Babylone, l’orgueil des Chaldéens

Bas-relief retrouvé à Ninive.
Bas-relief retrouvé à Ninive.

C’est sous la domination des Assyriens que commence le Ier millénaire avant J.-C.. Marchands, diplomates, dotés d’une langue proche de l’akkadien, les Assyriens vont se faire guerriers au service de souverains adeptes de la conquête. Téglat Pileser Ier –qui règne de 1112 à 1073 avant J.-C.- passera ses trente-neuf années de règne dans une guerre permanente, passant pas moins de vingt-huit fois l’Euphrate. Autant dire que l’armée était alors une armée professionnelle et permanente et qui le restera sous ses susccesseurs : Sargon d’Assyrie (721-705 avant J.-C., Sennachérib (705-681), Assarhaddon (681-669) et Assurbanipal (669-627). Babylone ne sera alors guère plus qu’une province de l’empire assyrien, alors dominé par la capitale, Ninive. Une province riche cependant et que les souverains assyriens gouverneront directement ou au travers de rois fantoches. Une province en proie à la révolte cependant et qui, au cours de l’une de ces révoltes va faire périr le fils aîné de Sennachérib. Pillée, brûlée, entièrement rasée sur ordre de l’Assyrien, Babylone n’est plus qu’un immense marécage…
La destruction de la ville provoque un choc immense. À la mort de Sennachérib, son fils et successeur, Esarhaddon, réalise que jamais les rois d’Assyrie ne se feront accepter après un tel outrage… à moins de faire réparation. Le nouveau roi va donc se consacrer entièrement à la reconstruction de l’antique cité, lui redonnant sa splendeur passée, dotant ses temples de richesses immenses. Reconnaissante, la Babylonie se soumet au roi assyrien, plus sûrement que s’il l’avait conquise avec les armes.