Au commencement était Sumer

Statuette mésopotamienne.
Statuette mésopotamienne.

Plaine fertile, baignée par les riches eaux de l’Euphrate et du Tigre, la Mésopotamie fut sans doute le berceau des plus évoluées des civilisations anciennes, mais également le lieu de tous les conflits, de toutes les conquêtes. Cette histoire troublée, cette histoire de trois millénaires, commence avec Sumer.
Ô Sumer, dit un poème religieux, grand pays entre les pays de l’univers
Toujours plein de lumière ;
Toi qui, du Levant au Couchant dispense à tous les peuples tes lois divines ;
[…]
Le savoir vrai que tu apportes
Comme le ciel est intouchable.
Rien de plus exact dans ce poème en forme de promotion. Pourtant Sumer n’est pas un empire, pas même une ville mais plutôt une juxtaposition de sites aux noms désormais célèbres : Ur, Uruk, Kish, Isin, toutes situées en basse Mésopotamie dans un périmètre de quelques milliers de kilomètres carrés. Des cités qui, toutes, se vantent d’être à l’origine des autres, d’avoir supplanter les autres. En réalité, et c’est là le drame de Sumer, aucune cité ne sortira du lot et toutes se feront dévorer par le conquérant du IIe millénaire avant J.-C. : l’Akkadien.