Charles de Valois, l’homme qui voulait désespérément être roi

Charles de Valois, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Charles de Valois, d’après une iconographie du XIXe siècle.

Si Charles de Valois, frère de Philippe le Bel est un tant soit peu connu du grand public, c’est grâce au célèbre roman de Maurice Druon, les Rois maudits. Ecrasé par la stature d’un frère qui a laissé dans l’histoire une trace « royale », on peut le dire, Charles de Valois ne mérite pas moins quelque intérêt. Et s’il apparaît, dans les Rois maudits, comme une véritable caricature du grand féal, « fort en gueule », batailleur, ambitieux et prétentieux, il faut reconnaître que ce portrait est fort proche de la réalité. Fils de roi, frère de roi, père de roi, Charles de Valois ne fut jamais roi lui-même… et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé !
En 1266, le pape Innocent IV avait investi Charles d’Anjou, frère de Saint Louis, du royaume de Naples et de Sicile, royaume qu’il avait « confisqué » à Manfred, héritier de Frédéric II de Hohenstaufen. L’autorité de l’Angevin s’était rapidement établie sur l’Italie toute entière et ses ambitions le portaient même vers Constantinople lorsque, en 1282, commença l’insurrection sicilienne dont le signal fut donné, le 31 mars, par le massacre des Vêpres siciliennes.