Marie Stuart… reine de France !

Marie Stuart à la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).
Marie Stuart à la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).

Le saviez-vous ? La célèbre Marie Stuart, reine d’Ecosse, égérie des catholiques opposés aux protestants, femme au destin exceptionnel : prisonnière pendant dix-huit ans dans les geôles anglaises, persécutée, exécutée par la terrible et très réaliste Elisabeth d’Angleterre, cette Marie Stuart fut également reine de France !
Fille de  Jacques V Stuart et de Marie de Lorraine, Marie naît moins d’une semaine avant la mort de son père et devint reine à l’âge de neuf mois seulement ! Sa mère, qui est française, décide sagement de la mettre à l’abri des conspirations qui, déjà, se jouent contre la vie de sa fille et c’est à la cour de France que la petite reine sera élevée. Elle y arrive en 1548, à l’âge de six ans, et y rencontre pour la première fois celui à qui elle est promis, le dauphin, fils d’Henri II et de Catherine de Médicis.
Le 24 avril 1558, Marie épouse comme prévu le dauphin, futur François II, et devient reine de France l’année suivante. Pour peu de temps cependant : François meurt un an à peine après avoir été couronné, dix-huit mois après son mariage. Marie n’a d’autre choix que de reprendre la route de l’Ecosse, en proie, comme toute l’Europe, à une lutte âpre entre catholiques et Réformés.
Refusant de renier sa foi mais bien obligée de faire quelques concessions aux protestants écossais, Marie va tenter de mener une politique de modération. Sollicitée par de nombreux prétendants, la jeune souveraine pensa s’attirer les bonnes grâces de tout son peuple en épousant un Ecossais, son cousin Henry Stuart. Une décision que Marie regrettera bientôt, malgré l’héritier qu’il lui laissa. En 1566, elle met au monde un fils, Jacques VI d’Écosse, le futur Jacques Ier d’Angleterre. Elle résiste à son mari, qui exige la couronne pour lui-même puis fait assassiner ses conseillers ; elle résiste aux les protestants qui ne lui laissent aucun répit ; mais elle ne résiste pas à son amant, Bothwell qui se voit bientôt accusé du meurtre d’Henry Stuart et qu’elle épouse… pour le plus grand mécontentement de tout son peuple ! Condamnée par le pape et toutes les cours européennes, cette union, célébrée selon le rite protestant, sera l’excuse avancée par une partie de la noblesse réformée écossaise pour se révolter. En 1567, Marie doit abdiquer en faveur de son fils, âgé d’un an.
Prisonnière de son propre pays, Marie, s’évade et va demander le soutien de sa cousine Élisabeth d’Angleterre, la fameuse reine vierge, qui, craignant que Marie ne ravive les espoirs des catholiques anglais, l’enferme à son tour. Cette fois-ci, la « condamnation » durera dix-huit ans, jusqu’à son exécution, en 1587, sur l’ordre d’Élisabeth.

Bara, martyr de la Révolution ?

Portrait imaginaire de Joseph Bara (1780-1793).
Portrait imaginaire de Joseph Bara (1780-1793).

Cela ne fait pas un mois que l’événement a eu lieu que déjà la Convention ne parle que de ça, trouvant en Robespierre son meilleur porte-parole. L’histoire veut en effet que, le 7 décembre 1793, la France ait perdu un de ses jeunes héros, un « parfait modèle pour exciter dans les jeunes cœurs l’amour de la gloire, de la Patrie et de la vertu », selon les propres mots de Robespierre. Cet hommage poignant, l’Incorruptible l’adresse à Joseph Bara, tombé près de Cholet sous les coups meurtriers des Chouans alors qu’il clamait : « Vive la République ! » Le jeune tambour avait à peine treize ans… Le courage de Bara, sa générosité –ne faisait-il pas parvenir toute sa solde à sa pauvre mère ?- lui vaudront même, sur les instances de Robespierre, les honneurs du Panthéon.Pour peu de temps cependant puisqu’on l’en retirera en 1795.

Si le corps de Bara ne demeura que peu de temps parmi les « Français admirables », sa légende, par contre, fera long feu. Car c’est bien une légende que l’histoire du tambour de la Révolution… qui n’était pas tambour, ne cria jamais Vive la République et n’envoya pas le moindre argent à sa mère, pour la bonne et simple raison qu’il ne percevait aucune solde. Un légende construite de toutes pièces autour d’un jeune mitron, homme à tout faire du régiment, et qui ne périt que parce qu’un groupe de Chouans voulait s’emparer des chevaux qu’il gardait. L’histoire, la vraie, sera rapportée à la Convention par le général Desmaret, dans l’espoir d’attendrir ses messieurs sur le sort de la mère du garçon, veuve et avec trois autres enfants à charge. Le nom même de Bara n’aurait jamais dû traverser les siècles, n’eut été le désir de l’Incorruptible de créer un héros à la mesure de son idéal révolutionnaire. Un héros pur –car très jeune-, courageux, incorruptible –comme lui- et profondément désintéressé. Bref, une icône, un martyr de la République sensé enflammer le cœur des modérés, affermir l’âme d’un peuple vacillant à l’heure où l’Europe entière menaçait le pays, où la Vendée se soulevait, où la disette et le chômage étaient le lot commun. A tous ces maux, Robespierre opposera un mythe construit de toutes pièces…

Beaumarchais : l’homme aux milles visages

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799).
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799).

Parce que son père était horloger parisien, Pierre Augustin Caron devait initialement embrasser cette même carrière. Une carrière dans laquelle il se distinguera d’ailleurs en inventant un nouveau système d’échappement pour les montres. Doué pour la musique, il entra ensuite à la cour comme maître des harpes des filles de Louis XV, acheta plus tard la charge de contrôleur de la maison du roi (1755) puis celle de secrétaire du roi (1761). Ce n’est qu’à ce moment qu’il obtint son titre de noblesse et qu’il acquit un petit fief, détenu jadis par la famille de sa femme et dont il porterait désormais le nom, celui de Beaumarchais.
Parce qu’il s’était vanté d’une grande intimité avec Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV, Beaumarchais fut chassé de Versailles, interdit de séjour par lettres de cachet. En éternel entrepreneur, Beaumarchais ne se laissa guère impressionner, se passionnant désormais pour les affaires, où, comme à son habitude, il devait exceller. Son association avec Pâris-Duverney devait lui permettre d’amasser une fortune considérable en quelques années seulement. La mort de son associé, en 1770, associé à une dette importante laissée par ce dernier à ses héritiers, marquera le début des démêlés judiciaires de Beaumarchais, accusé de faux et de corruption. Il se chargera lui-même de sa défense, qu’il devait assurer avec un succès relatif mais dont il tirera quatre "Mémoires" dans lesquelles il se posait en victime des abus de la justice d’Ancien régime. Un sujet qui avait de quoi assurer le succès de leur auteur. Déchu de ses droits civiques, Beaumarchais devait poursuivre sa carrière d’aventurier : agent secret, chargé d’arrêter à l’étranger les pamphlets contre la cour, il entreprit d’écrire lui-même un libelle contre Marie-Antoinette. Découvert par l’impératrice Marie-Thérèse, il sera arrêté… brièvement.
Scène du Mariage de Figaro.
Scène du Mariage de Figaro.

  De retour à Paris, Beaumarchais devait cette fois mettre son talent artistique au service de la plume et des idées. En 1776, il fonde une société des auteurs dramatiques, publie la première édition complète des œuvres de Voltaire, tout en se faisant marchand d’armes -il avait également tâté de la traite des Noirs- et en poursuivant son activité d’agent secret.

Ce n’est qu’en 1775 qu’il met en scène le Barbier de Séville, suivi, en 1784, du Mariage de Figaro. Deux pièces aux idées pour le moins révolutionnaires, au ton acide et provocateur et qui ne purent être présentées que grâce aux protections -royales- dont l’auteur bénéficiaient. Faisant fi des censeurs, raillant les nobles qui, en l’applaudissant, se gaussaient d’eux-mêmes, Beaumarchais signera, avec ses deux pièces, son coup de maître.

Louvoyant avec son adresse habituelle entre les factions, le sieur de Beaumarchais devait survivre à la Révolution. Y survivre mais s’y ruiner. Réfugié à Hambourg sous la Terreur, il regagna Paris en 1796 et y mourut trois ans plus tard.

Un grand commis de l’État nommé Colbert

En septembre 1680, peu après l’arrestion de Nicolas Fouquet, Jean-Baptiste Colbert devient « grand commis » de l’État, assumant la quasi totalité du pouvoir. Ce Champenois, fils d’un drapier, qui commença sa carrière dans l’ombre de Mazarin, va, durant un quart de siècle, administrer le royaume de France.
Travailleur acharné, gestionnaire sérieux, Colbert tente d’équilibrer les finances royales, en pratiquant une économie protectionniste à outrance. Sa politique, qui pénalise le commerce des autres puissances européennes, sera l’une des causes des interminables guerres engagées par Louis XIV.
Son action réformatrice aura pourtant des effets durables et bénéfiques dans de nombreux domaines. Colbert sait encourager les entreprises nouvelles : il crée les compagnies commerciales, protège les arts et les lettres, développe les manufactures royales et aménage les ports de Toulon, Brest, Rochefort et Cherbourg.
Tout dévoué à l’État, Colbert, qui fut un des plus grands ministres du Roi-Soleil, se voit pourtant écarter du pouvoir par Louvois. Menacé de disgrâce, il meurt le 6 septembre 1683.

La « religion des amis »

William ou Guillaume Penn (1644-1718).
William ou Guillaume Penn (1644-1718).

Né à Londres en 1644, Guillaume Penn devient, à l’âge de vingt-deux ans, un fervent adepte de la religion des amis, le quakerisme. Après quelques séjours à la Tour de Londres, Penn décide de quitter l’Angleterre. Il parcourt l’Allemagne et la Hollande en prêchant. En 1681, il revient à Londres et obtient, contre une créance de seize mille livres, une concession pour un territoire du Nouveau Monde. Sous son égide, cette terre, située à l’ouest de la Delaware, devient une colonie qui prend le nom de Pennsylvania.
Le 25 avril 1682, Guillaume Penn donne aux colons une constitution en vingt-quatre articles qui font de la Pennsylvanie l’un des premiers États démocratiques. Terre d’asile, ce pays devient le refuge des persécutés.
En 1684, Penn décide de rentrer à Londres. Ami du roi Jacques II Stuart, il tente alors d’inspirer au souverain une politique de tolérance religieuse : en 1687, il obtient la Déclaration d’indulgence. À la chute des Stuart, un an plus tard, Penn est à nouveau persécuté et privé du gouvernement de sa colonie de 1692 à 1694. Resté en Angleterre, Guillaume Penn meurt près de Londres le 30 juillet 1718. Mais son œuvre lui survit : la constitution donnée à la Pennsylvanie inspirera largement la future constitution des États-Unis.

François II, sous l’influence des Guise

Le jeune et éphémère François II (1544-1560).
Le jeune et éphémère François II (1544-1560).

À la mort d’Henri II, en 1559, la couronne revient à son fils aîné, François II, alors âgé de quinze ans. Le souverain vient d’épouser la jeune reine d’Écosse, Marie Stuart, fille de Jacques V d’Écosse et de Marie de Guise et de Lorraine. À l’avènement de François II, les Guise, oncles de la reine, n’ont aucun mal à contrôler le gouvernement d’un roi aussi dénué de santé que de volonté.
Face aux Guise dont l’influence est grandissante, les huguenots s’unissent autour d’Antoine de Bourbon, père du futur Henri IV, et de son frère, Louis de Condé. La « conjuration d’Amboise », qui doit soustraire le jeune François II à l’influence des Guise, échoue et ne fait que renforcer le pouvoir des ducs de Lorraine. Cependant, à la mort de François, le 5 décembre 1560, les Guise perdent leur toute-puissance et c’est Catherine de Médicis qui assure la régence pour le jeune Charles IX.
-Alors que François expirait, le pouvoir des Guise aussi… dira fort justement Michelet.

Cagliostro : le roi des escrocs

Portrait de Cagliostro, d'après une gravure du XVIIIe siècle.
Portrait de Cagliostro, d’après une gravure du XVIIIe siècle.

Esotérisme, magie, alchimie : autant de mots qui attirent, qui fascinent et qui ont inspiré un nombre incalculable d’escrocs. Parmi les plus célèbres figure Joseph Balsamo, alias le comte de Cagliostro. Un faux comte mais un véritable génie dans l’art de faire croire n’importe quoi.
Etonnamment, c’est durant le très rationnel XVIIIe siècle, alors que le monde se piquait d’accéder -enfin- aux Lumières après des siècles d’obscurantisme, que Cagliostro va sévir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la base même de son commerce n’avait rien de rationnel. Au contraire. Apparition de défunts, lecture ou prédiction de l’avenir, mais surtout pratique de l’alchimie -soit la transformation d’un métal en un autre- et vente d’un élixir de jouvence : voilà quel était le fond de commerce de Cagliostro. Secondé par sa ravissante épouse, Lorenza Feliciani, entourant sa personne d’une aura mystique propre à séduire ses contemporains, le faux comte de Cagliostro se disait héritier du comte de Saint-Germain, soi-disant immortel, et initié aux secrets et aux mystères de l’Egypte. Ajoutez à cela un style -largement inspiré de l’Evangile- propre à le faire passer pour un prophète errant, comme "Je ne suis d’aucune époque ni d’aucun lieu ; en dehors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son éternelle existence…" : et le tour est joué.
En fait de parcourir le monde, Cagliostro, né Joseph Balsamo, se cantonnera à l’Europe, qu’il parcourra après avoir fuit l’Italie, sa patrie d’origine, où il était recherché pour escroquerie.
Arrivé en France en 1785, il allait bénéficier de l’appui du cardinal de Rohan et de la franc-maçonnerie -dont il se disait un des initiateurs inspirés. Les portes -et les portefeuilles- des plus grands s’ouvrirent devant lui ; les salons les plus en vogue se l’arrachèrent. Jusqu’à cette fatale affaire du collier… Une affaire dans laquelle trempait également Rohan et qui signifiera la chute de Cagliostro.
Incarcéré à la Bastille, il allait être expulsé dès 1786 et, de retour en Italie, à nouveau arrêté et jugé en 1791. Condamné à la peine de mort, il vit celle-ci commuée en détention à perpétuité au château San Leone, où il mourra en 1795.
Cagliostro aura passé comme une comète dans l’histoire de France -il ne reste dans le royaume qu’une petite année. Et sans doute n’est-ce pas son talent d’escroc, pas même la fascination qu’il semble avoir exercé qui lui vaut cette postérité. Gœthe, dans le Grand Cophte, mais aussi Alexandre Dumas, dans Joseph Balsamo, y sont pour beaucoup.

Cartouche, le brigand de la Régence

Magazine du début du XXe siècle, retraçant les exploits de Cartouche.
Magazine du début du XXe siècle, retraçant les exploits de Cartouche.

Héros au grand cœur glorifié par le cinéma, Cartouche fait partie de ses sympathiques brigands qui, à l’image d’un Robin des Bois, ont su s’attirer les bonnes grâce du peuple. Pourtant, l’histoire de Louis Dominique Cartouche est loin d’être aussi limpide qu’elle n’y paraît.
Fils d’un tonnelier parisien, ancien informateur de la police et recruteur de l’armée, Cartouche va profiter de la période troublée de la Régence pour créer et diriger d’une main de fer une bande organisée de voleurs. Il est vrai qu’à l’époque, la pauvreté la plus noire voisinait avec la richesse la plus choquante. Mais si ce chef de bande prenait pour cible les spéculateurs et les profiteurs, c’était à  son avantage uniquement. Peu importe pour le peuple affamé : ce simple fait suffit à lui attirer la sympathie populaire, malgré les nombreux meurtres qu’il aura à son actif. En fait, c’est surtout son habileté à échapper aux traquenards de la police, à toute tentative pour le capturer qui va faire sa réputation. Une habileté qui sera malgré tout insuffisante face à l’appât du gain ou au désir de diriger d’un de ses complices. Trahi par un membre de son organisation, il est finalement arrêté en octobre 1721. Celui qui avait ridiculisé si longtemps le pouvoir et les riches, est enfermé à la Conciergerie, soumis à la question et livrera nombre de ses hommes. Finalement, il sera roué vif en place de Grève.
Bandit populaire qui doit tout à la volonté de certains auteurs, Cartouche va devenir le symbole de la lutte contre le pouvoir et le système, le symbole du peuple opprimé, ce qu’il n’était décidément pas…

Witt ou le prix de la liberté

Jan de Witt (1625-1672).
Jan de Witt (1625-1672).

Certes, le nom de Jan de Witt n’est inconnu de personne mais, face aux grands hommes qu’il eut à affronter, il paraît bien petit. Pourtant, Jan de Witt mérite que l’on s’intéresse à lui.
Fils d’un patricien qui avait été à plusieurs reprises bourgmestre de Dordrecht, Jan de Witt fut, dès 1620, pensionnaire de sa ville natale puis grand pensionnaire de Hollande en 1653. Une charge qu’il devait conserver presque jusqu’à sa mort en 1672.
L’idée de Jan de Witt était clairement de préserver la Hollande. Pour ce faire, la paix importait plus que tout. De Witt s’y attela donc. En 1654, il se hâte de mettre fin au conflit avec l’Angleterre et obtient de Cromwell une paix de compromis. Pour préserver la Hollande de toute guerre européenne, il fait prononcer, contre la maison d’Orange, l’Acte d’exclusion (1667), mais les rivalités économiques avec l’Angleterre allaient rapidement prendre le pas sur les bonnes intentions et entraîner une nouvelle guerre (1665-1666). Au traité de Breda (1667) et malgré l’énergie qu’il avait déployée, il dut consentir à la perte de la Nouvelle-Amsterdam, aujourd’hui New-York. Inquiet de la politique belliqueuse de Louis XIV, il forma avec l’Angleterre et la Suède la Triple-Alliance qui devait conduire au traité d’Aix-la-Chapelle (1668).
En réponse à ce traité forcé, la France allait tout faire pour isoler la Hollande. Le mieux étant, dès lors, de la conquérir. En 1672, après une attaque éclair que de Witt n’avait pas vu venir, la France se rendit maître de toute la Hollande. Sur le coup de cette défaite, le parti orangiste releva la tête et Guillaume d’Orange élu stathouder de Hollande et capitaine des Provinces-Unies. Attaqué via son frère, Cornélis de Witt, accusé d’avoir voulu attenté à la vie du stathouder, Jan de Witt n’eut d’autre choix que de démissionner en août 1672. Alors qu’il était allé voir son frère dans sa prison, il sera pris par des émeutiers orangistes, mis en pièces et son cadavre, ainsi que celui de son frère suspendu à un gibet.
Ainsi finit celui qui avait tenté, par tous les moyens, de faire de la Hollande un Etat indépendant.

Charles Quint : la couronne arrachée

Charles Quint
Charles Quint (1500-1558).

Roi d’Espagne, des Deux-Siciles et maître des Amériques, Charles Ier d’Espagne devient aussi souverain des Pays-Bas et empereur germanique en 1519 et prend le nom de Charles Quint.
À la tête d’un « empire où le soleil ne se couche jamais », Charles Quint menace la France d’encerclement et François Ier tente, par tous les moyens, d’unir les puissances européennes contre le Habsbourg.
En 1526, le roi forme avec le pape Clément VII, les princes italiens et le roi d’Angleterre, une Ligue sainte contre l’empereur.
Charles-Quint, qui se posait alors en défenseur de la chrétienté, organise le sac de Rome, en 1527, puis fait prisonnier le souverain pontife.
Le 5 novembre 1529, Clément VII, contraint et forcé, pose la couronne impériale sur la tête de Charles Quint.