Caroline de Brünswick : le dernier affront

Caroline de Brunswick (1768-1821).
Caroline de Brunswick (1768-1821).

Le nom sonne terriblement allemand et pourtant toute l’histoire de la princesse Caroline de Brünswick, qui fut reine de Grande-Bretagne et d’Irlande, va se jouer à la cour d’Angleterre. Certes, reine, elle le fut, mais sur le papier surtout…
Seconde fille de Charles-Guillaume de Brünswick et de la princesse Augsuta, sœur de Georges III d’Angleterre, Caroline avait été mariée, en 1795 au princes de Galles, le futur Georges IV. De cette union devait naître, l’année suivante, la princesse Charlotte, mais les deux époux, qui s’étaient toujours mal entendus, décidèrent de se séparer d’un commun accord. La conduite de Caroline, après cette séparation, allait donner lieu à de graves soupçons, à des scandales même, au point que la princesse, après s’être vu intenter un procès pour adultère, quitta l’Angleterre pour parcourir l’Europe. L’accession au trône de Georges IV, en 1820, allait changer quelque peu la donne. Georges IV lui offrit alors une rente annuelle de 50 000 livres à la condition qu’elle renonce à son titre de reine -et donc à ses prérogatives- et qu’elle ne foule pas le sol anglais. La proposition était tentante, pour ne pas dire plus, mais Caroline la refusa. Un second procès pour adultère s’ouvrit donc et Caroline, remarquablement défendue, parvint même à gagner à sa cause l’opinion publique.