La dynastie des Pippinides

Pépin de Héristal, maire du palais de Clovis III (gravure du XIXe siècle).
Pépin de Héristal, maire du palais de Clovis III (gravure du XIXe siècle).

Au VIIe siècle, Pépin de Landen, un des chefs de l’aristocratie austrasienne, s’était vu offrir la fonction de maire du palais, fonction que ses descendants vont assurer durant pas moins de six générations. Mais au fil du temps, la charge de maire du palais allait prendre de plus en plus d’importance, au point que ce seront eux qui détiendront la réalité du pouvoir. Ainsi en sera-t-il de Charles Martel, glorieux vainqueur des infidèles, et de ses fils, Carloman et Pépin, qui lui succèdent en 741. La véritable mainmise des Pippinides sur le pouvoir mérovingien n’allait cependant pas sans quelques heurts, au point que Carloman et Pépin devront, pour mettre fin à l’opposition des princes, proclamer Childéric III roi des Francs en 743. Ce règne, qui n’en eut jamais que le nom, ne devait durer que neuf ans. En effet, en 752, alors qu’il est désormais seul à assurer la réalité du pouvoir, Pépin fait un véritable coup d’État, avec l’appui du pape. Roi sacré et « oint au nom de la Sainte Trinité » par la grâce de Zacharie puis d’Étienne II, Pépin inaugure ainsi la royauté de droit divin.
Lorsque Pépin le Bref meurt, le 23 septembre 768, la dynastie pippinide est déjà bien assise sur le trône franc : son fils Charles, dit Charlemagne, la consacrera et lui donnera le nom de dynastie carolingienne.