Courbe la tête, fier Sicambre !

Sur le point d’être vaincu à Tolbiac, Clovis, qui est païen, implore le Dieu de sa femme, Clotilde, et fait vœu de se convertir s’il est victorieux. Tels sont du moins les faits que rapporte les chroniqueurs du temps.
Le combat reprend aussitôt et Clovis va remporter sur les Alamans une victoire totale. Le nouveau maître des Gaules décide alors de remplir la promesse faite au Dieu de Clotilde sur le champ de bataille à Tolbiac. Grégoire de Tours raconte cet événement :
Clotilde manda secrètement saint Remi, évêque de Reims, en le priant d’insinuer au roi la parole du salut.
-J’écouterai volontiers, très saint père, répondit Clovis.
L’évêque, transporté d’allégresse, ordonne qu’on prépare la piscine sacrée. On tend, d’un toit à l’autre, dans les rues, sur les parois de l’église, des voiles aux brillantes couleurs ; on orne les murailles de blanches draperies ; on dispose le baptistère ; l’encens fume, les cierges brûlent et le temple tout entier est rempli d’un parfum divin. Le cortège se met en marche, précédé par les crucifix et les saints Évangiles, au chant des hymnes, des cantiques et des litanies et aux acclamations poussées en l’honneur des saints… Le vénérable pontife menait le roi par la main, du logis royal au baptistère…