La dynastie perdue des Romanov

Couronnement de Michel Fedorovitch (1596-1645), premier tsar de la dynastie Romanov.
Couronnement de Michel Fedorovitch (1596-1645), premier tsar de la dynastie Romanov.

Romanov. S’il est un nom associé à la Russie, c’est bien celui-ci. Pourtant, la dynastie proprement dite s’est éteinte en 1762 et cette dynastie si russe… ne l’était pas à l’origine.
C’est en effet en Lituanie que l’on retrouve la trace du berceau des Romanov. Andreï Ivanovitch Kobyla ou Kambila, fils d’un quelconque prince lituanien, est le premier ancêtre connu de la famille. C’est lui qui, au XIVe siècle, va trouver refuge en Russie. Le nom de Romanov n’existe pas encore : il apparaît avec Nikita Romanovitch, fils de Roman Iourévitch (mort en 1543). Romanovitch va devenir Romanov, tout simplement. Mais Nikita n’est pas un inconnu : sa sœur, Anastasia, avait épousé le tristement célèbre Ivan le Terrible et, après la mort du tsar, c’est à Nikita que sera confié l’éducation et la tutelle du nouveau tsar, Fédor Ier et de son frère, Dimitri. En 1598, la mort de Fédor puis de Dimitri, ultime représentant de la dynastie de Riourik, laisse un trône vacant. Pas pour longtemps cependant : Boris Godounov, chambellan d’Ivan IV et tuteur avec Nikita Romanov des fils du tsar, prend le pouvoir. Nikita était déjà mort, mais les espérances des Russes pouvaient se tourner vers son fils un brillant militaire doublé d’un habile diplomate : Fédor Nikititch Romanov. Il sera bien vite relégué dans un monastère et contraint à prendre l’habit sur ordre de Godounov.