aux Guise dont l’influence est grandissante, les huguenots s’unissent autour d’Antoine de Bourbon, père du futur Henri IV, et de son frère, Louis de Condé. La « conjuration d’Amboise », qui doit soustraire le jeune François II à l’influence des Guise, échoue et ne fait que renforcer le pouvoir des ducs de Lorraine. Cependant, à la mort de François, le 5 décembre 1560, les Guise perdent leur toute-puissance et c’est Catherine de Médicis qui assure la régence pour le jeune Charles IX.
-Alors que François expirait, le pouvoir des Guise aussi… dira fort justement Michelet.