Sorbon fonde un collège

Théologien thomiste et chapelain de Saint Louis, Robert de Sorbon a l’idée, en 1253, de fonder un collège pour les pauvres étudiants et maîtres en théologie de France, le Collegium pauperum magistrorum.
Ouvert dès le 1er septembre 1257, ce collège, que l’on appellera bientôt la Sorbonne, sera, pendant longtemps, protégé par les rois de France, jusqu’à devenir un des hauts lieux de la pensée théologique de l’époque. Et dès sa fondation, son influence se fait sentir et elle n’ira qu’en grandissant, au point que la Sorbonne interviendra dans les affaires politiques autant qu’ecclésiastiques. Suspendus sous la Révolution, les cours sont à nouveau assurés sur l’ordre de Napoléon, qui fait de la Sorbonne une université consacrée aux lettres et aux sciences humaines et qui lui rend le prestige qui était le sien au Moyen Âge.

Fondation de l’École normale supérieure

À l’instigation de Jospeh Lakanal (1762-1845), la Convention fonde, le 10 octobre 1794, l’École normale supérieure. Mais les temps sont difficiles et huit mois plus tard, l’École ferme ses portes.
Reprenant cette idée, Napoléon Ier ordonne la réouverture de l’École. Le décret du 17 mars 1808 définit ses statuts : l’École normale doit former gratuitement des professeurs de lettres et de sciences. Considérée comme un foyer d’agitation libérale, elle est à nouveau fermée en 1822. Et ce n’est qu’en 1830 qu’elle est définitivement rétablie. Depuis, l’École normale a formé de nombreux esprits allant de Pasteur à Péguy, de Blum à Pompidou.

Le baccalauréat

Quand, en mars 1808, Napoléon Ier crée le baccalauréat, l’épreuve consiste uniquement en une traduction orale d’un texte latin. Dès 1820, on ajoute une épreuve écrite, toujours de latin, et trois interrogations orales sur la philosophie, la rhétorique et aussi l’histoire. Tout au long du XIXe siècle, le baccalauréat évolue dans ses statuts, mais ce n’est que le 6 décembre 1902 que sa forme moderne est adoptée.

En effet, la nouvelle réforme crée quatre sections : latin-grec (A), latin-langues (B), latin-sciences (C) et langues-sciences (D), les plus prisés étant les bacs A et C. Cette première révolution du baccalauréat est suivie d’une seconde, à la même époque. En effet, en un siècle, les candidats passent du nombre de trente et un à celui de sept mille et les jeunes filles ont accès à cette épreuve, ce qui leur permet de prétendre à des carrières de plus en plus élevées.

Création des Archives royales

Il suffira d’une simple bataille, dans l’éternel conflit entre la France et l’Angleterre, pour que soit créée l’une des institutions les plus importantes de France, tout particulièrement pour les historiens : les Archives royales.
En effet, le 3 juillet 1194, Philippe Auguste est battu par Richard Cœur de Lion à Fréteval. En soi, l’incident n’aurait pas grande importance si les Anglais n’avaient pas profité de l’occasion pour s’emparer des archives qui suivaient partout le roi.
Philippe Auguste, jurant que l’on n’y reprendrait pas, décide dès lors de conserver le Trésor des chartes à Paris même, dans le palais de la Cité. On peut donc dater de ce moment la création des Archives royales -devenues plus tard impériales et enfin nationales.