Le fils de l’Aigle

Napoléon II, duc de Reichstadt (1811-1832).
Napoléon II, duc de Reichstadt (1811-1832).

Mil huit cent onze ! Ô temps où des peuples sans nombre
Attendaient, prosternés sous un nuage sombre,
Que le ciel eût dit oui !

Le 20 mars 1811, l’Aigle a un Aiglon, Napoléon a un fils ! Après son divorce avec Joséphine, qui ne lui donne pas d’enfant, Napoléon Ier épouse, en 1809, Marie-Louise d’Autriche, la fille de l’empereur François Ier, dans l’espoir d’avoir un héritier. Quand son vœu se réalise, Napoléon est ivre de joie.
Le 22 juin 1815, après les Cent-Jours, le « petit roi de Rome » devient donc Napoléon II : son père vient d’abdiquer en sa faveur. Mais la France préfère se doter d’un souverain de l’ancienne lignée, Louis XVIII et l’Aiglon devient duc de Parme. Réfugié à la cour de son grand-père, en Autriche, où il va prendre le titre de duc de Reichstadt, il mène une vie princière mais tout est mis en œuvre pour effacer jusqu’au souvenir de son père. Quand il meurt à l’âge de vingt-deux ans, le dernier espoir des Bonapartistes s’évanouit.
Plus d’un siècle plus tard, le IIIe Reich décrète le transport des restes de Napoléon II aux Invalides : l’Aiglon est allé rejoindre l’Aigle…

Théodore II, le négus d’Ethiopie

Théodore II d'Ethiopie (gravure du XIXe siècle).
Théodore II d’Ethiopie (gravure du XIXe siècle).

C’est en 1855 que Kassa (1820-1868), chef d’un petit canton de la province de Gondar, unifie, par la conquête et les alliances, l’Éthiopie tout entière et se proclame négus. Dès lors, l’Éthiopie entre dans une ère nouvelle, ce que confirme le nouveau négus qui prend le nom de Théodore II, d’anciennes légendes annonçant qu’un Théodore rendrait sa puissance au pays. C’est d’ailleurs ce que fera Théodore II qui veut faire de sa terre un pays moderne : il réorganise donc la justice, l’administration, la police et remplace les chefs de clans, les ras, par des gouverneurs de province. Mais, à peine l’Éthiopie est-elle engagée sur la voie du modernisme, que le négus, qui jusque-là comptait sur les Occidentaux, réalise que l’Éthiopie est désormais une proie idéale pour les colonialistes. Théodore II chasse donc le consul de France et enferme le représentant britannique… ce qui entraîne nécessairement une intervention des Anglais. Isolé après avoir décimé les chefs locaux, Théodore II doit rapidement se replier et finalement se suicide, le 16 avril 1868, dans sa forteresse de Magdala.

Le dernier tsar de toutes les Russies…

Nicolas II (1868-1917).
Nicolas II (1868-1917).

À son arrivée sur le trône impérial de Russie, en 1894, Nicolas II se trouvait face à un pays en pleine mutation et déjà fortement agité par le vent de la révolution.
Relâchant le système fortement autocrate de son père Alexandre III, il établit un régime constitutionnel et accorde de nombreuses libertés (culte, association ou réunion) oubliées depuis de nombreuses années. Mais, tout comme Louis XVI avait été incapable de faire face avec énergie à l’émergence de la Révolution, Nicolas II était bien trop faible et effacé pour tenir tête aux extrémistes de gauche comme de droite.
C’est la guerre de 1914 qui va tout déclencher. Soutenant avec ferveur la Serbie, Nicolas II envoie ses troupes combattre une Allemagne déterminée : il en résultera deux millions cinq cent mille morts chez les Russes et une succession de défaites. C’est l’occasion qu’attendaient les révolutionnaires de la Douma qui exigent et obtiennent l’abdication du tsar le 15 mars 1917.
Placé en résidence surveillée avec sa famille à Tsarskoïe Selo, il est ensuite conduit à Iekaterinbourg où, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, Nicolas II, sa femme, la tsarine Alexandra, le tsarévitch et les quatre grandes-duchesses sont fusillés, avant que leurs corps ne soient jetés dans les bois et recouverts de chaux.
Ainsi finit le dernier tsar de toutes les Russies…

Buffalo Bill, la terreur de l’Ouest

William Cody, alias Buffalo Bill (1846-1917).
William Cody, alias Buffalo Bill (1846-1917).

Chasseur célèbre, metteur en scène de spectacle, éclaireur du Pony express puis de l’armée ; ou bien massacreur de bisons et tueur d’Indiens : qui était réellement Buffalo Bill, cette figure incontournable du Far west ?
William Frederick Cody, né dans l’Iowa en 1846, débute sa carrière lors de la guerre de Sécession (1861-1865) comme éclaireur chez les Nordistes. C’est alors qu’il fait la rencontre du général Custer, réputé pour sa lutte acharnée et sanglante contre les Indiens. À la fin de la guerre, Custer est désigné par les autorités fédérales pour repousser les Indiens hors de la plaine allant des Montagnes Rocheuses au Mississipi, afin d’installer un réseau ferroviaire. Il s’adjoint l’éclaireur William Cody qui, entre temps, a apporté sa contribution à l’histoire légendaire du Pony express, une société de distribution de courrier qui n’hésitait pas à braver les distance et les Indiens. Sous le commandement de Custer, Cody joue d’ailleurs plus qu’un rôle d’éclaireur : en effet, n’est-ce pas lui qui a tué puis scalpé le chef cheyenne Main-Jaune ?
L’éclaireur va également mettre ses talents de chasseur hors-pair au service de la compagnie ferrovière Kansas Pacific en les approvisionnant en viande de bison. Une activité qui achèvera de faire sa réputation et qui lui vaudra le surnom de Buffalo Bill, « buffalo » signifiant bison. On raconte même qu’il aurait abattu, au cours d’un « duel » -ou plutôt d’un concours- d’où il sortit d’ailleurs vainqueur, pas moins de 69 bisons en une seule journée !
Mais peut-être n’est-ce là qu’une légende née sous la plume du journaliste Edward Judson qui, sous le nom de Ned Buntline, va s’ingénier à faire de Cody un héros de l’Ouest américain. Cody, apparemment aussi doué en communication qu’armé d’un fusil, va lui-même s’y atteler. De 1882 à 1912, il monte et présente le Buffalo Bill’s Wild West show, un spectacle grandeur nature où les attaques de diligences le disputent aux scènes de combat avec les Indiens. Une tournée mondiale va faire découvrir à des millions de spectateurs les aventuriers du Far west.
A sa mort, en 1917, Buffalo Bill est célèbre dans le monde entier mais il n’est pas encore la figure mythique que l’on connaît. Ce sont les westerns et la littérature populaire américaine qui vont lui donner ce statu supplémentaire : celui de héros.

Le père de l’Action française

Charles Maurras (1868-1952).
Charles Maurras (1868-1952).

Écrivain et journaliste de talent, Charles Maurras, né à Martigues en 1868, est avant tout connu comme un théoricien politique et le fondateur d’Action française.
Nationaliste engagé lors de l’affaire Dreyfus, opposé au principe démocratique, il allait jusqu’à prêcher « la violence au service de la raison », principe parfois mis en application par le mouvement des Camelots du roi, et mettait l’amour de la nation au-dessus de tout.
Maître à penser de toute une partie de la jeunesse de droite, il commença, par la violence de son discours, à indisposer sérieusement les autorités religieuses et ses écrits furent condamnés.
Souvent décrié pour son extrémisme, lors de la Seconde Guerre mondiale, Maurras ne suivra pourtant pas la voie de certains de ses disciples, comme Darnand, et s’opposera à la fois aux « collaborateurs » de Paris et aux « dissidents » de Londres. Il continuera à publier son journal jusqu’en 1944, sans cacher sa haine de l’Allemagne.
Condamné à la réclusion à perpétuité à la Libération, il sera cependant grâcié en 1952.

Ferdinand de Lesseps : un héritage impérissable

Ferdinand de Lesseps (1805-1894).
Ferdinand de Lesseps (1805-1894).

À l’inauguration du canal de Suez, en 1869, Ferdinand de Lesseps acquiert une très grande popularité. Enivré par ce succès, il décide, en 1876, de percer l’isthme de Panama. L’idée, en fait, est très ancienne : dès 1529, on a pensé à cette entreprise, compte tenu de la minceur de cet isthme, mais elle ne commence à prendre corps qu’à la fin du XIXe siècle. En 1872, les États-Unis envisagent la percée par l’isthme de Tehuantepec au Mexique et, quatre ans plus tard, se constitue en France un « Comité pour le percement d’un canal interocéanique », dont la présidence échoit tout naturellement à Ferdinand de Lesseps.
Pour mener à bout cette tâche gigantesque, il faut beaucoup d’argent et, faisant appel à l’épargne publique, on crée, le 20 octobre 1880, la « Compagnie universelle du canal interocéanique ».
Les travaux commencent aussitôt et c’est avec la même foi qu’à Suez que Lesseps entreprend le percement de l’isthme de Panama. Cependant, les difficultés financières s’accumulent. Malgré la succession d’emprunts que Lesseps lance et la fortune colossale qu’il engloutit, la compagnie de Panama fait faillite, en février 1889.
Cet échec touche si profondément Ferdinand de Lesseps qu’il tombe dans une sorte d’hébétude et finit par sombrer dans l’inconscience. Il meurt, le 7 décembre 1894, sans avoir eu connaissance de la condamnation qui le frappait : cinq ans de prison et trois mille francs d’amende.

Les soupirants de Julie

Julie Récamier (1777-1849), sur son fameux divan.
Julie Récamier (1777-1849), sur son fameux divan.

Les Muses sont des femmes célestes, qui ne défigurent point leurs traits par des grimaces.
Quand elles pleurent, c’est avec le secret dessein de s’embellir, a écrit Chateaubriand.

Et Julie Récamier fut, sans conteste, une muse pour son époque.
Dotée par la nature d’une beauté incomparable, Julie Bernard épouse, à seize ans, le banquier Récamier, de vingt-six ans son aîné. Elle entre ainsi dans le monde et devient rapidement l’égérie du tout Paris. Entourée d’une cohorte de soupirants, parmi lesquels Lucien Bonaparte, Benjamin Constant, Bernadotte, Wellington et le prince Auguste de Prusse qui veut l’épouser, elle traverse le siècle, n’accordant à ses admirateurs que les « consolations de la beauté ». Seul Chateaubriand, qu’elle rencontre en 1817 et qui, dès lors, devient un assidu du salon de l’Abbaye-aux-Bois, fut, sans doute, son amant. Immortalisée par le très célèbre tableau de François Gérard, Julie Récamier, qui symbolise par sa vie et sa grande beauté le XIXe siècle romantique, meurt en 1849.

Teresa Tallien, « Notre-Dame de Thermidor »

Madame Tallien (1773-1835) d'après une gravure d'époque.
Madame Tallien (1773-1835) d’après une gravure d’époque.

D’origine Espagnole, Teresa de Cabarrus est l’une des plus grandes figures de l’épopée révolutionnaire française.
À seize ans, son père la donne en mariage à un noble bordelais, Davis de Fontenay, dont elle divorce dès 1793, en pleine tourmente révolutionnaire. La belle Teresa, qui tentait de regagner l’Espagne, se retrouve alors en prison où elle fait la connaissance d’un jeune commissaire de la Convention, Jean-Lambert Tallien, qui fait d’elle sa maîtresse puis son épouse. Son influence sur Tallien est telle que Teresa instaure de nombreuses mesures de clémence, dont le « bureau des grâces » qui sauve de l’échafaud nombre de têtes, ce qui lui vaudra le surnom de Notre-Dame de Thermidor.
Après la Terreur, le couple Tallien regagne Paris où Teresa devient la reine des Merveilleuses, l’égérie des révolutionnaires. Mais, bientôt, son époux perd tout son pouvoir. Teresa s’en détache et devient la maîtresse du banquier Ouvrard avant d’épouser, en 1805, le comte de Caraman, futur prince de Chimay. Retirée dans son château de Chimay, Notre-Dame de Thermidor meurt le 15 janvier 1835.

Pie XII : « Après beaucoup de prières et de larmes »

Eugenio Pacelli, devenu Pie XII (1876-1958).
Eugenio Pacelli, devenu Pie XII (1876-1958).

On a eu beau jeu, durant des années, de critiquer le fameux silence de Pie XII. La consultation des archives du Vatican apporte cependant un éclairage nouveau -plus objectif sans doute- sur l’action de l’Église, et plus précisément de son chef, durant la Seconde Guerre mondiale. Certes, des représentants de la communauté juive avaient déjà manifesté leur gratitude envers Pie XII mais sans qu’on tienne vraiment compte de leur témoignage. Ainsi, Eugenio Zolli, grand rabbin de Rome pendant la guerre plus tard converti au catholicisme, écrivait :
Le judaïsme a une grande dette de reconnaissance envers Sa Sainteté Pie XII pour ses appels pressants et répétés, formulés en sa faveur.
Plus tard, Pinchas Lapide, ancien consul d’Israël en Italie, déclarera :
L’Église catholique sauva davantage de vies juives pendant la guerre que toutes les autres églises, institutions religieuses et organisations de sauvetage réunies. Le Saint-Siège, les nonces et l’Église catholique toute entière sauvèrent quelques quatre cent mille juifs d’une mort certaine.
De fait, et bien que le Saint-Père, alors qu’il n’était encore que monseigneur Pacelli, ait signé le concordat entre Rome et le régime du Reich, Pie XII a non seulement condamné avec violence la politique nazie mais il a œuvré, en sous-main, pour sauver les hommes. Il déclarait, dans un document publié en 1954 :
Après beaucoup de prières et de larmes, je réalise qu’une condamnation venant de moi non seulement échouerait à aider les juifs, mais qu’elle pourrait faire empirer leur situation (…). Une protestation officielle m’aurait sans doute fait gagner les louanges et le respect du monde civilisé, mais elle aurait fait subir aux pauvres juifs une persécution encore pire qu’avant.
Une rectification historique qui ne rencontrera peut-être que peu d’écho, nous en sommes conscients, à une heure où le prêt-à-penser fait des ravages, notamment dans les milieux historiques, et alors que nous voyons des artistes comme des politiques réécrire l’histoire au gré de leurs convictions…

Guy Môquet : nouveau mythe historique

Guy Môquet (1924-1941).
Guy Môquet (1924-1941).

Il y a peu, Monsieur Sarkozy, président nouvellement élu, a décidé qu’à chaque rentrée scolaire serait lue aux élèves de collège la dernière lettre de Guy Môquet, un jeune homme de 17 ans, fusillé en 1941. Le but avoué de cette initiative : faire prendre conscience aux jeunes collégiens français de ce qu’est l’amour de la France ; un amour qui peut et qui a souvent conduit au sacrifice. L’intention est louable… Sauf que ce fameux texte n’est rien de plus qu’une lettre d’adieu d’un fils à ses parents ; sauf que pas une fois, le jeune homme ne mentionne même la France ; sauf qu’il n’y a là aucun appel à la Résistance… Et pour cause ! Guy Môquet, arrêté en octobre 1940, ne l’a pas été pour son activisme contre les Allemands ; il ne l’a pas été pour un quelconque acte résistance -à moins que l’on considère le fait d’avoir été fusillé comme tel ! C’est pour avoir collé des affiches communistes que ce jeune militant a été arrêté ; et c’est parce qu’un officier allemand avait été assassiné qu’il a ensuite été fusillé. C’est bien triste mais ce fut le lot de nombre de Français… Quant à l’opportunité de porter au panthéon de l’histoire un militant communiste…
Lorsque ce fils de député communiste est arrêté, en octobre 1940, l’Allemagne hitlérienne et l’URSS sont alliées, complices même. Car si la signature du Pacte germano-soviétique (en août 1939) assure la paix à Hitler sur ses frontières de l’Est, lui laissant tout loisir d’envahir l’Ouest de l’Europe, le Protocole additionnel qui l’accompagne –il ne sera dévoilé qu’en 1945 après l’étude des archives de la Wilhelmstrasse- prévoit un véritable partage de l’Europe orientale. La Pologne et les Etats baltes en feront d’ailleurs les frais les premiers…
Une voix officielle " douteuse "

Caricature dénonçant le Pacte germano-soviétique.
Caricature dénonçant le Pacte germano-soviétique.

Côté politique, la franche collusion entre les deux dictateurs allait déboucher, dès septembre 1939, par l’interdiction et la dissolution du Parti communiste français. Une dissolution avant tout officielle d’ailleurs, un Parti clandestin se constituant aussitôt. Ce faisant, le gouvernement Daladier ne faisait que répondre à la demande de l’opinion publique, presque unanimement dressée contre les nouveaux « camarades » d’Hitler. Etait-ce justifié ? Peut-on réellement croire qu’un accord, signé par le dirigeant de l’URSS, pouvait engager les communistes français ailleurs que dans la défense de leur patrie ? Il faut croire que oui, notamment à la lecture de l’Humanité –un journal qui, étonnement, reparaîtra officiellement entre 1940 et 1941, soit durant les premiers mois de l’Occupation allemande- ou à celle de nombreux tracts. Ces derniers, certes, sont des appels à la résistance, mais contre le gouvernement français, contre leurs complices « de la City et les 200 familles », bref, contre les capitalistes… Allant même plus loin, certains de ces tracts incitent clairement au sabotage. Ils durent avoir quelque écho, si l’on en croit les rapports publiés après-guerre (sabotage dans les usines de munitions, sur les véhicules militaires, retards de fabrication et de livraison…) Une véritable résistance passive… contre le gouvernement français ! Et l’offensive allemande contre la France, à partir de mai 1940, ne changera rien à l’affaire : le soi-disant appel, revendiqué par le PC après la guerre, est un mythe dénoncé par les historiens depuis longtemps !
A l’heure du choix

Affiche sur les martyrs de Châteaubriant, parmi lesquels Guy Môquet.
Affiche sur les martyrs de Châteaubriant, parmi lesquels Guy Môquet.

On comprend donc la décision de Daladier concernant le Parti. Qui peut dire, par contre, la part de chaque militant communiste ? De la même façon que certains vont suivre aveuglément les directives du Parti, d’autres vont s’engager, dès le début, dans un effort de défense puis de résistance nationale. Mais qui peut dire que ce fut le cas de Guy Môquet ? Personne, certainement, pour la bonne et simple raison que toutes les actions du jeune homme ne concernent que le Parti communiste, la lutte contre le capitalisme et la défense du prolétariat. Nulle mention de patriotisme, de résistance, de défense nationale…
Au final, il est certain que son étiquette de communiste allait la desservir : lorsque Guy Môquet et ses camarades sont exécutés, en octobre 1941, cela fait juste six mois qu’Hitler a lancé l’opération Barbarossa contre l’URSS. Une agression qui devait évidemment mettre fin à l’idylle germano-soviétique et classer les communistes au même rang que les autres opposants à l’Allemagne.
La France a ses martyrs ; l’histoire, parfois, a su en faire des héros. Mais les politiques n’ont jamais su créer autre chose que des mythes historiques et l’élévation du jeune Guy Môquet au rang de héros national est du nombre, au point qu’on ne saurait voir en lui qu’un nouveau Joseph Bara…