La fin du Directoire

Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836).
Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836).

En cette fin d’année 1799, Sieyès, membre du Directoire, voit avec inquiétude un grand nombre d’anciens constituants monarchistes entrer soit au Conseil des Cinq-Cents, soit à celui des Anciens.
La république est en danger et seul un homme fort, un militaire, pourrait la sauver. Justement, Bonaparte est de retour d’Égypte, plein d’ambition et auréolé de gloire.
Il accepte la proposition de Sieyès de renverser le Directoire et le 18 brumaire (9 novembre 1799), Sieyès, Ducos et Barras, complices, démissionnent et obligent ainsi les deux autres directeurs à en faire autant : le pouvoir est vacant. Le lendemain, le Conseil des Cinq-Cents, réuni pour élire un nouveau gouvernement, soupçonne le jeune Bonaparte de vouloir s’emparer du pouvoir et le fait savoir.
Après l’intervention très énergique de Lucien Bonaparte, qui expulse avec fracas le Conseil des Cinq-Cents, des députés tous soigneusement choisis désignent trois consuls provisoires : Sieyès, Ducos et Napoléon Bonaparte qui établissent immédiatement un nouveau gouvernement, le Consulat.

La renaissance polonaise… sous l’égide américaine

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924).
Thomas Woodrow Wilson (1856-1924).

De tout temps la Pologne aura été, pour ses voisins, une terre à conquérir, un "gâteau" à se partager. Une situation sans doute due, en grande partie, au manque de suivi dynastique. De fait, du XVIIe siècle au XXe siècle, ce territoire d’Europe central, idéalement situé entre l’Occident et l’Orient, entre l’Europe et la Russie, va faire l’objet d’une conquête acharnée, d’un dépeçage systématique. La Prusse, l’Autriche, la Russie s’empareront du gâteau polonais à pas moins de trois reprises. La facilité avec laquelle ces puissances s’affranchiront de tout scrupule conduirait même à se demander si les Polonais eux-mêmes en avaient jamais pris ombrage. Pourtant, la résistance polonaise sera réelle, à défaut d’être efficace. Une résistance dans laquelle s’illustreront des noms -encore connus en France mais de manière différente- tels que Poniatowski ou Kosciuszko !
La résistance de 1794, la révolte de 1848, les prémices d’indépendance de 1905 n’y feront rien. En fait, il faudra la menace soviétique, la peur du communisme pour qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, le président Wilson exige la création d’un Etat polonais. De la même façon qu’il avait "exigée" celle de la Yougoslavie ou de la Tchécoslovaquie -et on a vu avec quel résultat dès lors que ces pays auront secoué le joug soviétique. Petite particularité cependant, Wilson veut "la création d’un Etat polonais uni et indépendant avec libre accès à la mer". Un détail qui allait littéralement faire saliver les Allemands puis les Soviétiques, qui n’auront de cesse de contrôler ce pays -avec un succès tout relatif-, et qui donnera à la Pologne un réel pouvoir. Le tout étant alors de vouloir l’exercer.

Nicolas Ier… le Grand ?

Statue en pied de Louis XIV jeune.
Statue en pied de Louis XIV jeune.

Le travail de l’historien consiste, en grande partie, à faire des parallèles entre différentes périodes du passé ou entre passé et présent. Avouons-le tout de suite, il y a des parallèles plus évidents que d’autres ou même plus amusants. Quoi que…
Le 9 mars 1661, Louis XIV a 23 ans lorsqu’il déclare à ses ministres :
-Le cardinal de Mazarin est mort, messieurs les ministres ; c’est à moi que vous vous adresserez désormais. Je veux, à l’avenir, gouverner moi-même le royaume [ … ] Et s’il arrive que j’ai besoin de vos conseils, je vous en demanderai.
Des paroles de roi que l’on pourrait, presque mot pour mot, mettre dans la bouche du premier des Français.  
Et le parallèle ne s’arrête pas là, il s’étend même à tout le système de gouvernement, les ministres jouant le rôle des grands commis d’Etat, les parlementaires celui de la noblesse, tour à tour flattée ou rabrouée, cantonnée dans un rôle de représentation avec, parfois, un titre ou une distinction.
Autant d’os à ronger alors que la noblesse du grand siècle était totalement écartée du pouvoir, placée constamment sous l’œil du maître dans une cage dorée nommée Versailles. Nous n’en sommes pas là ? Peut-être mais il apparaît que le Parlement actuel, appelé à enregistrer, presque les yeux fermés, les décisions présidentielles, finit par s’adonner à l’oisiveté –certains députés trouvent même à travailler ailleurs-, par bruisser de rumeurs de cour…

« L’aigle a courbé la tête »

Waterloo, Waterloo, morne plaine, clame Victor Hugo au souvenir sanglant de cette ultime bataille.
Revenu au pouvoir après s’être évadé de l’île d’Elbe, en 1815, l’Empereur, mis au ban de l’Europe, ne peut réunir que cent vingt-six mille soldats pour affronter les armées coalisées, quatre fois plus nombreuses.
Le combat a lieu le 18 juin 1815, vers Charleroi, dans la plaine de Waterloo. L’issue reste longtemps incertaine mais « l’aigle » a changé : Napoléon n’a plus la même promptitude de décision qui faisait sa force.
Les Anglais et les Prussiens prennent finalement l’avantage. Les Cents jours s’achèvent tragiquement. « L’aigle a courbé la tête… »

La démocratie par le sport

Un des logos édités à l'occasion des JO de Pékin.
Un des logos édités à l’occasion des JO de Pékin.

Lorsque, en 2001 la Chine fut désignée pour accueillir les jeux olympiques de 2008, le monde occidental démocrate, le monde libre a feint, avec un bel ensemble, de croire que la dictature communiste allait disparaître d’elle-même. Seuls quelques organismes, quelques mouvements réclamant la libération du peuple tibétain devaient émettre quelques doutes sur ce choix ; doutes bien vite balayés d’ailleurs. De fait, depuis huit ans, le monde entier s’est convaincu que, tout simplement, la Chine avait changé de régime. La preuve : l’explosion de son économie. Comme si les pays communistes n’avaient pas compris, comme les autres, que le pouvoir se situe désormais dans cette branche. Comme si ses dirigeants étaient prêts à abandonner une dictature si parfaitement organisée, assujettissant si parfaitement l’homme. Et il est clair que le déroulement des jeux olympiques en Chine ne pouvait qu’ouvrir un peu plus le pays vers le monde… et lui servir de sésame. La démocratie par le sport ? Certainement, certains y ont cru ! Certains ont voulu y croire parce que leurs intérêts s’en trouvaient améliorés. Et sans doute est-ce les mêmes qui ont su imposer le choix chinois lors de la sélection de 2001.
Peut-être même pourrait-on croire qu’il existe encore quelques naïfs sur cette terre… Mais la naïveté, comme les bons sentiments, est un sentiment dangereux… surtout pour les autres. Car si les JO étaient une fenêtre économique de plus pour la Chine, ils étaient également, pour tous les opposants au régime chinois, une ouverture à ne pas laisser passer. Combien ont payé, depuis huit ans, le choix du comité olympique ? Combien, connaissant la versatilité des sentiments démocratiques des bien-pensants -toujours à la dernière mode-, ont attendu la veille du grand événement pour que leur action ait un impact minimum ? Combien, enfin, ont pris tous les risques, les derniers risques, pour tenter d’alerter le monde sur une situation qui, miraculeusement, avait presque tourné à l’idéal ?
La situation au Tibet -pays qui, depuis le XVIIIe siècle, est passé sous domination chinoise puis anglaise avant de retrouver la Chine communiste- paraît soudain alerter le monde. Et c’est certainement grâce -ou à cause de- la diaspora tibétaine que le monde libre découvre avec horreur et stupeur que la Chine est toujours soumise à un régime répressif. De fait, les Tibétains et leurs soutiens sont passés maîtres en communication et sauront sans doute exploiter cet événement au maximum. Mais cela suffira-t-il comparé aux énormes enjeux économiques. Cela aidera-t-il aussi les opposants chinois, qui n’ont certainement pas droit à la même publicité ni au même soutien que les Tibétains, peuple devenu symbolique et martyr chez les adeptes de la bonne conscience ? Peu importe d’ailleurs car, au final, tout le monde sera perdant. Tout cela parce que quelques "esprits éclairés" auront voulu croire aux vertus de la démocratie par le sport…

Assassinat d’Abraham Lincoln

Le président Abraham Lincoln (1809-1865).
Le président Abraham Lincoln (1809-1865).

Quand la guerre de Sécession éclate aux États-Unis, en avril 1861, Abraham Lincoln vient à peine d’être élu président. A l’orée de ces combats qui vont durer quatre ans, les forces en présence sont inégales : vingt-trois millions d’habitants pour le Nord, l’Ouest et les États du Sud restés fidèles à l’Union contre neuf millions -dont 40 % d’esclaves- pour le Sud. Malgré une résistance acharnée, les troupes sudistes, à bout de ressources, subissent de terribles revers, notamment à Gettysburg et à Richmond. Le 9 avril 1865, leur commandant en chef, le général Lee, se rend aux forces fédérales, mettant ainsi fin à la guerre de Sécession. Mais au moment où le pays n’a jamais eu autant besoin de refaire son unité et de réintégrer en douceur les États vaincus dans l’Union, il perd le seul homme capable d’assurer au mieux cette double tâche.
Cinq jours après la reddition du général Lee, le président Abraham Lincoln est assassiné par un fanatique, John Booth. Assassinat aux conséquences dramatiques : le programme de « reconstruction » élaboré par Lincoln et destiné à réconcilier la nation américaine avec elle-même sera profondément modifié par son successeur, le général Grant.

La Chine en vient « aux poings »

Prêtre chinois au XIXe siècle (gravure d'époque).
Prêtre chinois au XIXe siècle (gravure d’époque).

Les Boxers ou "confrérie des poings". C’est sous ce nom que l’on désigne un vaste mouvement de révolte anti chrétien qui embrasse la Chine entre 1898 et 1900. Désireux de "délivrer la Chine du nord des démons qui usurpent la place du Ciel en poussant les Chinois à adhérer au christianisme", comme le proclame cet extrait d’un texte affiché à Pékin en 1899, les Boxers "aux pouvoirs surnaturels" sont recrutés parmi les jeunes gens de la Chine du Nord, en pleine récession, et parmi les bateliers, inaptes à suivre les nouvelles techniques de navigation. De fait, les "étrangers", notamment les chrétiens, font ici office de boucs émissaires. Un rôle largement relayé auprès de la population par les élites chinoises qui peinent à justifier leur manquement. Un rôle sensé faire oublier la gêne de la population chinoise, perdue dans un monde en pleine mutation.
En fait, c’est la modernité que rejettent les Boxers, les religieux occidentaux n’en étant guère que les "représentants" les plus visibles et les plus proches du peuple. Déjà, en 1830, les Jésuites avaient fait les frais de l’opposition à la pénétration européenne. Une pénétration qui apparaît jusqu’au cœur du pouvoir, les Jésuites étant particulièrement écoutés des empereurs Ming. Cette fois, c’est du pouvoir lui-même, et plus précisément de l’impératrice Tseu-Hi, que viendra le signal de la révolte… et du massacre.
En juin 1900, habilement encadrée par les Boxers, la population pékinoise devait envahir les missions catholiques et les légations étrangères : les prêtres sont massacrés, le ministre allemand assassiné, les légations envahies.
La réaction des puissances occidentales, mises en péril dans cette région du globe pourtant riche en promesse, ne se fera guère attendre. Une armée alliée, placée sous commandement allemand, devait envahir Pékin, arrêter les chefs des Boxers et les exécuter et mettre en fuite le gouvernement impérial. Désormais, les empereurs chinois ne seront plus jamais indépendants ; quant à l’Europe, elle aura tout loisir de poursuivre son expansion économique.

Le droit du bon droit

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères françaises, co-fondateur de Médecins sans Frontières.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères françaises, co-fondateur de Médecins sans Frontières.

Depuis des années, certains politiques –parmi lesquels l’actuel ministre des Affaires étrangères français- se sont faits les chantres du droit d’ingérence. Un « droit » qui, par nature, implique de se substituer à une autorité existante, dans un pays autre, afin de lui dicter quelques mesures de bonnes conduites. Toute la question est alors de savoir quels sont les critères de bonne conduite, les bonnes valeurs ? Qui définit le bon du mauvais ?
L’affaire de l’Arche de Zoé met en exergue ce problème, au point que désormais nombre de politiques, journalistes ou faiseurs d’opinion se la posent ouvertement. Car même si, dans ce cas précis, les faits sont poussés à l’extrême, l’ensemble de cette affaire repose clairement la question de l’ingérence et surtout des critères justifiant cette ingérence. Des critères qui n’ont jamais été définis et qui, de fait, dépendent entièrement de l’interprétation que l’on fait du bien et du mal, du bon et du mauvais, du confort et de l’inconfort, de l’admissible et de ce qui ne l’est pas. Les déclarations du fondateur de l’Arche de Zoé sont, sur ce thème, un véritable cas d’école lorsqu’il justifie son action sur le « il n’y a qu’à voir comme ils vivent » ! On croit rêver. C’est exactement comme si un Américain débarquait dans une famille française et décidait d’enlever ses enfants aux parents sous prétexte que la maison n’est pas assez chauffée, les vêtements pas assez « mode » et les ados pas assez ronds.
La question est alors de savoir si le monde entier doit vivre sur les mêmes bases matérielles, intellectuelles et spirituelles. Actuellement, ce n’est pas le cas, mais l’uniformisation du monde et du mode de vie sont-elle nécessaires ? Comme le rappelait fort justement l’historien Jacques Marseille dans une émission de radio du 3 novembre au matin, la colonisation a commencé avec de bons sentiments. Avec le désir d’imposer à d’autres pays, d’autres cultures celle des occidentaux, sous prétexte que ces derniers la considéraient comme le summum de l’aboutissement intellectuel. Avec le désir de faire partager le savoir, les découvertes, la spiritualité…
Imposer, serait-ce la meilleure des valeurs, c’est nier aux autres tout système de pensée propre. C’est nier sa liberté d’être humain, exactement comme Robespierre et Saint-Just voulurent imposer leurs idéaux par la Terreur. Pourtant, ils ne rêvaient jamais que d’égalité…

Victoire de Navarin

En Grèce, en Grèce ! adieu vous tous ! il faut partir !…
En Grèce, ô mes amis ! vengeance ! liberté !

Quand en avril 1822 l’armée turque réprime dans le sang la révolte des habitants de l’île de Chio, les poètes, les artistes européens se mobilisent. Les massacres de Chio, qui ont fait plus de vingt mille victimes, sont un des premiers épisodes de la guerre d’indépendance que la Grèce mène contre la Turquie.
La cruauté montrée par les Turcs indigne toute l’Europe  qui se prend alors d’une passion sans limite pour la Grèce. Les intellectuels, les journalistes ainsi que les poètes férus d’orientalisme tel Byron font pression pour que les gouvernements interviennent. Leur action est telle que, en juillet 1827, l’Angleterre, la France et la Russie exigent, conjointement, l’autonomie de la Grèce.
Le 20 octobre 1827, les navires européens écrasent les flottes turque et égyptienne à Navarin. L’Empire ottoman, obligé de céder, reconnaît l’indépendance de la Grèce, en 1830.

Le piège de l’éternelle France-Afrique

Idriss Déby, président du Tchad.
Idriss Déby, président du Tchad.

Décidément, rien ne change. La grâce et la libération des Français de l’Arche de Zoé par le président tchadien Idriss Déby en est, une fois encore, la preuve évidente… Car qui doutait de cette issue ? Sincèrement, pas grand monde, pas même les protagonistes et leurs avocats. Pas même le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui relègue ainsi allègrement ses désirs de "politique de rupture" entre la France et l’Afrique au rang des pieux souvenirs. La "France-Afrique de papa" est toujours là et bien là, n’en déplaise à Jean-Marie Bockel qui aura payé de sa place ses déclarations sécessionnistes.
Au delà de l’affaire judiciaire, de la tromperie voire de l’escroquerie, l’affaire de l’Arche de Zoé n’est en effet rien d’autre qu’une illustration de la relation liant la France et l’Afrique. A plus d’un titre ; sur plus d’un plan. C’est d’abord sur la notion de supériorité des Occidentaux sur les Africains que cette affaire frappe. Une supériorité que les premiers à dénoncer sont ceux-là mêmes qui, inconsciemment, l’appliquent ; que les premiers à honnir sont ces défenseurs aveugles des droits de l’homme. Aveugles au point de désirer imposer toujours et partout les droits de l’homme, même à ceux qui n’en veulent pas -et tant pis pour la liberté ; aveugles au point de se voir en sauveurs du monde, même lorsque ce "monde" n’a nul besoin ou nul envie d’être sauvé ; aveugles au point de vouloir imposer, dans un autre pays, une autre culture, le mode de vie occidental. Ces aveugles-là sont ni plus ni moins que les héritiers directs des colonisateurs occidentaux qui, au XIXe siècle, avaient lancé les navires français dans le but de "sauver" cette même Afrique. Point de rupture donc, dans la bonne conscience des âmes occidentales ; point de rupture mais au contraire une colonisation par l’esprit qui semble ancrée dans les mentalités…
Au plus haut niveau de l’Etat, les choses ne semblent guère plus évoluées. Après avoir clamé haut et fort son désir de "rupture", Nicolas Sarkozy est tombé dans le piège de l’éternelle France-Afrique. La libération des membres de l’Arche de Zoé, leur rapatriement en France et, surtout, la grâce obtenue de la part du président Déby marquent le retour aux fondamentaux franco-africains. Un retour que Jean-Marie Bockel a payé de son portefeuille et, n’en déplaise à François Fillon, que la France entière a payé de ses deniers. Point de rançon, dites-vous ? Mais qu’en est-il de l’intervention française qui, il y a un mois à peine, sauvait le palais et la place du président Déby ? Une intervention que rien ne justifiait ; une intervention qui n’avait pas lieu d’être et qui ne devait pas avoir lieu… jusqu’à l’affaire de l’Arche de Zoé. Que la politique africaine de la France soit dépendante de quelques illuminés bien-pensants et imbus de leur propre générosité est assez grave. Si grave d’ailleurs que l’on ne peut que minimiser leur impact. Faisons la part des choses et supposons donc que c’est l’Etat français qui a pris l’initiative de modifier son désir de changement politique. Allez, supposons… mais il n’en reste pas moins que l’image reste, aux yeux du monde entier, aux yeux des Français et des Africains avant tout, que la France est totalement incapable de changer sa vision africaine et que l’Afrique sait, avec une réelle adresse d’ailleurs, en jouer… Le piège, car s’en est un pour les uns comme pour les autres, n’est donc pas prêt de se refermer…