Beethoven : la tragédie

Ludwig von Beethoven (1770-1827).
Ludwig von Beethoven (1770-1827).

Héritier d’une famille de musiciens d’origine flamande, Ludwig von Beethoven se lance dans la carrière artistique dès l’âge de treize ans. Mais Beethoven n’est pas Mozart et c’est uniquement pour subvenir aux besoins de sa famille qu’il intègre le monde musical… comme interprète. Pianiste virtuose, il sera, pendant plus de vingt ans, une des coqueluches des salons autrichiens et viennois à partir de 1792. Mais Beethoven ne se satisfait pas d’être un grand pianiste, de jouer la musique des autres. Une musique dont il sent qu’elle n’est pas qu’une distraction mais qu’elle est -ou qu’elle peut être- porteuse de message. Une musique qui peut et qui doit selon lui faire écho aux émotions du compositeur mais également de toute une époque. Une musique qui doit être un acteur et un témoin de la civilisation. Avec Beethoven, on entre dans l’ère des « artistes engagés »…
Lorsqu’il entame donc sa seconde carrière –vers 1800-, Beethoven est déjà touché par ce qui sera le grand drame de sa vie: la surdité ! Une tragédie pour ce touche-à-tout musical, auteur de lieders, de cantates, de sonates, d’opéras et, surtout, de symphonies. Qu’elles soient Héroïque, Pastorale, que ce soit l’Hymne à la joie : Beethoven est le maître des symphonies, un art dans lequel il excelle. Pourtant, rien de plus difficile pour Beethoven chez qui la surdité n’a fait qu’aller en s’agravant.