Colonisation : retour à l’antique

Une patère phénicienne, dont on remarque bien que le style se reproduira sur tout le pourtour méditerranéen.
Une patère phénicienne, dont on remarque bien que le style se reproduira sur tout le pourtour méditerranéen..

La colonisation est un phénomène qui a existé de tout temps. Seulement, elle n’a pas toujours eu le même objectif. On a tendance, en France notamment, à donner une vision de la colonisation européenne du XIXe siècle, extrêmement négative. Peuples oppressés, ressources pillées : tout ça pour le plus grand bonheur de l’homme blanc. Outre le fait que ces colonisations n’ont rien rapporté en terme économique ; qu’elles partaient plutôt d’un "bon sentiment", à savoir propager la modernité au monde entier, ces colonisations n’ont rien de commun avec celles pratiquées auparavant.
De fait, le phénomène de colonisation apparaît dès la plus haute Antiquité. Les Phéniciens vont essaimer leurs comptoirs à travers tout le pourtour méditerranéen. Les Grecs vont s’installer à Massilia, mais également en Espagne, en Sicile, en Afrique du Nord. Originellement à but purement commercial, la colonisation grecque va aboutir à un réseau de cités promouvant les valeurs grecques, des valeurs politiques et culturelles essentiellement. C’est ce que l’on a appelé la Grande Grèce. Un temps mis à mal par les Phéniciens et les Carthaginois, également grands fondateurs de comptoirs, la colonisation grecque connaîtra un nouvel essor après l’avènement d’Alexandre le Grand. Au pas de ses "légions" ou de ses armées, l’hellénisme va se propager à travers tout le Proche-Orient ainsi qu’en Egypte. Rome, enfin, se gardera bien de coloniser, préférant conquérir et étendre son pouvoir au point de créer un empire.