Ceylan, l’âme du “Petit Véhicule”

Une habitante de Ceylan et son enfant (gravure du XIXe siècle).
Une habitante de Ceylan et son enfant (gravure du XIXe siècle).

C’est par l’invasion de l’île que Ceylan entre véritablement dans l’histoire : les Aryens d’Inde s’emparent des côtes au Ve siècle avant J.-C., repoussant vers l’intérieur des terres les Vedda, un peuple de chasseurs. A la même époque, en 483 avant J.-C., le prince indien Vijaya fonde le premier royaume singalais, de civilisation hindouiste. C’est au IIIe siècle avant J.-C. que le bouddhisme est introduit dans l’île par des missionnaires envoyés par l’empereur indien Açoka. Anuradhapura devient alors la capitale du bouddhisme singalais et c’est de là qu’elle va rayonner sur toute l’Indonésie et la péninsule malaise. La tradition bouddhiste veut même que ce soit les moines de Ceylan qui, au Ier siècle avant J.-C., mirent par écrit le canon pâli, faisant de Ceylan le cœur du bouddhisme du Petit Véhicule.
Un statu qui n’empêchera pas Ceylan d’être la proie des invasions. Dès les premiers siècles de notre ère, les Tamouls allaient tenter, à plusieurs reprises, de s’emparer de l’île. Ils y réussiront presque, notamment au XIe siècle, lors de l’invasion du roi des Chola, Rajaraja Ier. Réfugiés dans la partie sud-ouest de l’île, les Singalais devaient finalement se redresser au XIIe siècle et reconquérir la majeure partie de l’île. Un royaume tamoul devait cependant perdurer a nord de l’île.