La Bulgarie : le prix de l’indépendance

Le serment des Byzantins avant la bataille d'Aheloy où Simeon Ier le Grand sortira vainqueur (détail d'une miniature).
Le serment des Byzantins avant la bataille d’Aheloy où Simeon Ier le Grand sortira vainqueur (détail d’une miniature).

Les provinces romaines de Mésie et Thrace sont à l’origine de ce pays qui, vers l’an 660, fut conquis par les Bulgares. C’était la première fois que ce groupe ethnique, d’origine finno-ougrienne, apparaissaient au delà du cours de la Volga. Mêlés aux peuples slaves, apparus dans la région dès le VIe siècle, et aux Thraces romanisés, les Bulgares allaient édifier un royaume qui perdurera du VIIIe siècle au XIIIe siècle.
De fait, les Bulgares vont totalement s’intégrer à cette contrée située aux frontières de l’Europe : ils adoptent une langue slave, se convertissent au christianisme vers le IXe siècle et, dès ce moment, entame une lutte difficile afin de préserver leur indépendance face à l’empire byzantin. Les tsars Simeon (888-927) et Samuel (997-1014) en seront les principaux acteurs comme ils porteront la Bulgarie à son apogée. Soumise de 1018 à 1186, la Bulgarie devait recouvrer son indépendance. Symbole de ce nouveau royaume, l’abandon de la capitale de Bolgary au profit de Tirnovo.